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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:47

nuit du dragonLa nuit du dragon de Norman Lewis

Editions 10/18

318 pages

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

En janvier 1950, au moment où les trois pays de l'Indo française se libèrent de la tutelle coloniale, Norman Lewis entreprend un périple qui le mène de Saïgon au nord du Laos et au Cambodge, pays qu'il décrit avec l'oeil d'un entomologiste, le flegme et l'humour tout britannique. Qu'il réalise une interview du roi du Cambodge ou décrive les curieuses pratiques de la secte Cao-Dai, Lewis est un narrateur extraordinaire. Ce livre drôle, enlevé, qui évoque sans nostalgie les derniers moments de l'Indochine d'avant la tempête.

 

 


 

Je viens d'en commencer la lecture qui sera peut-être longue mais qui est fort plaisante. Je ne suis pas très à l'aise avec les anciennes appelations des pays ce qui m'embrouille un peu. C'est l'occasion de revoir et la géographie et l'histoire. Quant à l'auteur son humour apporte beaucoup à la lecture. Merci de patienter encore un peu avant mon billet.

Si quelqu'un à une idée de classement pour ce livre merci d'avance de me la souffler parce que ça me gêne un peu de le placer dans la catégorie Romans.

 


          

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 05:00

trop-de-chance.jpg

 Trop de chance d'Hélène Vignal

 Editions du Rouergue - 2007

 92 pages

 

 

 

 C'est drôle comme la façon de choisir un livre joue sur l'appréciation que l'on a en le lisant. Il y a ceux qu'on lit parce qu'il nous a été fortement recommandé. On n'en sait pas plus et c'est effectivement une belle découverte. Il y a ceux dont on entend beaucoup parler, que l'on veut lire aussi mais que l'on l'apprécie pas tant que ça. Il y a ceux qui sont choisis au petit bonheur la chance. Trop de chance en fait partie en ce qui me concerne.

Mon temps passé à la bibliothèque étant déjà dépassé, il me restait 10 secondes pour choisir une lecture pour ados.

Parmi tous les choix, j'ai choisi ce petit oiseau (allez savoir pourquoi)  avec ce titre qui me semblaient être assez optimistes. Comme il n'était pas trop épais ça m'allait bien puisque j'avais déjà quelques kilos de livres à ramener à la maison.

Une fois commencée la lecture, je continuais à apprécier mon choix. La narratrice est une petite fille de 10 ans environs et pleine d'humour. Un humour d'enfant mais qui m'a bien fait rire dans le premier paragraphe.

 

Seulement voilà, quelque chose commençait à m'intriguer. Le coup des cerises ! Comment cette petite fille qui n'arrête pas de dire depuis le début qu'elle a beaucoup de chance peut se considérer chanceuse de savoir cueillir les cerises sans en manger une seule ?

Normalement à cet âge (et même aux autres) il est impossible de cueillir des cerises sans en manger une (sauf allergie peut-être). Cette petite fille qui n'est pas comme les gens ordinaires sait faire beaucoup d'autres choses encore. Elle sait faire le café pour 100 personnes et beaucoup d'autres choses sans parler ni poser de question.

C'est sur que lorsque l'on est une personne pas ordinaire on arrive à faire toutes ces choses sans problème. Et puis personne nous y oblige puisque c'est nous qui avons choisi. Nous avons toujours le choix. Même sa maman lui a dit que c'est elle-même qui a choisi de naître dans cette famille. Cette famille qui a pour maître Maurice Lepoivre et qui s'est installée avec beaucoup d'autres familles près de la grande maison de ce maître où tous les jours ils réalisent "un travail sur eux". 

 

C'est bien d'une secte dont la narratrice parle mais elle ne le sait pas. Et elle nous raconte inlassablement ce qui s'y passe avec ses yeux et l'innocence d'une enfant avec un refrain qui revient tout le temps "j'ai de la chance". En tant qu'adulte on en comprend bien d'avantage mais ce regard qu'elle porte est très bien retranscrit par l'auteure qui se met vraiment dans la peau d'une enfant.


Je me suis beaucoup remuée sur mon siège pendant la lecture pour la répugnace qu'elle me donnait de certaines descriptions naïves mais suffisament parlantes pour un adulte.

Ce Monsieur Lepoivre dont tous les désirs sont comblés et dont le souhait de la narratrice est de pouvoir un jour prochain être choisie elle aussi pour combler ses désirs. Sa soeur a plus de chance, elle est très jolie et est souvent demandée par Monsieur Lepoivre. Personne ne pose de questions, ça ne se fait pas. Personne se montre désagréable, ça ne se fait pas. Il faut toujours faire la tête qu'on fait quand tout va bien.


Évidemment comme la narratrice n'est pas idiote, elle se pose bien des questions ou les posent aux adultes. Elle n'est pas la seule d'ailleurs car d'autres enfants le font quand arrive l'adolescence.

Elle remet un peu sa vie en question et se demande si elle n'aurait pas eu plus de chance si elle était née dans une famille plus ordinaire. Et puis est-ce normal que sa mère ignore sa soeur sur le bord de la route quand elle conduit en voiture Monsieur Lepoivre ? Est-ce normal qu'elle reste seule si longtemps pendant que ces parents "travaillent sur eux" dans la grande maison ?


L'avant dernier paragraphe pourrait faire croire à un revirement de situation par ces belles scènes de vacances à la mer avec toute la famille, le rire de sa mère, les bons repas et les rigolades. Mais ce n'est qu'une escapade et il faut retourner près de la grande maison. Il y à la fin du livre une impression que la narratrice à parcouru un bon bout de chemin et qu'elle arrive à une intersection. Elle ne sait pas quel chemin elle doit choisir alors elle appelle au secours. Évidemment ce n'est qu'une impression personnelle.

 

Voilà donc un livre que je suis contente d'avoir lu car le simple mot secte m'aurait fait passer mon chemin. Effectivement j'avais vu les barreaux de la cage mais sans en donner plus d'importance.

Je suis contente de cette lecture pour ados car non seulement l'approche du sujet m'a semblé bien abordé et puis ça fait de ce livre un moyen de partage avec les plus jeunes avec qui certains sujets ne sont pas toujours faciles à aborder autant de la part des ados que des adultes. Un livre peut donc servir de lien pour commencer le dialogue. Un livre qui est aussi certainement adressé aux adultes.

 

Extraits :

 

"Les grandes personnes là-bas, elles sont tellement concentrées sur les trucs que leur apprend Maurice Lepoivre qu'elles n'ont jamais le temps de rigoler ou de se parler".

 

"Tout ça, disent mes parents d'un air un peu désolé, il vaut mieux ne pas le dire aux autres, dans le village et dans les autres villages autour non plus. Ils ne comprendraient pas, parce qu'ils sont un peu endormis. Pas endormis comme le contraire de réveillés, endormis comme le contraire de d'intelligents. Ils ne sont pas forcément méchants, les autres, mais ils ne sont pas du tout au courant des trucs que connaît Maurice Lepoivre et ils ne lisent jamais les livres du vieux Russe. Mes parents disent que les autres, ce sont des gens ordinaires. Nous, on a de la chance de connaître Maurice Lepoivre parce qu'il nous évite d'être des gens ordinaires comme ceux qui vont à l'Embuscade, à la chasse, ou qui se battent aux autos tamponneuses. On a beaucoup de chance".

 

Message qui se lit avant l'histoire :

 

A Anne.

 

A ceux des oisillons du Tremblay qui,

bien qu'ayant perdu pas mal de plumes,

un : ne sont pas devenus des vautours,

deux : ont gardé assez de duvet pour survivre

et couver à leur tour,

ce qui tend à prouver que les ogres

ne font pas tout à fait ce qu'ils veulent

de la chair fraîche qui s'égare chez eux.

Et toc !

 


Prochain livre que je lirai de l'auteure :

 

La fille sur la rive

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 17:17

  Malo m'a taguée. Je dois donc si j'ai bien compris :


Me décrire à travers  11  choses,

Répondre à ses 11 questions

Et taguer 11 personnes qui seront : voir tout en bas

 

 

Ma description :


 

La lecture m'a fait aimer les maths.

 


amour-maths.jpg      addition

 

 

 

J'ai des origines bretonnes.

 

bigouden.jpg

 

J'ai peur des araignées mais j'évite de les écraser sauf légitime défense.

 

cri

 

 

Je ne suis pas brune.

 

cheveux multicolores

 

 

J'aimerai aller un jour en Italie et au Japon.

 

Italie  japon.jpg

 

 

 

Je repart toujours avec un crayon de papier d'un endroit que j'ai visité.

 

crayon papier1

 

 

J'aime beaucoup m'installer aux terrasses de café et regarder les gens passer :

 

terrasse.jpg

 

 

 

J'adore les dessins d'enfants :

 

Images 0240  Images 0248

 

 

J'adorerai faire de la poterie :

 

poterie.jpg

 


 

J'adore les pâtes :

 

pates.jpg


 

Je suis heureuse pour Jean Dujardin et le film

 

jean.jpg

 

jean1.jpg


 


 

 


 

 

Voici les 11 questions de Malo :

 

Quelles sont tes préférences littéraires ?

Je suis en train de faire un retour vers les classiques, sinon j'aime les romans, les nouvelles. J'aime les histoires qui font rêver, voyager, réflechir, découvrir, rire, ressentir et c'est encore mieux si c'est bien écris. Les thémes que j'évite sont la mort, le glauque, les fantômes, vampires, perverts.


Es-tu pour ou contre la liseuse électronique ?

Je n'ai aucune raison d'être contre. Pour le moment je ne me sent pas encore attirée par la liseuse mais peut-être qu'un jour elle me semblera indispensabe. Pour le moment je fais très bien avec.


Quel est le livre qui t'a le plus marqué ?

Le dernier qui vient de me marquer est Le cri de la mouette. Il m'a fait découvrir le monde des sourds. J'étais ahurie de me rendre compte comme je le connaissais si mal.


Regardes tu la télévision ?

Oui, je regarde des DVD parce que je n'ai pas toujours le temps d'aller au ciné. Je regarde quelques émissions mais jamais des littéraires, des films et des groupes de musiques.


Quels sont tes meilleurs moments pour lire dans la journée ?

J'adore lire juste après mon petit déj. Sinon tous les moments sont bons.


As-tu beaucoup de monde dans ton entourage pour partager tes lectures ?

Pas trop c'est d'ailleurs pour ça que je me suis mise au blog. Et puis finalement quand je rencontre quelqu'un qui aime lire on parle bien souvent d'autres choses ent tout cas pas forcement de lecture.


As-tu fais de belles rencontres entre blogueur(euses) ?

Oui ça m'est arrivé et espère qu'il y en aura d'autres. En tous cas je n'ai jamais eu de mauvaises surprises.


Combien de livres achètes tu par mois ?

Difficile à répondre car la plupart du temps j'emprunte à la bibliothèque. Je peux rester quelques temps sans en acheter mais quand je fais une sortie achat bouquins je reviens bien souvent les bras chargés.

Disons que pour faire une moyenne j'en achète 5 à 6 par mois.


Survirai tu sans lire ?

Oui surement. Je trouverai d'autres centres d'intérêts s'il ne m'étais pas possible de lire.


Que vois tu dans le regard des gens qui ne lisent pas ?

Admiration, ou incompréhension !!! 

De l'admiration quand même pas ou alors de la part de gens qui ne lise pas donc facile de les impressionner avec une quantité de livres.

De l'incompréhension quelques fois mais c'est aussi quand je lit sans pouvoir m'arrêter et je comprend que les gens se sentent exclus. Le livre fait un peu effet barrière quand même. Je fais en sorte que mes livres n'en soit pas une.

 

 


A moi donc de taguer maintenant. Les heureuses élues sont si elles le souhaitent :

 

A girl

Keischa

Catherine

Gaelle

Céline

Mélopée

Lystig

Gwenaelle

Francoaze

 

Il n'y en a pas 11 je cherche des volontaires.

 

 

 

Mes questions sont :

 

Quel(s) personnages t'a(ou t'ont) le plus touché ?

Quelle sensation éprouve tu en entrant dans une bibliothéque ou une librairie ?

Cherche tu à connaître davantage un auteur si tu aimes ses livres ?

Quel est ton pire souvenir de lecture ?

Comment t'y prendrai tu pour donner envie de lire à un enfant (qui sait déjà lire) ?

Quels sont pour toi les livres incontournables ?

Une autre passion ?

La meilleure promenade que tu es faite ?

De quoi ris tu ?

T'arrive-t-il de lire au dessus de l'épaule de quelqu'un ?

Quel est le dernier auteur que tu as découvert et qui venait d'écrire son premier roman ? Un auteur que tu as apprécié.

 

 

Bon courage !


 


 

 



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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 13:34

Pres-du-corps.jpg Près du corps d'Arnaud Guillon

Edition Plon Pocket - 2007

111 pages

 

 

Quatrième de couverture :

 

Daddy est mort. C'était le grand-père, le patriarche, le chef. Quatre-vingt-onze ans d'une existence bien remplie, passée à aimer les plantes, les femmes et les belles voitures. Une nouvelle fois, une dernière fois peut-être, toute la famille va se retrouver en bord de mer dans sa villa normande, lieu de tant de souvenirs. Les uns après les autres, ceux-ci resurgissent, au détour d'une conversation, d'une confession à demi-mot, d'une promenade ensoleillée ou d'un visage entraperçu. Des anecdotes drôles ou touchantes, de lourds secrets, de vieilles blessures... Car l'heure des derniers adieux marque aussi pour chacun celle des premiers bilans.

 

A moi la parole :

 

J'ai découvert là un auteur dont le style m'a bien plu. Son écriture loin d'en faire trop parvient à ressortir l'émotion de chacun des personnages qui se retrouvent dans la maison de Daddy qui vient de mourir. Ce Daddy tout le monde l'aimait, il semble avoir était un bon vivant, très cultivé et passionné et dont la compagnie était très agréable.

Le narrateur est le petit fils de Daddy, Il évoque dans ces pensées tous les souvenirs qui lui reviennent. Ses souvenirs sont parfois nostalgiques, parfois ils semblent très éloignés du présent sans aucune continuité. Et puis il y a aussi ceux des autres membres de la famille et des proches. L'atmosphère est bien celle d'un deuil  sans pour autant être pesante. C'est un temps mort, l'occasion des retrouvailles, celle de faire le point et de se livrer quelques confidences, de se sentir entouré ou bien très éloigné de ceux avec qui l'on a pourtant de grands souvenirs d'enfance.

Ce temps mort paraît redistribuer les cartes pour repartir avec d'autres bases pour les uns et les autres. Les enfants sont là aussi et leur âge ne leur permet pas de prendre conscience de tout ce qui se déroule ce qui allège un peu l'ambiance parfois et ramène aussi au présent.

 

Avec les mots de cet auteur j'ai aussi senti toutes les odeurs que le narrateur trouvait partout où il se trouvait. Celle du jardin, celle de la mer, celle du cuir, celle de la maison, du café au petit déjeuner. J'aime les livres qui ne sentent pas que le papier. J'aime quand ils arrivent à si bien retransmettre l'atmosphère et le ressenti.

 

Les autres livres de l'auteur :

 

Daisy printemps 69

Ecume Palace

15 août

Hits parade

 

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 08:18

grand-livre-transport.jpg Le grand livre des transports de Richard Scarry

Editions Albin Michel Jeunesse - 2010

69 pages

A partir de 3 ans

 

 

 

 

Un livre qui n'en finit pas de raconter des histoires. Autant de fois on ouvre le livre autant de fois une nouvelle histoire se déroule. C'est à peine exagéré. Au départ, une famille cochon décide d'aller faire un pique nique à la plage et s'installe en voiture pour s'y rendre. On les suit sur la route où l'on rencontre plein d'autres automobilistes dans des moyens de transports parfois très insolites. Il y a une légère ressemblance à Où est Charly ? mais à la différence de découvrir bien d'autres véhicules. De petits textes accompagnent les personnages. Les dessins sont enfantins, pleins de couleurs, pleins de sourires et de bonnes humeur. Les personnages se retrouvent parfois dans des situations burlesques et on aime ça. Je me suis surprise à vraiment prendre plaisir à le lire avec au moins le sourire et jusqu'à rire de bon coeur.

 

livre-transports.jpg


 


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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 05:30

Le cri de la mouetteLe cri de la mouette d'Emmanuelle Laborit

Editions pocket - 1993

219 pages

amour-coeur-00011

 

 

Je suis heureuse d'être tombée par hasard sur ce livre mais je ne sais comment m'y prendre pour vous donner mon avis. J'ai tellement été surprise de ce que j'y ai découvert que ça fait trois jours que je tourne en rond pour rédiger mon billet. Je ne sais pas par où commencer

Je me décide donc à le faire directement sur le blog en espérant vous donner envie de le lire si comme moi l'univers des sourds vous est assez méconnu.

 

Ce livre écrit par Emmanuelle Laborit née sourde profonde nous livre là un témoignage autobiographique qui nous ouvre les portes sur l'univers des sourds et leur dur combat pour faire accepter leur langue des signes.

Écrit en plusieurs petits paragraphes, dont j'ai trouvé que les titres étaient très subtiles, elle nous raconte sa venue au monde parmi les entendants. La construction de son moi, la communication avec les entendants, la perspective de son avenir lui ont pris bien du temps. Déjà dans ce début de livre ce que je croyais savoir sur la surdité s'est révélait bien loin de la réalité ou complètement à côté, voire j'en ignorais complètement certaines réalités. Elle nous explique comment un sourd interprète son environnement et comment il le perçoit.

Les explications d'Emmanuelle Laborit sont exellentes de clarté. On entend plus rien, on voit, on ressent.


Née à une époque (1972) où rien n'existait en Europe pour faciliter l'échange entre sourds et entendants, les enfants ont malheureusement eu du mal à comprendre certaines notions comme le temps qui passe ou même leur propre identité. Certains comme elle auront un environnement familial qui les acceptera tels qu'ils sont. Mais tous n'ont pas cette chance.

 

C'est lorsqu'elle découvre à Washington la langue des signes (elle a alors 7 ans) qu'elle va réussir à se construire, prendre conscience qu'elle est sourde, pouvoir communiquer, apprendre et s'ouvrir davantage à la vie. Malheureusement, ce langage n'est pas reconnu et les professionnels de la surdité veulent encore imposer aux sourds l'oralisation. Emmanuelle Laborit nous explique alors les difficultés pour un sourd de pratiquer cette méthode qui ne leur permet pas une réelle communication. A celà se rajoute un rejet de la part de beaucoup d'entendants qui maintien les sourds en marge de la société.

Mais Emmanuelle Laborit est tenace et déterminée. De plus, son envie de communication la pousse à livrer combat contre les pratiques médicales qui veulent à tout prix opérer les sourds et les faire parler à tout prix pour supprimer cet handicap qu'elle ne considère absolument pas comme tel. Ce qu'elle veut c'est que la société accepte les sourds tels qu'ils sont et souhaite que le dialogue soit ouvert.

J'ai appris que la loi interdisant la langue des signes fut levée en 1991 en Europe !!! Alors qu'en 1620 un moine avait élaboré les premiers gestes pour la langue des signes. Seuls les Etats-Unis avait pu développer ce langage puisqu'ils n'était pas concernés par l'interdiction.

Emmanuelle Laborit termine son livre en nous racontant également ses débuts au théâtre dans la pièce Les enfants du silence avec laquelle elle remporte le Molière de la révélation de l'année 1993.

 

Et voilà donc un énorme moment de lecture qui m'a fait entrevoir un univers que je croyais connaître et dont je regrette beaucoup de ne pas l'avoir fait plutôt. Je ne peux que conseiller de lire car en plus on sent à travers les mots un caractère fort qui nous parle.

 

Enfants-silence1.jpgLe signe de l'union

 



 

 

 

 

 


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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 23:33

Le métro est un sport collectif Le métro est un sport collectif - Bertrand Guillot

Editions rue fromentin - 2012

170 pages

 

A l'avant du dernier wagon de ce métro à l'ancienne, ligne 11, la porte-hublot est encadrée par les vitrines inamovibles de Telemarket ("Rentrez directement chez vous") et Wall Street English ("My tailor is rich"). Sur les deux espaces du dessus, les voyageurs ont parfois droit à quelques lignes de poésie, entre Oulipo et haïku. Mais ce soir foin de littérature, l'heure est au réalisme : PriceMinister a colonisé le haut de l'affiche, avec son slogan devenu classique : "Devenez radin". Un faux second degré masquant un bon vieux premier degré décomplexé : une provocation ultime pour les militants anti pub.

 

Il y en avait un, d'ailleurs. Plus souriant que l'autre fois. Vandale génial, plus poète que tous les imailleurs du métro réunis, il n'a pas travaillé au marqueur. Il s'est contenté de découper soigneusement les deux affiches.

 

Et voilà qu'au-dessus de la tête des voyageurs se proclame maintenant en double ce mot unique :

 

DEVENEZ.

 

Voilà qui fait un beau slogan.

Je devrais peut-être m'y mettre.

 

 

Je viens de le commencer. A chaque fin d'histoire je ne peux pas m'empêcher d'en lire une autre encore. J'en suis à la page 24, donc je vous dirai plus dans 156 pages.


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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:29

Coluche.jpg

 

Si ce billet doit effectivement offrir 10 repas aux Restos du Coeur alors je n'hésite pas.

Les 4 et 5 Mars, dans tous les hypermarchés et supermarchés et partout en France, les clients seront sollicités pour acheter et donner aux Restos du Cœur les produits dont ils ont besoin.


Et si vous avez un blog, faites passer le message. Comment faire ? c’est tout simple, il suffit de publier un article sur cette opération. Pour chaque billet publié ( et qui aura été envoyé à blogueurs@restoducoeur.org, Danone et Carrefour offriront donc 10 repas de votre part à l’association créée par Coluche.


Je compte sur chacun de vous pour relayer ce billet non sponsorisé … Merci !

 

Lien pour passer le message

 

 

 

 

 

 

 

Restos2012.jpg

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 07:20

L'invitation L'invitation de Jim et Mernoux

Editions Vents d'Ouest - 2010

156 pages

 

"Tu te serais levé, toi,

pour aller dépanner un pote à 3 h du matin ?"

 

L'invitation est une histoire touchante et sensible.

Une histoire de coups de fil en pleine nuit, de routes désertes et de champagne plus ou moins frais.

 

C'est une histoire d'amis. De ceux qui déçoivent, parfois, un peu...

De ceux qui ne déçoivent jamais.

 

 

Vous venez de lire la quatrième de couverture et je n'en rajouterai guère plus. Une belle histoire à découvrir, une histoire qui m'a bien agacée au départ avec des personnages qui m'ont paru un peu "lourds dingues". Mais ce fut une histoire qui s'est malgré tout imposé et ne m'a pas laissé insensible car elle parle d'amitié avec des bons moments et ses travers mais qui ressemble tellement à la réalité. Les dessins sont aussi frappants de réalité. Ils font bien ressortir les cernes de 2 et demie du matin, les sourires bêtas, les expressions de joies et les expressions décontractées. Le scénarios tient bien la route et les rebondissements font que l'on arrive bien vite à la fin.

 

Très sympathique histoire.

 


 

 

 

"Un ami c'est quelqu'un qui sait tout de vous et qui vous aime quand même" d'Anonyme.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:38

oncle petros 

L'oncle Petros et la conjecture de Goldbach

Apostolos Doxiadis

Editions Points - 1992

204 pages

amour-coeur-00011.gif

 

 

 

Le vieil oncle Petros qui vit dans une petite maison près d'Athènes est-il un des grands ratés de la science ou le Prométhée de la théorie des nombres ? Lorsqu'il meurt, il fait don à son neveu préféré de sa bibliothèque de livres scientifiques. Celui-ci raconte alors quelles ont été ses relations avec cet homme peu commun et quel a été son destin. Une conjecture mathématique irrésolue depuis deux siècles, un oncle mathématicien rendu fou par la recherche de la solution, un neveu qui enquête, avec ce polar des nombres premiers, Apostolos Doxiadis a réussi un roman parfaitement original et attachant, salué par les communautés mathématiques et littéraires anglo-saxonnes comme un exploit qui force l'admiration de deux mondes peu habitués à se rencontrer.

 

Tout d'abord je tiens à remercier A Girl qui m'a entraîné dans cette lecture commune. Seule je ne me serai certainement pas aventurée à lire ce livre au titre impressionnant.

Au final ce fut pour moi une lecture coup de coeur. Et je comprend mieux maintenant le commentaire de la quatrième de couverture qui note, je cite :"que les communautés mathématique et littéraire anglo-saxonnes ont salué comme un exploit qui force l'admiration de deux mondes peu habitués à se rencontrer".

 

J'ai trouvé ce roman facile à lire malgré un passage très mathématique où je me suis sentie un peu perdue et n'arrivant pas à comprendre où on aller en venir. Après ce passage finalement nécessaire pour la compréhension du monde mathématique de haut niveau, l'histoire m'a parue passionnante, intense.

 

Les matheux y trouvent de bonnes formules et des raisonnements mathématiques qui les enchanterons. Quant aux littéraires les phrases définissant les chiffres et les formules sont absolument délicieuses. Écrit à la première personne du singulier, il m'a semblé être bien proche de cet oncle si particulier.

 

Voici quelques extraits avant de poursuivre mon billet.

 

Pour les matheux :

 

"Il indiqua ce qu'était dans ses grandes lignes l'immense découverte de Gödel. Il commença par Euclide et sa vision des constructions mathématiques prenant des axiomes pour base pour aboutir aux théorèmes, au moyen des outils de l'induction logique la plus rigoureuse. Après quoi, il franchit allègrement vingt-deux siècles pour en arriver au "second problème d'Hilbert" et survoler les formulations de Russell et Whitehead dans leurs Principia Mathématica (oeuvre monumentale publiée en 1910, dans laquelle ils entreprennent la tâche titanesque d'ériger tout l'édifice des mathématiques sur les fondations solides de la logique), et il acheva par l'exposé, dans les termes les plus simples possible, de ce qu'était le théorème de l'incomplétude".

 

Un autre ?

 

Sur la distributions des nombres premiers :"La distribution (à savoir, la quantité de nombres premiers inférieurs à une intégrale donnée n) et la structure de leur enchaînement, formule variable selon laquelle, à partir d'un certain nombre premier pn+1 suivant. Il arrive souvent (ou même avec une fréquence infinie, selon une hypothèse) que des nombres premiers ne soient séparés que par deux entiers, par couples tels que 5 et 7, 11 et 13, 41 et 43 ou 9 857 et 9 859. Il existe néanmoins des exemples où deux nombres premiers consécutifs sont séparés par des centaines, des milliers ou des millions d'entiers non premiers. Il est même très facile de prouver que, pour tout entier donné k, on trouvera une succession d'entiers k ne contenant aucun nombre premier".

 

Je me suis vite sentie larguée devant de telles formulations mais elle m'ont permise d'entrevoir la vie d'un cerveau en pleine réflexion de mathématiques de haut vol dont je ne peux qu'être admirative.

 

Maintenant voici les belles phrases pour ceux et celles qui ont plutôt un penchant pour les mots :

 

"On pourrait alors comparer les mathématiques à un arbre, pourvu de solides racines (les axiomes), avec un troncs robuste (la démonstration rigoureuse) et des rameaux de plus en plus longs aux fleurs luxuriantes - les théorèmes.

 

"Par suite, certains nombres spécifiques affluèrent dans ses rêves. Peu à peu, la cohue des nombres entiers qui peuplait les drames nocturnes laissa émerger des personnalités plus remarquables, voire des acteurs de premier plan. Ainsi 65, qui apparaissait sous la forme d'un gentleman de la City, chapeau melon et parapluie roulé, régulièrement accompagné de l'un de ses diviseurs premiers, 13, une espèce de gnome bondissant aux allures de farfadet. 333 était un gos bonhomme malpropre qui arrachait des morceaux de nourriture de la bouche de ses cousins, 222 et 111. 8 9191, également connu sous le nom de "nombre de Mersenne", se présentait toujours sous les traits d'un gavroche, parisien, un mégot perpétuellement collé aux lèvres, comme de bien entendu !".

 

Pour en revenir à l'histoire qui se passe donc en Grèce et dont le narrateur neveu de Petros Papachristos grand mathématicien qui voua sa vie à la conjecture de Goldbach tient à lui rendre hommage.

La conjecture de Goldbach considérée comme l'un des plus difficiles problèmes mathématiques jamais résolus depuis deux siècles m'a beaucoup surprise dans sa formulation. Je m'attendais à un énoncé illisible pour mon niveau mais voici ce que je lu : démontrer que tout nombre pair supérieur à 2 est la somme de deux nombres premiers.!!! Oui, ça paraît simple à lire mais cela fait quand même deux siècles que personnes n'a pu le démontrer.

 

Depuis l'enfance du neveu, ces deux personnages s'apprécie mutuellement. Le neveu qui considère son oncle comme un être doux et réservé est toujours surpris de l'opinion dont font preuve les autres membres de la famille en le traitant de raté. Il est bien surpris lorsqu'il apprend que son oncle qui passent ses journées à jardiniers fut un homme doué pour les mathématiques et y voua toute sa jeunesse et sa carrière.  Cela à pour conséquence de développer chez le neveu un grand intérêt pour cette matière. Devenu étudiant il compte bien entreprendre également des études dans cette branche. A son grand étonnement plutôt que d'être encouragé par son oncle, ce dernier cherche plutôt à l'en dissuadé en lui formulant que l'on naît mathématicien, on ne le devient pas. Le neveu entreprend tout de même des études et toujours très intrigué par son oncle cherchera a en connaître davantage. Sa rencontre avec un autre étudiant Sammy lui permettra par différents biais de découvrir bien mieux cet oncle si mystérieux et les raisons pour lesquels il n'a jamais été connu et surtout les raisons pour lesquels il a arrêté définitivement ses recherches. Dans un environnement de formules bien compliquées pour les simples mortels et l'approche de savants de tous les domaines mathématiques on finit par mieux comprendre les motivations de ces derniers, mais également d'apprécier notre simple vie à voir la plupart de ces grands savants frôler la folie lorsqu'il n'y sombre pas.

 

Très bien mené, ce roman est espoutouflant de clareté sur cet univers, la ténacité du neveu pour amené son oncle à lui confié les ambitions et l'obssession qui l'on conduit à ses recherches et aussi les raisons de son abandon. Il y ressort de ces entretiens mathématiques beaucoup d'admiration, de colère, de résignation, de vengeance, de confusion, de complicité et il m'a même semblé aussi de tendresse.

 

Un roman passionnant qui ne manque pas d'humour et abordable quelque soit le niveau de math que l'on a. Il serait dommage de passer à côté.

 

Conclusion : je ne regarderai plus les haricots secs et les fèves avec le même regard. J'aurai à chaque fois une pensée pour l'oncle Petros.

 

 

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Published by unepauselivre - dans Roman Grèce Europe sauf France
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