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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 17:01

Tu n'es pas la seuleEditions : Le Cavalier Bleu

236 pages

Roman islandais

Traduit de l'islandais par Eric Boury

 

 

Quatrième de couverture :

 

Comment ne pas penser à la comptine des Dix petits nègres en lisant l'étrange roman de Kristin Ómarsdóttir ? Dans un village de pêcheurs islandais, un veuf et ses quatre fils entourent le cadavre de la dernière femme de la famille, qui s'est jetée à l'eau. Le père puis l'un des garçons la rejoindront au Ciel... La famille vit en huis clos, coupée du monde, mais non de l'autre monde où ses membres décédés, qui fréquentent Hemingway et Léonard de Vinci autour d'un Bacardi, observent les vivants. Sous l'oeil distant du jeune Högni, et à travers des dialogues savoureux riches en formules sentencieuses, la mort et l'amour côtoient leur cortège de tabous ans un univers carnavalesque où le monde des morts semble plus réel que celui des vivants...

 

En lecture commune avec A_girl_from_earth  son avis

 

A moi la parole :

 

Avertie par le traducteur du livre dès que je l’ai ouvert, il me fallait accepter l’idée où la communication entre les vivants et les morts soit chose tout à fait naturelle.  Cet avant-propos est vraiment la bienvenue car il informe bien sur l’état d’esprit islandais, l’évolution de la langue et la relation qu’ils ont avec la mort. Une fois acceptée cette cohabitation entre la vie et la mort l’histoire dans laquelle je suis entrée n’est ni une histoire de fantôme, n’a rien de triste ni de morbide puisque les morts sont des personnages me paraissant aussi vivants que les vivants. Elle est écrite par de courts chapitres dont les titres m’ont souvent fait sourire. En la lisant j’avais plus l’impression de lire de courtes histoire bien que tous ces chapitres se suivent bien. Les répliques qui s’y trouvent avec le détachement des vivants lorsqu’ils parlent des morts mais aussi des cadavres est assez ahurissants, drôles voire très drôles.

Tous occupés à préparer les cadavres pour leur voyage dans l’au-delà, les membres de la famille ne semble pas préoccupés plus que ça de cette situation. Leur soucis se pose plus sur des choses pratiques comme la cuisine et le ménage. Les relations qu’ils entretiennent aussi avec le monde extérieur est très mince également.

Ceci dit les réflexions et divagations de chacun des personnages m’ont parues allées tellement loin quelques fois que je me suis sentie quelques fois déconcertée.

Je n’ai pas bien saisie n’ont plus, si au moins quelque chose était à  saisir, la relation des personnages morts de la famille d’Hogni et les autres comme Hemingway, Dieu, Léonard de Vinci.

Mais il est évident que ce monde des morts paraît bien souvent plus vivant que celui des vivants.

Et la fin quand elle est arrivée sans que je l’a devine m’a montré l’histoire d’une façon différente.

Sans être un coup de cœur j’ai trouvé cette lecture intéressante pour l’approche que l’on a sur l’humour islandais et l’histoire est suffisamment originale.

 

Petit extrait :

 

« Si les orteils n’existaient pas, personne n’aurait eu l’idée de fabriquer des glaces en cornet … et lorsque l’on a découvert le vernis à ongles, on s’est mis à vendre des glaces plongées dans un bain de chocolat».

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:58

 

La hache et la terre Olafur Gunnarsson

 

Edition : Gaïa

497 pages

Roman historique islandais – période XVIe siècle

Traduit de l’islandais par Henry Kiljan Albansson

 

Quatrième de couverture :

 

Islande, 1550. La Réforme s’est implantée dans une grande partie de l’île. Dans cette Islande féodale, un homme inflexible se dresse pour maintenir l’ordre ancien : Jon Arason, le vieil évêque catholique des territoires du Nord. Plus encore que sa croyance, celui-ci veut avant tout préserver le libre arbitre de son pays et sa culture. L’Islande, formidable réserve de richesse et de nourriture, refuse de plier face à la domination danoise.

Tout au long de cette épopée guerrière s’exprime rudesse et beauté, simplicité et grandeur de la terre d’Islande et de son peuple.

 

L’Islandais Olafur Gunnarsson est né en 1948 à Reykjavik. Il est l’auteur d’une douzaine de romans. Après Cathédrale des trolls, son premier roman traduit en français Gaïa, 2007), voici La hache et la terre, qui a reçu le prestigieux Prix de Littérature Islandaise en 2004.

 

Mes impressions :

 

Une histoire très centrée sur la rivalité entre catholique et réformés voire plutôt une lutte de pouvoir entre religions et l’intérêt politique.

Le récit nous entraîne à parcourir le territoire islandais à cheval la grande partie du temps, pour suivre l’évolution de cette lutte où chacun y voit son propre intérêt mais aussi, chacun à sa façon celui de l’Islande.

Une lecture qui m’a semblé longue par le rythme très uniforme, une difficulté à bien identifier les personnages au début. Même le déroulement de l’histoire ne me paraissait pas clair dans les premiers paragraphes, l’action semblait être toujours la même. Des passages très longs avec en contrepartie des descriptions très courtes sur certains détails sans comprendre sur quoi ils nous emmènent.

Pour l’histoire qu’il racontait, le livre m’a paru trop volumineux.

 

Je retiens d’avantage le côté historique de l’Islande avec les rapports qu’elle entretenait ou subissait des autres pays, les descriptions des paysages plutôt  que les personnages qui me paraissent dans ce deuxième livre islandais que je lis, trop distants.

 

Après ces quelques mots on pourrait vite conclure que ce livre ne m’a pas intéressé. Pourtant, voici quelques jours que je l’ai refermé et c’est maintenant avec le recul que je commence à l’apprécier, à ressentir davantage le style très narratif de l’auteur.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 20:06

 

Avril - Découverte de la littérature islandaise. Une découverte surprenante !

 


paysage islande

 

 

Pour cette lecture commune où ce pays était à l'honneur j'avais sélectionné deux livres : Les frères jurés - Gunnar Gunnarsson  et  La hache et la terre - Olafur Gunnarsson. Le premier, à été une agréable lecture, riche du côté historique et d'un style que je n'avais j'avais rencontré auparavant. La lecture du deuxième fut plus laborieuse bien qu'intéressante sur certains points.

Jamais je ne me suis sentie aussi surprise dans une découverte de lecture qu'avec le style islandais.  Je n'y ai retrouvé aucun repère. Quelques fois je ressentais une impression de monotonie, dans le rythme, de longueur dans la narration, des personnages trop lointain pour s'y attacher et pourtant intéressants. Cependant, jamais à la fin de l'histoire il m'a semblé avoir lu un livre vide. Je n'ai pas très bien cerné l'état d'esprit des auteurs islandais,  mais  toujours est-il que je suis curieuse d'approfondir cette première rencontre.

 

Voici quelques titres que je me suis noté et avec lesquels je continuerai de faire connaissance avec cette littérature que je trouve si particulière.

 

Au fur et à mesure, un lien vous aménera directement sur la critique du livre.

 

Un moindre monde de Sjón

 

La cathédrale des trolls d'Olafur Gunnarsson

 

Jón l'islandais de Bruno d'Halluin

 

La sagesse des fous d'Einar Kárason

 

Le pêcheur Islandais de Pierre Lottis

 

 

Bien sur si vous avez quelques titres à me conseiller n'hésitez pas, je suis preneuse. De même pour vos commentaires.

 

 

maisons islande

 

Il paraît que l'Islande est le pays où l'on lit le plus, où chaque islandais possède au moins 4 livres, où 1 islandais sur 10 écris un livre.

 

Quelques liens sur l'Islande en générale et sur la littérature islandaise.

 

Toutelislande

 

Bibiomonde

 

Nabbu - littérature islandaise


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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 18:06

Frères jurésFrères jurés – Gunnar Gunnarsson

 

Auteur : Gunnar Gunnarsson

Editions Fayard

356 pages

Roman islandais

 

Quatrième de couverture:

 

Nous sommes en Norvège à la fin du IVe siècle, au début de l’épopée viking. Leif et Ingolf sont les fils respectifs de deux seigneurs : Rodmar et Orn. Ingolf, le sensible, le raisonnable, est de deux ans l’aîné de Leif, l’intrépide. Devant la force de leurs sentiments respectifs, les deux amis décident de se lier à la vie à la mort. Paroles d’enfants ? Non, et c’est ainsi qu’au cours d’une cérémonie officielle ils deviennent « frères jurés ». Désormais, ils sont responsables l’un et l’autre, se promettent fidélité et assistance.

 

Quelques années plus tard, à cause d’une tragique histoire d’amour, les frères de cœur dont bannis des terres de Norvège par un haut dignitaire du royaume. Ils s’établissent alors sur une île lointaine qu’aucune peuplade ne semble revendiquer : l’Islande..

 

Riche des acquis des découvertes archéologiques et des documents historiques sur l’Islande, Gunnar Gunnarsson a tenté de reconstituer aussi fidèlement que possible l’épopée prodigieuse des débuts de l’histoire de son pays. L’auteur a sans doute ainsi élaboré le meilleur ouvrage romancé qui ait jamais été écrit sur ce double sujet : les origines de l’Islande et le début de la saga des Vikings.

 

Régis Boyer, auteur chez Fayard d’une Histoire des littératures scandinaves, a traduit, annoté et post facé ce roman écrit en 1918, dont il considère qu’il constitue la meilleure introduction à l’histoire de l’Islande.

 

Lu en lecture commune de mars/avril sur le Forum Partage Lecture

 

Mon choix c’est porté sur ce livre, roman historique qui fut également ma première lecture islandaise.

Une lecture que j’ai appréciée et qui m’a appris entre autres le réel sens du mot « drakkar » mal utilisé dans la langue française.

Une lecture avec de belles descriptions de paysage et où la notion de temps est toute différente.

Une lecture avec des personnages intéressants pour qui l’honneur est une chose importante voire essentielle, comme le refus de la soumission.

Cependant, j’ai regretté que les personnages secondaires ne soient pas plus mis en avant. De plus, j’aurai voulu en savoir plus sur leur vie au quotidien.

 

Un livre écrit en trois parties.

 

La première partie plante le décor mais principalement nous présente les deux personnages principaux dont les tempéraments sont très différents mais à la fois complémentaire et l’amitié qui les unis. Leur lien et leur caractère influenceront sur leur vie future.

Il y a aussi une atmosphère bien décrite ainsi que les rites religieux avec les dieux et les rituels de sacrifices bien expliqués.

A ce niveau de lecture il n’est pas possible de ressentir la période et le lieu exacte où se déroule l’histoire.

Ils apprennent l’existence d’un pays où aucun peuple ne vit d’où l’envie de le découvrir va mûrir dans leur esprit au fil du temps.

 

La deuxième partie donne un cadre historique plus décrit. L’appel de ce pays lointain se ressent davantage. Les personnages principaux ont grandi, ils sont devenus adultes et reprennent derrière leurs pères le rôle de maître.

En âge de naviguer ils partent en croisière à la rencontre d’autres peuples pour des relations pacifiques ou non.

Les événements laissent à penser que le départ vers l’Islande ne tardera pas.

 

La troisième partie est encore beaucoup plus riche en événements historiques. Le déroulement  est beaucoup plus vivant et mis plus en relief que les deux premières parties.

L’auteur nous présente une Islande à travers de magnifiques tableaux tant les descriptions sont bien écrites. La signification historique des noms donnés à différents lieux est souvent donné en bas de page.

 

Une écriture et un rythme appréciés. La fin m’a plu dans le sens où je l’ai trouvé très symbolique.

Elle m’a paru signifier l’établissement dans ce pays d’accueil et en même temps l’assurance de la continuité. La roue tourne, l’histoire se répète ou plutôt continue car les dernières lignes ressemblent étrangement aux premières.

 

 

Lien wikipédia sur la colonisation de l'Islande ICI

 

carte islande

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