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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 10:58
Epépé - Ferenc Karinthy

Epépé de Ferenc Karinthy
Editions Zulma 2013 (1969)

285 pages
Traduit du hongrois par Judith et Pierre Karinthy

 

 

 

Autant le dire tout de suite, je me suis sentie quelque peu essouflée à la fin de cette lecture. N'y voyez surtout pas une critique négative. Mais les aventures de ce linguiste ne nous laissent pas vraiment le temps de souffler.

 

C'est suite à une erreur ou un problème lors d'un voyage en avion que ce fameux linguiste va se retrouver malgrè lui dans une ville qui lui est totalement inconnu. Le temps de retrouver ces esprits et le voilà déjà emporté par une foule à laquelle il est bien difficile, voire impossible de résister. Mais lorsque notre personnage se rend vraiment compte de sa situation impossible de se faire comprendre pour retrouver son chemin, sa destination où il est attendu.

Il passera par les différentes étapes du comportement devant un évènement indésirable : le choc, le déni, la colère et le marchandage, la tristesse, la résignation, l'acceptation, la reconstruction.

Pourtant notre linguiste de part sa formation a un avantage certainMais dans cette ville il finira par se rendre compte qu'il lui est impossible de communiquer et même d'arriver à comprendre cette étrange langue. De surcroît, la foule qui grouille ne lui est pas sympathique. Il n'y a qu'auprès de la liftière de son hôtel qu'il arrive à avoir un semblant de communication. Il va donc se retrouver prisonnier dans une ville où il sera d'abord spectateur. Où les habitants semblent avoir plus au moins les mêmes besoins que n'importe qu'elle autre ville avec quelques codes à comprendre.

A toutes les phases de son comportement le liinguiste tentera de s'adapter afin d'obtenir un minimum d'échange, réclamer ce qu'il désire  mais parfois la situation lui imposera de lutter uniquement dans un but de survie.

L'amosphère de ce roman m'a semblé lourde avec un rythme effréné. Ce mixage m'a donné une lecture très dense qui, à peine commencée, m'a happé.  Cette impossibilité de communiquer est vraiment très difficile à vivre, autant pour Dubaï le linguiste que pour le lecteur. Et je me permet une fois de plus de préciser que c'est également une lecture réalisée avec la jambe plâtrée, situation qui n'a fait qu'accentuer l'impression d'étouffer (si, je vous assure).

J'ai été incroyablement surprise par cette lecture qui m'a paru sans faux-pas. Tout s'enchaîne avec beaucoup de logique . Seule petite gêne quand même, c'est qu'elle m'a rappellé une lecture faite il y a quelques temps, un recueil de nouvelles (Gloire de Daniel Kehlmann) où le même thème avait été abordé. L'histoire est toutefois un peu différente et bien sur moins remplie. Mais du coup l'effet surprise a été moins grand.

 

 

"Par endroits sur le long comptoir il y a bien des écriteaux, mais l'écriture, un alphabet inconnu, est tout aussi indéchiffrable que le texte des tableaux et affiches suspendus, ou les titres des revues ou des illustrés du marchand de journaux."

 

"Il retrouve un autre système de couloirs compliqué. Il doit marcher, aller et venir longtemps pour comprendre que les flèches plus grandes que les autres, peintes en blanc, indiquent la direction de la sortie ; il emprunte encore un escalier roulant infiniment long..."

"Ce mot atypatytapp" revnient souvent, elle prend parmi les objets une vieille chaussure d'enfant, ses yeux se remplissent de larmes."

 

Excellent roman à lire.
 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 04:00

le papalagui-copie-1  Le Papalagui d'Erich Scheurmann

 Editions Pocket

 145 pages

 

 

 Les étonnants propos de Touiavii,

 chef de tribu, sur les hommes blancs

 

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  Même si ce livre nous fait facilement rire, il sera nécessaire toutefois d'avoir suffisamment d'humour mais aussi accepté un reflet de notre culture occidentale qui ne nous met absolument pas en valeur.

 

 Dans ce petit livre sont donc recueillis les propos d'un chef de tribu des îles Samoa qui se prénomme Touiavii qui rêvait de partir en voyage en Europe pour rencontrer l'homme blanc. Il est alors parti pour plusieurs mois et a donc eu l'occasion d'observer notre monde. A son retour au pays il se donne pour mission de faire le tour des villages afin de mettre son peuple en garde contre ce peuple complètement dénuer de sens et surtout de l'ambition qu'il a d'imposer son mode de culture à travers le monde. Je précise que le voyage s'est effectué au début du XXe siècle.

 

Mais avant de continuer je m'arrête pour vous donner l'explication sur ce papalagui. C'est quoi un papalagui. Et bien c'est un Blanc, un étranger et même plus que ça c'est le pourfendeur du ciel. "Car le premier missionnaire blanc qui débarqua à Samoa, arriva sur un voilier. Les aborigènes prirent de loin les voiles blanches pour un trou dans le ciel, à travers lequel le Blanc venait à eux. Il traversait le ciel."

 

Mais les propos que Touiavii n'étaient pas destinés pour notre lecture. Si nous avons le bonheur de pouvoir les lires aujourd'hui c'est qu'il ont été recueilli par Erich Sheurmann, peintre et écrivain allemand, parti sur les îles Samoa pour étudier lui aussi leur culture. Il a alors décidé de les publié à son insu et je l'en remercie.

 

Dans ces propos beaucoup de sujets sont évoqués. Pour commencer notre accoutrement qui sidère Touiavii. Comment peut-on arriver à supporter autant de couches de vêtements qui ne mettent pas en valeur le corps voire l'handicape. Toiavii a pu d'ailleurs observer que la tête et l'esprit est bien plus mis en valeur par l'homme blanc que tout le reste du corps.

 

"Quand un jeune homme fait d'une jeune fille sa femme, il ne sait jamais s'il n'est pas dupé car il n'a jamais vu son corps auparavant". Bon évidement les moeurs ont bien changés depuis le début du XXe siècle...

 

"Le corps et ses membres sont de la chair, seulement ce qui est au-dessus du cou est l'homme véritable".

 

"Les pieds enfin sont aussi pourvus d'une peau douce et d'une peau dure. La douce est souvent souple et s'adapte bien au pied, au contraire de la dure. Celle-ci est faite avec la peau d'un animal vigoureux, qui est longtemps plongée dans l'eau, raclée avec des couteaux, battue et exposée au soleil jusqu'à ce quelle durcisse complètement. Le papalagui s'en sert alors pour fabriquer une sorte de pirogue à bords relevés, juste assez grande pour accueillir un pied. Une pirogue pour le pied gauche, et une pour le pied droit. Ces bateaux pour pieds sont crochetés et ficelés solidement au cou-de-pied, de sorte que les pieds s'allongent dans une coque solide comme le corps d'un escargot de mer."

 

J'ai beaucoup rigolé à ce premier chapitre mais au fur et à mesure de la lecture, quand Touiavii parle de notre habitat, notre côté matérialiste, notre attachement au temps et à l'argent et même si ses propos continuent à nous faire sourire on ne peut que prendre le temps de s'arrêter pour réfléchir à son raisonnement qui n'est absolument pas dénué de finesse et d'une bonne observation.

 

Bien sur il y a d'autres sujets on l'on voudrait apporter notre grain de sel. Car on ne peut que constater un très grand fossé entre nos cultures ce qui détourne quelques fois les propos de Touiavi vers une trop grande incompréhension. Mais malgré tout on ne peut s'empêcher à une bonne remise en question de notre mode de vie. Une mode de vie qui nous éloigne parfois de l'essentiel et nous fait passer à côté de choses toutes simples mais bien plus en harmonie avec une vie digne de ce nom.

 

Le peuple de Touiavii a pourtant accueilli il y a maintenant fort longtemps notre religion que les colons leur ont d'une certaine façon imposer. Cette religion ils l'on accueillie en rejetant la leur, l'on acceptée et depuis en on fait la leur. Cette religion qui parle d'amour du prochain leur convient tout à fait mais comment ne pas être ahuri quand au début du XXe siècle ce peuple s'aperçoit que ceux qui se sont imposer arrivent toutefois à s'entre-tuer en continuant de parler de leur Dieu. Lorsque Touiavii tient s'est propos la Grande Guerre en fait bien l'illustration.

 

Touiavii nous apporte dans ces propos une bonne occasion de nous remettre un peu en question.

 

Un des livres qu'il faut avoir croisé au moins une fois dans sa vie.

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 04:00

Tous les petits animaux

Tous les petits animaux

de Walker Hamilton

Editions 10/18 - 2000

135 pages

roman écossais

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Lu dans le cadre du challenge Animaux du monde organisé par Sharon.

 

Animaux du monde

 

 

 

 

 

 

Cette histoire semble un conte, une histoire touchante que l'on peut voir sous différents aspects. L'histoire de deux personnages un peu décalés que le hasard va faire se rencontrer. Bobby, un homme de 31 ans est resté dans sa tête un enfant suite à un accident de voiture. C'est lui le narrateur et par son esprit enfantin il donne un touche encore plus émouvante à cette histoire si peu commune.

 

Lorsque sa mère meurt, il se retrouve confronté à son beau-père qu'il surnomme "Le Gros" et qui est un homme cruel. Il parvient à s'enfuir et c'est alors qu'il rencontre Monsieur Summers, un homme solitaire dont on découvrira plus loin son sombre passé.

 

L'activité de ce dernier consiste à enterré tous les petits animaux ayant été victimes de la cruauté des hommes. Munis d'une truelle, il ramasse sur la route les lapins, les hérissons et même les escargots pour leur offrir un enterrement digne de ce nom pour ces êtres qu'il respecte plus que tout. Il n'hésite pas non plus à se confronter à certaines personnes de façon assez brutale pour défendre sa cause. Vivant caché dans la nature, il évite le contact prolongé avec le genre humain.

 

Bobby voit en lui une personne qui lui apportera tout le réconfort et l'attention dont il a besoin et il décide de rester auprès de lui. Leur aventure nous fera partager de bons moments comme des moins bons jusqu'à ce qu'à la fin, la décision qu'ils prennent tous les deux change le cours des événements.

 

Le langage de Bobby est plaisant, parfois drôle par ses réactions innocentes qu'il peut avoir sur le monde qui l'entoure. Bien qu'il ne possède pas toutes ses facultés mentales, il fourni tous les efforts possibles afin de pouvoir mieux appréhender les obstacles qui se trouvent sur son chemin.

On ressent également tout le sérieux que les deux hommes, chacun à sa façon, mettent dans leur existence.

 

La fin n'arrive pas par un grand suspens mais elle est tout à fait en concordance avec le récit.

Un récit qui fait du bien à lire et qui nous montre la vie sous un facette bien différente.

A découvrir.

 

 

Ce livre a été adapté au cinéma en 2001.

 

 

L'avis de Folfaerie

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:38

oncle petros 

L'oncle Petros et la conjecture de Goldbach

Apostolos Doxiadis

Editions Points - 1992

204 pages

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Le vieil oncle Petros qui vit dans une petite maison près d'Athènes est-il un des grands ratés de la science ou le Prométhée de la théorie des nombres ? Lorsqu'il meurt, il fait don à son neveu préféré de sa bibliothèque de livres scientifiques. Celui-ci raconte alors quelles ont été ses relations avec cet homme peu commun et quel a été son destin. Une conjecture mathématique irrésolue depuis deux siècles, un oncle mathématicien rendu fou par la recherche de la solution, un neveu qui enquête, avec ce polar des nombres premiers, Apostolos Doxiadis a réussi un roman parfaitement original et attachant, salué par les communautés mathématiques et littéraires anglo-saxonnes comme un exploit qui force l'admiration de deux mondes peu habitués à se rencontrer.

 

Tout d'abord je tiens à remercier A Girl qui m'a entraîné dans cette lecture commune. Seule je ne me serai certainement pas aventurée à lire ce livre au titre impressionnant.

Au final ce fut pour moi une lecture coup de coeur. Et je comprend mieux maintenant le commentaire de la quatrième de couverture qui note, je cite :"que les communautés mathématique et littéraire anglo-saxonnes ont salué comme un exploit qui force l'admiration de deux mondes peu habitués à se rencontrer".

 

J'ai trouvé ce roman facile à lire malgré un passage très mathématique où je me suis sentie un peu perdue et n'arrivant pas à comprendre où on aller en venir. Après ce passage finalement nécessaire pour la compréhension du monde mathématique de haut niveau, l'histoire m'a parue passionnante, intense.

 

Les matheux y trouvent de bonnes formules et des raisonnements mathématiques qui les enchanterons. Quant aux littéraires les phrases définissant les chiffres et les formules sont absolument délicieuses. Écrit à la première personne du singulier, il m'a semblé être bien proche de cet oncle si particulier.

 

Voici quelques extraits avant de poursuivre mon billet.

 

Pour les matheux :

 

"Il indiqua ce qu'était dans ses grandes lignes l'immense découverte de Gödel. Il commença par Euclide et sa vision des constructions mathématiques prenant des axiomes pour base pour aboutir aux théorèmes, au moyen des outils de l'induction logique la plus rigoureuse. Après quoi, il franchit allègrement vingt-deux siècles pour en arriver au "second problème d'Hilbert" et survoler les formulations de Russell et Whitehead dans leurs Principia Mathématica (oeuvre monumentale publiée en 1910, dans laquelle ils entreprennent la tâche titanesque d'ériger tout l'édifice des mathématiques sur les fondations solides de la logique), et il acheva par l'exposé, dans les termes les plus simples possible, de ce qu'était le théorème de l'incomplétude".

 

Un autre ?

 

Sur la distributions des nombres premiers :"La distribution (à savoir, la quantité de nombres premiers inférieurs à une intégrale donnée n) et la structure de leur enchaînement, formule variable selon laquelle, à partir d'un certain nombre premier pn+1 suivant. Il arrive souvent (ou même avec une fréquence infinie, selon une hypothèse) que des nombres premiers ne soient séparés que par deux entiers, par couples tels que 5 et 7, 11 et 13, 41 et 43 ou 9 857 et 9 859. Il existe néanmoins des exemples où deux nombres premiers consécutifs sont séparés par des centaines, des milliers ou des millions d'entiers non premiers. Il est même très facile de prouver que, pour tout entier donné k, on trouvera une succession d'entiers k ne contenant aucun nombre premier".

 

Je me suis vite sentie larguée devant de telles formulations mais elle m'ont permise d'entrevoir la vie d'un cerveau en pleine réflexion de mathématiques de haut vol dont je ne peux qu'être admirative.

 

Maintenant voici les belles phrases pour ceux et celles qui ont plutôt un penchant pour les mots :

 

"On pourrait alors comparer les mathématiques à un arbre, pourvu de solides racines (les axiomes), avec un troncs robuste (la démonstration rigoureuse) et des rameaux de plus en plus longs aux fleurs luxuriantes - les théorèmes.

 

"Par suite, certains nombres spécifiques affluèrent dans ses rêves. Peu à peu, la cohue des nombres entiers qui peuplait les drames nocturnes laissa émerger des personnalités plus remarquables, voire des acteurs de premier plan. Ainsi 65, qui apparaissait sous la forme d'un gentleman de la City, chapeau melon et parapluie roulé, régulièrement accompagné de l'un de ses diviseurs premiers, 13, une espèce de gnome bondissant aux allures de farfadet. 333 était un gos bonhomme malpropre qui arrachait des morceaux de nourriture de la bouche de ses cousins, 222 et 111. 8 9191, également connu sous le nom de "nombre de Mersenne", se présentait toujours sous les traits d'un gavroche, parisien, un mégot perpétuellement collé aux lèvres, comme de bien entendu !".

 

Pour en revenir à l'histoire qui se passe donc en Grèce et dont le narrateur neveu de Petros Papachristos grand mathématicien qui voua sa vie à la conjecture de Goldbach tient à lui rendre hommage.

La conjecture de Goldbach considérée comme l'un des plus difficiles problèmes mathématiques jamais résolus depuis deux siècles m'a beaucoup surprise dans sa formulation. Je m'attendais à un énoncé illisible pour mon niveau mais voici ce que je lu : démontrer que tout nombre pair supérieur à 2 est la somme de deux nombres premiers.!!! Oui, ça paraît simple à lire mais cela fait quand même deux siècles que personnes n'a pu le démontrer.

 

Depuis l'enfance du neveu, ces deux personnages s'apprécie mutuellement. Le neveu qui considère son oncle comme un être doux et réservé est toujours surpris de l'opinion dont font preuve les autres membres de la famille en le traitant de raté. Il est bien surpris lorsqu'il apprend que son oncle qui passent ses journées à jardiniers fut un homme doué pour les mathématiques et y voua toute sa jeunesse et sa carrière.  Cela à pour conséquence de développer chez le neveu un grand intérêt pour cette matière. Devenu étudiant il compte bien entreprendre également des études dans cette branche. A son grand étonnement plutôt que d'être encouragé par son oncle, ce dernier cherche plutôt à l'en dissuadé en lui formulant que l'on naît mathématicien, on ne le devient pas. Le neveu entreprend tout de même des études et toujours très intrigué par son oncle cherchera a en connaître davantage. Sa rencontre avec un autre étudiant Sammy lui permettra par différents biais de découvrir bien mieux cet oncle si mystérieux et les raisons pour lesquels il n'a jamais été connu et surtout les raisons pour lesquels il a arrêté définitivement ses recherches. Dans un environnement de formules bien compliquées pour les simples mortels et l'approche de savants de tous les domaines mathématiques on finit par mieux comprendre les motivations de ces derniers, mais également d'apprécier notre simple vie à voir la plupart de ces grands savants frôler la folie lorsqu'il n'y sombre pas.

 

Très bien mené, ce roman est espoutouflant de clareté sur cet univers, la ténacité du neveu pour amené son oncle à lui confié les ambitions et l'obssession qui l'on conduit à ses recherches et aussi les raisons de son abandon. Il y ressort de ces entretiens mathématiques beaucoup d'admiration, de colère, de résignation, de vengeance, de confusion, de complicité et il m'a même semblé aussi de tendresse.

 

Un roman passionnant qui ne manque pas d'humour et abordable quelque soit le niveau de math que l'on a. Il serait dommage de passer à côté.

 

Conclusion : je ne regarderai plus les haricots secs et les fèves avec le même regard. J'aurai à chaque fois une pensée pour l'oncle Petros.

 

 

  Voir l'avis d' A Girl

 

 

 

 

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 20:04

DemianEditions Le Livre de Poche

219 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Demian est le roman d’une adolescence, roman d’initiation, de formation, et l’un des chefs-d’œuvre du genre. Le sous-titre est : Histoire de la jeunesse d’Emile Sinclair.

Demian enseigne à Emile Sinclair à ne pas suivre l’exemple de ses parents, à se révolter pour se trouver, à s’exposer à la fois au divin et au démoniaque, à traverser le chaos pour mériter l’accomplissement de sa destinée propre.

Les trois romans de Hermann Hesse, Demian, chronologiquement le premier, Siddhartha et Le loup des steppes offrent autant de variations sur le thème de l’étranger qui ne doit pas craindre de se séparer de la société, de « vivre en dehors ».

 

A moi la parole :

 

C’est grand, c’est fort. Autour d’un thème de la découverte de soi-même Hermann Hesse nous expose ce parcours en se glissant dans le personnage d’Emile Sinclair. Hermann Hesse est pour moi plus que tout autre un auteur dont il est intéressant de connaître sa vie et son contexte pour mieux percevoir le contenu de ses livres.

Au départ de l’histoire, Emile Sinclair âgé de 10 ans décrit les deux mondes qu’il connaît. Celui dans lequel il évolue, dont le cadre familial qui lui apporte sécurité, amour, morale et lui trace sa ligne de conduite. L’autre, plus extérieur, un monde défendu mais très proche est plus inquiétant mais aussi plus attirant notamment à travers une relation de soumission avec un autre enfant.

La confrontation de ses deux mondes le plongera dans la réflexion  afin de trouver un équilibre.

Puis Emile rencontrera alors Demian puis sa mère qui seront pour lui des révélateurs, des guides dans son long parcours pour se trouver lui-même.

Il vivra alors de longues périodes de solitude, de détresse alternées par des périodes d’apaisement et de sérénité.

Demian lui démontrera qu’il est plus approprié pour chaque être humain d’accepter son côté sombre, de le révéler afin d’arriver à trouver une harmonie avec soi-même mais aussi avec la société.

Il fera également connaissance avec Pistorius qui le poussera davantage dans sa voie.

Hermann Hesse déploie tout son talent pour exposer sa conception de la nature humaine afin qu’elle évolue vers un monde où chacun trouve sa propre destiné en s’opposant totalement aux devoirs envers les parents, la nation, les dieux afin que ce monde devienne plus tolérant, plus libre. Il appelle à la méditation, à la reconnaissance d’un dieu comme Abraxas qui contient à la fois le bien et le mal. Pour lui ce long parcours doit nous emmener à trouver notre propre place dans le monde.

Une lecture qui m’a beaucoup parlé et interpellé mais il y a toutefois certains passages où j’ai eu du mal à adhérer. Il s’agit notamment de toutes les interprétations qu’il fait de ces rêves et des symboles. Un passage où je ne me suis plus sentie sur le même chemin.

 

Un autre livre traitant du même sujet à travers deux amitiés m’avait également beaucoup plut du même auteur. Il s’agit de Narcisse et Golmund que je relirai avec plaisir.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 20:35

à l'ombre du vent

Editions : Le Livre de Poche

635 pages

 

 

Quatrième de couverture :

 

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon –Daniel Sempere, le narrateur- dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le cimetière des Livres Oubliés. L’enfants est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du vent.

Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón  mêle inextricablement la littérature et la vie.

 

Mes impressions :

 

Je savais que ce livre avait plu à beaucoup de monde. Je n’avais pris la peine de lire la 4ème de couverture juste pour savoir que l’histoire se déroule en 1945 à Barcelone. Et me voici entraînée pour la lecture de plus de 600 pages (seulement)  d’un roman captivant, une ou plutôt plusieurs histoires qui s’entrelacent au fur et à mesure que je tourne les pages pour devenir à l’approche de la fin une histoire commune aux personnages.

Comme je les ai apprécié ces personnages. Déjà par leur personnalité mais surtout par leur présence bien marquée dans l’histoire. Sans parler de préférence, le personnage de Firmin par son humour et son tempérament m’a bien plu.

Je dois toutefois reconnaître ne pas avoir été totalement captivée dès les premières pages. L’histoire me plaisait mais je ne voyais pas vraiment où elle allait m’entraîner. Cette histoire est loin d’être banale, j’ai donc finie par m’y accrochée sérieusement.

Je reste admirative devant tant d’imagination. La description des lieux, le cadre de l’histoire, l’ambiance sont si bien décrits avec des mots bien choisis que je voyais Barcelone, ses rues, les personnages mêmes les plus secondaires prendre vie.

L’étrange lien entre Julián Carax et Daniel Sempere, dévoilé au fur et à mesure m’a semblé ne pas être figé dans l’explication de l’auteur mais plutôt laissé à l’appréciation de chaque lecteur. C’est bien souvent le cas, mais plus ici que la plupart des autres livres. « Les livres sont des miroirs, et l’on n’y voit que ce qu’on porte en soi-même ».


Ne passez pas à côté. Lisez-le.


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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 20:00

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Editions Folio

531 pages

Roman

 

 

Quatrième de couverture :

 

William Handle a fondé un quatuor à cordes qui se produit depuis plus de vingt ans. Ce sont de bons musiciens et ils ont du succès. Sa femme, Grace, est peintre et travaille à un album de fleurs pour enfants. Les Handle sont mariés depuis longtemps. Ils ont atteint ce point de leur vie conjugale où le silence, qui signifie une acceptation heureuse des habitudes de l'autre, est un mode de vie. Mais William s'éprend ardemment d'une violoniste et Grace rencontre un jeune homme inquiétant dont la pensée remplit le vide de ses journées. Le silence s'alourdit dans le couple alors que chacun s'enfonce dans ses obsessions amoureuses et que plane la menace de la violence et de la trahison.

Un roman plein d'humour et de perspicacité par l'auteur de L'invitation à la vie conjugale et Les filles de Hallows Farm.

 

 

Mes impressions :

 

Lorsque l’on commence cette histoire c’est pour suivre la vie très routinière des Handle. Chacun connaît l’autre jusqu’à la signification du moindre battement de cils. Mais se connaissent-ils vraiment ? La rencontre que chacun fera l’entraînera on ne sait où mais il est sur que quelque chose est en train de se mettre en place.

Je ne dévoilerai rien de plus de cette histoire. Le résumé du livre me paraît bien suffisant. Les Handle vivent en parfais décalage avec le monde qui les entoure. Nous les suivons dans leur quotidien, dans leur ressenti, leur for intérieur. Des scènes parfaitement bien décrites, pleines d’humour nous emmenant vers un dénouement qui à mon sens donne toute la teneur du livre.

L’histoire m’a semblée très cohérente et (comme je ne trouve pas de mot plus exact) pleine de perspicacité. Un livre dont le titre m’a semblé très bien choisi.

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