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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 01:00

 

L'herbe verte, l'eau vive

L'herbe verte, l'eau vive de Thomas King
Editions Albin Michel Terres d'Amérique 2005 (1993)

137 pages
Traduit de l'anglais par Hugues Leroy
Rencontre de l'auteur au Festival America en 2012
Roman

 

Il y a au départ différents personnages. Alberta et ses deux amants, son souhait d'avoir un enfant mais sans mariage. Charlie, avocat, très fier de sa réussite sociale et qui ne loupe pas l'occasion pour le rappeler à son entourage. Lionel, plutôt réservé ne sachant pas toujours comment s'y prendre, vendeur de télévisions. Latisha la soeur de Lionel qui tient le Dead Dog Café où se retrouvent des cars de touristes curieux d'y manger du chien à toutes les sauces. Et puis Eli leur oncle installé près d'un barrage pour combattre à sa façon la mise en route de ce dernier.

Leur vie vont s'entrecroiser en y rajoutant au fur et à mesure d'autres personnages, qu'ils fassent partis du présent ou bien de leur passé. Mais les plus surprenant seront quatre vieux Indiens (d'Amérique) sortis on ne sait d'où et apportant à cette histoire une tournure de conte. S'y rajoute l'histoire commune des personnages principaux puisqu'ils sont d'origine indienne. Mais cette histoire avec les traditions ne semble pas toujours être leur point de repère.

Bien que la fin m'ait laissée un peu perplexe j'ai beaucoup apprécié l'écriture de Thomas King, sa façon de nous transporter où il le veut. Et malgré la confusion de toutes les histoires, le côté abstrait des quatre indiens, l'auteur semble très bien savoir où il va.

 

 

 

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 02:00

Naissance d'un pont de Maylis de Kerangal
Editions Folio - 2010

329 pages
Prix Médicis 2010


 

 

 

Présentation de la quatrième de couverture : "Ce livre part d'une ambitions à la fois simple et folle : raconter la construction d'un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d'une dizaine d'hommes et femmes. Un roman-fleuve qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, de corps de métiers et des corps tout court."

C'est surtout le style qui m'a surpris car il donne un rythme au livre plutôt surprenant me faisant accelérer ma vitesse de lecture à m'en donner parfois le tournis.Un style tout simple fait de phrases où tout se rajoute mais qui a pour effet de donner vie à tout ce monde qui s'active autour de ce pont. Ca grouille de partout, une vrai fourmilière.

Bien sur il y a les personnes qui sont à l'origine du projet et ceux qui vont s'activer à sa construction. Mais autour d'un tel projet, beaucoup de monde s'en rapproche car c'est toujours l'occasion d'y trouver un travail ou toute éventuelle opportunité.

Tout y est débiter avec une multitude de renseignements, que ce soit sur la construction elle-même, l'ambition du projet, la ville qui va sortir de son isolement mais aussi sur ces hommes et ses femmes qui s'activent. Il y a les aléas, les oppositions à ce projet, les laisser pour compte, les relations qui se tissent, le fleuve. Par moment on remonte le temps pour connaitre l'histoire de chaque sujet.

Il n'y a aucun dialogue, toute conversation est insérer dans le texte. J'ai été un peu dérouté au début par ce débit de mot smais j'ai fini par me faire à ce rythme et j'y ai trouvé aussi à l'occasion de belles phrases qui rappelle qu'à travers cet énorme ouvrage il y a aussi et surtout de la vie.

"Disposant d'un point de vue sur l'ensemble du site, elle y contrôle l'outil industriel, baissant les yeux sur l'écran tactile dernier cri, y suit en temps réel, étape par étape, la fabrication du béton, prête au moindre ajustement : à tout moment, la nature variable des granulats peu exiger la modification d'un paramètre de l'une des trois cent cinquante formulations mémorisées dans l'ordinateur;"

"Les ornithologues de Coca respirent tandis qu'à Bécon-les-Bruyères les directeurs financiers de Pontoverde s'étranglent en calculant le surcout de cette plaisanterie, effarés d'apprendre que des oiseaux si petits, si légers, des chiures de la nature, puissent ralentir leur chantier superstar, et les directeurs de la communication, faisant illico une campagne - Pontoverde, l'écologie est notre valeur, pour vos enfants -".

"En vérité, Diderot s'inquiète pour Katherine qu'il n'a pas revue depuis le soir où ils se sont placés face à face dans ce snack banal, à l'angle de Colfax et d'Arapahoe, centrés sur de courtes banquettes de moleskine sang de boeuf entre lesquelles, franche, carrée, hospitalière pour les coudes et les paumes, et comme créée pour le dialogue, il y avait la table, surface champagne aux coins arrondis, de la largeur d'un bras tendu - ce bras qu'il faudrait tendre justement, déplier à l'horizontale, afin que s'avancent les corps en attente à l'arrière, emmanchés à l'endroit de l'épaule, et qu'ils s'amènent doucement, comme des morceaux de territoire, ce bras charnel qui ferait licol, à présent la mesure m^me de ce qui les sépare : quelque chose reste donc à franchir qui est cette table, qui est encore un fleuve, et Diderot appelle déjà la serveuse, il faut que Katherine mange au plus vite pour dessaouler."

 

 

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:29

Homer & Langley d'E. L. Doctorow
Editions Actes Sud
229 pages

Roman
Traduit de l'américain de Christine Le Boeuf

 

L'histoire se situe principalement dans la première moitié du 20ème siècle, à New-York et plus précisément dans une maison de la Ve avenue, celle des frères Collyer. Basée sur une histoire vraie,  il y a de quoi retirer tous les complexes des plus désordonnés. . Il est même possible qu'au fil des pages une sensation de gêne respiratoire et de claustrophobie s'empare de vous.

L'auteur y a mêlé une période de l'histoire des Etats-Unis, en choisissant de faire un léger déplacement dans le temps. Les deux personnages vont donc vivre  la première guerre mondiale, la guerre du vietnam, la prohibition, le mouvement hippies entre autres.

Le narrateur c'est Homer, le plus jeune des frères devenu aveugle à l'adolescence. Issus d'une famille bourgeoise, les deux frères ont eu une jeunesse normale auprès de leur parents, leurs amis, leurs domestiques. Puis ce fut la première guerre mondiale où Langley  parti pour en revenir gazé. Entretemps les parents meurent de la grippe espagnole.

Vivants de leur fortune, aucun des frères ne semble vouloir travailler. Homer est passionné par son piano et Langley se livre à la collection des journaux avec comme projet, je cite, une description définitive de la vie américaine en une édition unique, d'une actualité éternelle.

Leur attitude et leur vie décalée va entraîner un constant mécontentement dans leur entourage, leur voisinage, jusqu'au médias, avocats... Les entrainant dans des conflits.

Se retrouvant seuls dans cette grande maison de quatre étages, les frères mènent alors une existence toute à la fois recluse et une relation assez particulière avec le monde extérieur part de l'histoire dont il m'est un peu difficile à définir car ces deux frères m'ont paru assez coupé du monde et en même temps plongé dans différents événements historiques, croisant des gens de toutes sortes de façon assez épisodiques. Malgré ce comportement assez déroutant, ils vont partager leur existence avec différents personnages de tous horizons, qu'ils croiseront au fil du temps et auxquels ils s'attacheront  ou tout du moins démontreront leur  sensibilité.

Homer nous livre par tranche de vie avec sa sensibilité leur histoire assez incroyable.  Deux personnages qui surprennent que l'on trouve attachants ou que l'on rejette.

 

 

 

 

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 18:15

Un-week-end-a-Tchernobyl.jpg

Un week-end à Tchernobyl d'Emmanuel Lepage
Editions Futuropolis
2012
164 pages

Bd

 

 

 

 

 

Le mot Tchernobyl fait parti, en ce qui me concerne, des mots qui me font dévier de ma trajectoire lorsque je suis en train de choisir un livre. A mon grand bonheur, j'avais lu sur un blog (je ne me souviens plus lequel) un avis très positif et intéressant sur ce livre avec de belles images en démonstration. Et donc pour une fois lorsque j'ai trouvé ce livre à la bibliothèque il m'a semblé incontournable de le lire.

Emmanuel Lepage,dessinateur, scénariste et coloriste de bande dessinée se prépare à un séjour à Tchernobyl avec d'autres artistes pour le compte d'une association. Le but est d'y réaliser un témoignage différent de ce qui se fait habituellement sur la vie 20 ans après la catastrophe nucléaire.

 

"Dans ce métier, seul à gratter sur ma planche, j'ai souvent l'impression de voir le monde à travers une vitre. D'être à côté. Cette fois-ci, le monde , je le sentirai dans ma peau ! Bien sûr, c'était risqué... mais tellement excitant ! J'allais découvrir des terres interdites où rôde la mort."

Bien sur ce genre de voyage ne se fait pas à la légère. Pendant les préparatifs il y a les interrogations, les angoisses. De surcroît E. Lepage subit la crampe de l'écrivain. Puis c'est le départ et tout le groupe se retrouve dans un petit village à quelques kilomètres de la catastrophe. Et là où il pensait y trouver un paysage dévasté il y trouve une nature ayant repris sa place.  De l'homme il ne reste plus que des vestiges, des maisons abandonnés, une ville déserte. Tout est resté sur place puisque tout est contaminé. La végétation et les animaux sauvages se retrouvent libres à vivre comme bon leur semblent.

 

"Ce que j'ai face à moi, ce que je dessine n'est pas la vérité ! je ne vois pas le désastre, mais une explosion de couleurs resplendissantes. Seul le compteur me dit "c'est contaminé, ne reste pas là ! Comment dessiner l'invisible ? J'avais imaginé dessiner des forêts noires, des arbres tordus, décharnés étranges ou monstrueux...J'avais mes craies noires, mes encres sombres, mes fusains... mais la couleur s'impose à moi."

E. Lepage va aussi faire beaucoup de rencontres . Des gens qui ont vécu la catastrophes et ont contribué au nettoyage de la zone. Dans ces rencontres il y a l'accueil des habitants, leur sourires, leurs rires et notamment ceux des enfants, de bonnes soirées. Ces rencontres semblent apporter beaucoup à l'auteur très sensible à ce qu'il vit depuis son arrivée.

Cette sensibilité se ressent dans la construction de l'album renforcé par les images tantôt au fusain tantôt en couleur. Un voyage quelque peu destabilisant tout comme le fut la lecture. Un témoignage personnel assez touchant.

Très belle découverte !

 

 

Un printemps à Tchernobyl - Emmanuel Lepage
Un printemps à Tchernobyl - Emmanuel Lepage
Un printemps à Tchernobyl - Emmanuel Lepage
Un printemps à Tchernobyl - Emmanuel Lepage
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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 01:00

Pauline Pauline de George Sand

Editions Folio

130 pages

 

 

 

 

 

 

 

Une histoire d'amitié entre deux femmes qui se retrouvent un peu par accident après plusieurs années de séparation. Une amitié qui sera mise à mal car chacune a eu une vie bien différente et la jalousie de l'une contre le bon coeur de l'autre en viendra à bout.

 

Pauline et Laurence ont donc vécu leur enfance dans une petite ville du Berry. Laurence a quitté la région voici une quinzaine d'années pour la capitale et y exercer le métier d'actrice qui la rendu célèbre. Pauline est restée et s'occupe de sa mère malade.

Et puis un jour Laurence se retrouve par accident de retour et c'est avec beaucoup de bonheur que les deux jeunes femmes se revoient. Laurence est consciente de leurs vies si différentes et se prend presque de pitié pour Pauline. Lorsque cette dernière se retrouve seule après le décès de sa mère, Laurence lui propose de la rejoindre sur Paris. Hésitante Pauline finit par venir non sans une certaine crainte.


Il faut dire que chacune bénéficie de traits de caractère bien différents.  Laurence est une femme enjouée, agréable, talentueuse mais modeste, prévenante, usant de bonnes manières quelque soit le milieu où elle se trouve. Pauline au contraire, ayant vécue un peu comme une recluse s'est depuis longtemps cachée derrière une vertu qui n'a toutefois pas réussi à modifier ni même cacher sa jalousie, son petit esprit, son orgueil et sa niaiserie. Rien ne rend ce personnage sympathique.


Bien que les débuts se passent très bien, Pauline va être la victime de Mongenays un ami de longue date de Laurence, amoureux de cette dernière depuis presque aussi longtemps. Il met au point un stratège pour attirer l'attention de Laurence en utilisant Pauline qui tombera rapidement dans le piège et tombera également amoureuse.

 

Malgré les mises en garde de son entourage et tentatives répétée de Laurence pour éclairer son amie, Pauline n'écoutera rien et s'enlisera dans une histoire sans issue. Tout le côté sombre de son caractère prendra le dessus détruisant à jamais une belle amitié.

 

Mon avis est assez partagé sur ce livre. Bien que j'apprécie toujours George Sand, cette histoire m'a semblé tourner un peu en rond. Et puis les personnages ne m'ont pas beaucoup passionnée, je les ai trouvé lointains, sans charme ni grandeur.

Un livre qui me semble tout de même intéressant à lire mais sans plus.



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Published by Loo - dans Roman
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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 02:01

Pour encourager Skiban qui a pris l'initiative de lancer un magazine numérique gratuit et collaboratif au nom de Glaz.

 

Ca évoque la Bretagne mais d'après ce que j'ai lu dans la présentation il y aura bien d'autres choses. Pour en savoir plus cliquez sur l'image.

Bon vent Skiban !

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 04:39

Un trolley nommé désir

Un trolley nommé Désir de Kolazô
Editions Ginko 2004
92 pages
Roman policier
(salon du livre 2013)

 

 

 

 

"Une histoire  un peu loufoque, une enquête un peu décalée, des personnages légèrement exagéré évoluant dans un milieu également caricatural de la politique dans un coin de province. Mais on rigole bien." Pas évident d'être convaincue par une présentation comme celle-ci et pourtant je me suis tout de même piquée au jeu grâce notamment aux précédents livres que j'ai eu à lire de cette maison d'édition ainsi que de leur bons conseils de lecture.

 

Alors oui je confirme c'est un peu du n'importe quoi, surtout au début, le temps de faire connaissance avec les personnages et de prendre quelques point de repère au milieu de leur inaugurations, lancement de grands travaux...mais où certains deviennent victimes "d'accidents".

 

Le narrateur, un employé municipal nous y aide en présentant chacun par un portrait plutôt dénigrant des hommes et femmes politiques, leur morale et leur action. Son métier lui permet de les côtoyer de près à tel point qu'on le prend parfois pour l'un des leurs. Il les connaît bien autant pour leur bons côtés mais aussi et surtout leur mauvais.

 

Un petit monde fermé profitant de tout mais qui au début me laissait stoïque puisqu'il ne semblait rien apprendre de bien surprenant. L'enquête se fait dans les coulisses dévoilant certains aspects que beaucoup voudrait bien taire. Tout en avançant dans la lecture, l'histoire prend forme et on prend plaisir à la suivre jusqu'au bout, bout qui m'a bien plu et où j'ai refermé le livre avec un grand éclat de rire.

 

Je n'ose en dire plus, car ce serait bien dommage, je pense.

Mérite bien d'être lu.

 

L'avis d'A Girl

 

 

 

 

 

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 07:18

Et même, surtout les vacances. Le temps de poser les valises, retrouver mes repères et tout va reprendre son cours. Pas toujours évidentes ces périodes de transition entre boulot et vacances et vice-versa. Pour cette fois-ci pas de choc climatique au retour mais 32°C c'est quand même mieux ailleurs qu'à Paris.  Maintenant reste plus qu'à rattraper mon retard sur les billets qui n'a fait que s'accroître avec les vacances. Pas déçue par les livres que j'avais mis dans la valise.

Je ne sais pas comment vous voyez mon blog depuis la fenêtre de votre ordinateur mais je me suis enfin décidée au transfert. Il me semble ne plus avoir la même tête. Quelques temps d'adaptation également sur ce point vont être nécessaires car j'y vais un peu à taton pour le moment.

Bonnes vacances à ceux et celles qui partent, bon courage à ceux qui restent.

 

 

 

Première difficulté : je n'arrive pas à insérer d'image sur le billet. youpi j'ai réussi

 

Toutes les bonnes choses ont une fin
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Published by Loo
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 04:27

Ca y est je me décide, je vais migrer le blog sur la nouvelle version d'Overblog mais je pense plutôt à mon retour de vacances. Y en a -t-il parmi vous qui auraient quelques conseils à me donner pour ne pas être trop perdue.

J'ai tout de même l'impression que ça ne va pas se fare tout seul.

D'avance merci.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 03:00

 

 

 

Je m'arrête une nouvelle fois mais cette fois-ci c'est à cause des vacances.

A bientôt et profitez-bien vous aussi.

 

pieds dans l'eau

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