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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:10

 

  Lecture offert par les éditions Ginko en partenariat avec le forum Partage Lecture que je remercie.

 

  Léodine l'Africaine

 Auteur : Albert Russo

 Editions Ginko

 205 pages

 

 Ce livre raconte l'enfance et l'adolescnce de Léodine, fille
 de colons,

 Née au Congo Belge au lendemain de la Seconde Guerre
 mondiale, elle apprend adolescente que dans ses veines
 coule du sang noir, celui de son arrière grand-mère,
 esclave en Louisiane.

 Celà va changer sa perception du monde.

 Mais peut-on chager "qui l'on est" ?

 

Albert Russon est l'écrivain par excellence du métissage. Nous allons du Noir au Blanc, de l'homme à la femme, de l'Afrique à l'Amérique du Nord. Il nous fait réfléchir sur nos origines.

 

La description qu'il fait du Rwanda et de la région des Grands Lacs incite à la réflexion.

Nous la connaissons surtout aujourd'hui pour les massacres qui ont eu lieu entre Hutus et tutsis.

 

Russo nous parle d'un paradis perdu, là où nous nous souvenons de l'enfer. Toute la beauté du Congo dans un tourbillon d'odeurs, de jeux de lumière, de sensualités qui vous entraïnent avec une force incompréhensible pour celui qui n'a jamais foulé le continent africain.

 

Avec Léodine l'Africaine, Albert Russo revient sur le terrain de son enfance et nous livre une très belle réflexion sur l'Afrique des années 50 et sur le sens des origines.

 

 

A moi la parole :

 

Comme beaucoup d’autres histoires se déroulant sur la terre d’Afrique j’y ai trouvé un récit nostalgique. Nostalgique des paysages, décrits magnifiquement, mais aussi des relations tissées au fil du temps ; ce qui laissent entendre un temps révolu.

Léodine nous retrace l’histoire de sa famille, tout du moins ce qu’elle en connaît au début de l’histoire depuis ses grands-parents. Le contexte historique qui est d’ailleurs fort intéressant vient compléter l’histoire personnelle des personnages et des lieux.

Le rythme m’a donné l’impression d’une réflexion à voix haute de la narratrice Léodine  à l’âge adulte se souvenant de son enfance et de son adolescence et restant fidèle à la compréhension du monde que l’on a à cet âge.

 

Le voyage entrepris avec ses parents, hormis ce qu’elle subit par une connaissance de la famille, est un excellent témoignage de cette Afrique tant contée avec ses images, ses odeurs, ses contes, son aspect sauvage.

 

Les personnages n’y sont décrits que de façon imprécise telles des silhouettes. La narratrice ne nous en dévoile qu’une partie, le reste est à découvrir entre les lignes ou non dites car Léondine n’en a pas toujours saisi tout le sens.

Tous témoignent des relations qu’il y avait entre noirs et blancs, noirs et noirs, blancs et blancs mais aussi entre celles assez particulières des métisses.

Même si beaucoup de respect existe pour certains envers les noirs, la place et l’estime qui leur sont données en font des êtres considérés inférieurs.

 

Avec sa famille : Bien que les relations soient bonnes et qu’elle y trouve de l’affection, ses origines sont considérées comme un secret de famille qui ne doit en aucun cas être trahit sous peine de perdre ses conditions de femme blanche. Le sujet est d’ailleurs évité. Sa mère et son cousin par qui elle apprend la vérité font en sorte de la rassurer mais en vain.

 

Avec Amélie et Tambwe – employés africains s’occupant de la maison : Léodine les apprécient énormément, leur envie la simplicité qui les caractérise.  Mais l’influence de l’opinion occidentale l’empêche d’établir des relations plus intimes avec eux.

Avec ses camarades de classe  - d’origine occidentale : très difficiles et distantes d’autant plus que Léodine est effrayée à l’idée qu’elles découvrent son secret. Le comportement très médisant de certaines laissera Léondine à ses réflexions qui n’arrive pas à adapter le raisonnement de cette époque sur la seule différence de couleur de peau. Seule Yolande, une métisse, deviendra sa confidente. Une relation que Léodine considère un peu comme une bouée de sauvetage. Elle lui démontrera l’intérêt de ne pas prendre en considération la médisance de chacun afin de se préserver. Léodine sera cependant toujours partagé entre l’envie de devenir réellement amie et celle de couper les ponts avec celle lui rappelant ses réelles origines.

 

Avec Mario-Tendé – frère de Yolande : Un métisse à peau foncée qui ne lui permettra pas de partager la même condition sociale que sa sœur à peau un peu plus claire. Une relation d’amitié s’établit petit à petit entre eux pour devenir une relation un peut plus intime. Léodine l’admire mais n’arrive pas à casser les barrières qui façonnent son raisonnement et l’empêchent de voir les choses autrement.

 

La découverte de ses origines pour Léodine va être très lourde à assumer pour elle. Difficile d’accepter ce sang d’origine africaine qui coule dans ses veines, les a priori  réservés aux métisses, au point de refuser d’avoir elle-même des enfants afin que son secret ne soit pas révélé. La fin se déroule très vite, presque trop vite comme une fuite. Je suis d’ailleurs restée navrée pour Léodine qui visiblement n’a pas eu d’autres solutions.

 

Une lecture plaisante, un beau témoignage, des mots bien choisis pour raconter cette histoire.

 

 

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Published by unepauselivre - dans Roman historique Afrique
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commentaires

Géraldine 23/10/2011 22:33


Voici qui est bien tentant pour toutes personne attirée par le mystère africain.


unepauselivre 26/10/2011 21:20



Oui effectivement. Un billet ne va pas tarder d'ailleurs



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