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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 00:00

Le grand feu Le Grand Feu de Jeanne Bourin

Editions Folio 1988 (1985)

597 pages

roman historique XIIe siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors d'un incendie dans le château de Fréteval Isambour jeune brodeuse sur toile est sauvée par Bernold jeune maître ouvrier. Ils tombent amoureux mais comme Isambour est promise à un autre, Bernold n'hésite pas à l'enlever pour l'épouser. Ils vont s'aimer pendant des années avec à leur côté plusieurs enfants. Installés dans les alentours de Blois, Bernold s'est installé pour son propre compte.

Leur amour va pourtant être mis à mal et s'est une autre vie que va connaître Isambour avec des épreuves assez difficiles à surmonter mais qui lui forgeront une certaine force de caractère.

 

Toute cette histoire se déroule au moyen âge au XIIe siècle. Le roman est riche en connaissances de cette époque dans différents domaines et de plus très bien amenées dans l'histoire. Toute la vie quotidienne y est donc bien dépeinte à travers les différents métiers, la mentalité, la médecine, les repas, la vie de famille et bien d'autres thèmes encore avec bien entendu la Grande Histoire en toile de fond.

 

En guise d'exemple nous est donc expliqué l'utilisation des plantes pour soigner tous les maux, l'organisation pour assurer les vivres de toute une famille durant une année, la place qu'occupe la religion dans le quotidien que ce soit les petits comme les grands événements avec en parallèle les pratiques utilisées il y a encore peu de temps.

 

Et puis c'est aussi une époque où un grand développement des villes  mais aussi des villages se produit. L'arrivée d'Adèle Adèle la fille de Guillaume le Conquérant et épouse du comte de Blois apporte également beaucoup de changement dans les moeurs. Comme annoncé dans la quatrième de couverture c'est tout un monde en mutation qui se déroule dans ces pages.

 

Pendant une bonne partie de ce roman je ne me suis pas beaucoup attachée aux personnages. Peut-être cela est-il dû au fait que l'on fait un bond de quinze ans après une centaine de pages qui nous permettent à peine de faire leur connaissance. Je les ais regardé comme témoins d'une époque avant de pouvoir tout de même m'y attacher un peu. Le personnage d'Isambour ne m'a pas beaucoup intéressé au départ mais avec les années, les épreuves et sa ligne de conduite qu'elle tient à suivre tout le long m'ont poussés à porter un autre regard sur elle.

 

Un roman histoire qui est loin de me déplaire par sa construction et sa richesse. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la description des repas et de leur préparation. De quoi avoir les papilles qui s'affolent.

 

Extraits :

 

"Il lui fallait, comme d'habitude, surveiller la cuisson du pain, la fabrication du beurre et des fromages faits avec le lait de ses vaches ou de ses brebis, mais en plus, présider à la salaison des poissons, des quartiers de viande, du lard qu'on ne fumait pas sous le manteau de la cheminée. Elle aidait à la confection du boudin, des saucisses, des cervelas, des rillettes, des pâtés, qui nourriraient, avec le gibier et la volaille comme appoint, toute la maisonnée durant la mauvaise saison".

 

"Dans un autre four de travail à température à peine plus basse, Gerbaut-le-mainé, de son côté, à l'aide d'une tige creuse de métal, cueillait le verre en fusion. Il portait ensuite ce tube à ses lèvres, puis soufflait légèrement avant de l'éloigner pour le tenir contre sa joue, car il ne fallait pas attirer de flammes dans sa bouche".

 

"La diposition de leur demeure était semblable, en plus modeste, à celle du donjon du baron. Deux pièces la composaient,. Au-dessus du rez-de-chaussée qui servait de réserve à vivres, la salle. On y pénétrait par une rampe mobile, escamotable en cas de danger. Au second, la chambre haute, où tout le monde couchait. Des courtines pendues entre es lites les séparaient les uns des autres".

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 04:00

Shim-Chong--fille-vendue.jpg    Shim Chong, fille vendue de Hwang Sok-yong

  Editions Points

  546 pages

  Roman historique Corée

 

 

  lu dans le cadre du Challenge dragon 2012 organisé par Catherine

  et en lecture commune avec A Girl

  Dragon 2012

 

 

 

 

 Malgré son titre, ce livre ne se limite pas à relater la vie d'une geisha mais aussi le cadre historique du 19ème siècle de la Corée. Mon grand regret d'ailleurs est de ne pas avoir beaucoup de notions historiques de ce pays qui m'auraient permise de mieux appréhender les événements. Je me suis quelques fois sentie perdue devant certains noms ou d'autres références comme la révolte de Taiping. A cette époque il y a la guerre de l'opium, la révolte des Taiping, les relations avec le Japon et celles avec l'occident.

 

L'univers des geishas nous est livré tout au long du livre où chaque fille tente de trouver la meilleure façon de s'en sortir. On ressent beaucoup de soumission mais aussi beaucoup d'entraide entre elles. Le trafic sexuel est alors monnaie courante.

 

L'histoire raconte donc l'histoire de Chong élevée par son père et vendue par celui-ci à l'âge de 15 ans. Elle se retrouve concubine d'un vieux chinois pour ensuite se retrouvée dans une maison de plaisir. Par la suite elle se retrouve victime de trafiquants sexuels et est expédié à Formose (l'actuelle Taiwan) puis part à Singapour. Là elle est achetée par un occidentale qui souhaite en faire son "épouse". Chong décide au bout de quatre années de quitter ce dernier pour retrouver ceux qu'elle a laissée à Singapour. Elle devient elle même patronne de maison de plaisir où elle rencontre un prince avec qui elle va vivre de nombreuses années jusqu'à la mort de ce dernier. Ne souhaitant pas restée au rang qu'elle a atteint elle reprend sa vie de geisha en tant que mama dans une maison qu'elle souhaite honorable.

 

Durant tout ce parcours très chaotique où Chong côtoie la misère, l'esclavage, la soumission mais aussi les hauts rangs de la société elle changera à chaque fois d'identité en prenant un nom différent chaque fois. Un personnage intéressant mais qui m'a semblé distant. Je me suis souvent trouvée surprise par la facilité qu'elle avait de se mettre dans la peau de ces différents parfois assez différents mais aussi par la facilité de se détacher de son passé avec les êtres qui en font partis et notamment sa fille adoptive.

Plusieurs fois je me suis demandée si ce décalage de réaction (moi qui suis une femme et occidentale) ne venait pas du fait que l'auteur est un homme. Ceci dit dans le livre il ne porte aucun jugement ni ne part dans le sentimentalisme. Son regard est le même lorsqu'il nous parle du fléau de l'opium que les occidentaux ont apporté en Asie.

Il est vrai que Chong est dotée d'une personnalité volontaire et elle est prête à subir les épreuves avec la ferme intention de ne pas se laisser dominer  mais plutôt renverser les rôles en rendant les hommes soumis à sa volonté et son pouvoir. Malgré tout Chong n'est pas un personnage sans coeur. Elle saura aussi apporter aux autres. Elle connaîtra l'amour, des situations plus qu'agréables mais elle n'hésitera jamais à les abandonner.

 

Un livre plaisant et intéressant mais comme je l'ai déjà dit plus haut ceux qui auront davantage de connaissances historique du sujet sauront certainement bien plus l'apprécier.

 

 

L'avis d'A Girl

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 04:00

Le fantôme de la tour eiffel Le fantôme de la tour Eiffel - Olivier Bleys

Editions Gallimard

410 pages

Roman historique

 

 

 

 

Un roman qui se déroule sur toute la période de la construction de la tour Eiffel avec comme personnages principaux deux ingénieurs embauchés dans les bureaux de Gustave Eiffel, un méchant Gordon Hole ayant fait ses études avec le célèbre constructeur et dont la jalousie semble le mener au pire afin de faire disparaître la tour. On y croise également un cercle spirit communiquant avec les esprits ainsi qu'une ventriloque et une actrice. Tous ces personnages nous entraînent dans une aventure qui se croise avec l'évolution du chantier de la tour.

 

Ce roman nous permet de retrouver une époque bien lointaine dans les rues de Paris, à travers l'état d'esprit et le langage des habitants. C'est d'ailleurs le côté historique qui m'a le plus intéressé dans ce roman en comparaison de l'aventure en elle-même. Suivre par étape la construction révèle d'intéressants témoignages et d'informations.

Un chantier assez gigantesque mais à la fois bien pensé, semble d'ailleurs avoir révolutionné l'état d'esprit de l'époque. Une toute nouvelle dimension qui semblait donner le vertige à beaucoup de contemporains mais aussi donner beaucoup d'espoir aux plus confiants.

 

Un roman assez plaisant à lire.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:10

 

  Lecture offert par les éditions Ginko en partenariat avec le forum Partage Lecture que je remercie.

 

  Léodine l'Africaine

 Auteur : Albert Russo

 Editions Ginko

 205 pages

 

 Ce livre raconte l'enfance et l'adolescnce de Léodine, fille
 de colons,

 Née au Congo Belge au lendemain de la Seconde Guerre
 mondiale, elle apprend adolescente que dans ses veines
 coule du sang noir, celui de son arrière grand-mère,
 esclave en Louisiane.

 Celà va changer sa perception du monde.

 Mais peut-on chager "qui l'on est" ?

 

Albert Russon est l'écrivain par excellence du métissage. Nous allons du Noir au Blanc, de l'homme à la femme, de l'Afrique à l'Amérique du Nord. Il nous fait réfléchir sur nos origines.

 

La description qu'il fait du Rwanda et de la région des Grands Lacs incite à la réflexion.

Nous la connaissons surtout aujourd'hui pour les massacres qui ont eu lieu entre Hutus et tutsis.

 

Russo nous parle d'un paradis perdu, là où nous nous souvenons de l'enfer. Toute la beauté du Congo dans un tourbillon d'odeurs, de jeux de lumière, de sensualités qui vous entraïnent avec une force incompréhensible pour celui qui n'a jamais foulé le continent africain.

 

Avec Léodine l'Africaine, Albert Russo revient sur le terrain de son enfance et nous livre une très belle réflexion sur l'Afrique des années 50 et sur le sens des origines.

 

 

A moi la parole :

 

Comme beaucoup d’autres histoires se déroulant sur la terre d’Afrique j’y ai trouvé un récit nostalgique. Nostalgique des paysages, décrits magnifiquement, mais aussi des relations tissées au fil du temps ; ce qui laissent entendre un temps révolu.

Léodine nous retrace l’histoire de sa famille, tout du moins ce qu’elle en connaît au début de l’histoire depuis ses grands-parents. Le contexte historique qui est d’ailleurs fort intéressant vient compléter l’histoire personnelle des personnages et des lieux.

Le rythme m’a donné l’impression d’une réflexion à voix haute de la narratrice Léodine  à l’âge adulte se souvenant de son enfance et de son adolescence et restant fidèle à la compréhension du monde que l’on a à cet âge.

 

Le voyage entrepris avec ses parents, hormis ce qu’elle subit par une connaissance de la famille, est un excellent témoignage de cette Afrique tant contée avec ses images, ses odeurs, ses contes, son aspect sauvage.

 

Les personnages n’y sont décrits que de façon imprécise telles des silhouettes. La narratrice ne nous en dévoile qu’une partie, le reste est à découvrir entre les lignes ou non dites car Léondine n’en a pas toujours saisi tout le sens.

Tous témoignent des relations qu’il y avait entre noirs et blancs, noirs et noirs, blancs et blancs mais aussi entre celles assez particulières des métisses.

Même si beaucoup de respect existe pour certains envers les noirs, la place et l’estime qui leur sont données en font des êtres considérés inférieurs.

 

Avec sa famille : Bien que les relations soient bonnes et qu’elle y trouve de l’affection, ses origines sont considérées comme un secret de famille qui ne doit en aucun cas être trahit sous peine de perdre ses conditions de femme blanche. Le sujet est d’ailleurs évité. Sa mère et son cousin par qui elle apprend la vérité font en sorte de la rassurer mais en vain.

 

Avec Amélie et Tambwe – employés africains s’occupant de la maison : Léodine les apprécient énormément, leur envie la simplicité qui les caractérise.  Mais l’influence de l’opinion occidentale l’empêche d’établir des relations plus intimes avec eux.

Avec ses camarades de classe  - d’origine occidentale : très difficiles et distantes d’autant plus que Léodine est effrayée à l’idée qu’elles découvrent son secret. Le comportement très médisant de certaines laissera Léondine à ses réflexions qui n’arrive pas à adapter le raisonnement de cette époque sur la seule différence de couleur de peau. Seule Yolande, une métisse, deviendra sa confidente. Une relation que Léodine considère un peu comme une bouée de sauvetage. Elle lui démontrera l’intérêt de ne pas prendre en considération la médisance de chacun afin de se préserver. Léodine sera cependant toujours partagé entre l’envie de devenir réellement amie et celle de couper les ponts avec celle lui rappelant ses réelles origines.

 

Avec Mario-Tendé – frère de Yolande : Un métisse à peau foncée qui ne lui permettra pas de partager la même condition sociale que sa sœur à peau un peu plus claire. Une relation d’amitié s’établit petit à petit entre eux pour devenir une relation un peut plus intime. Léodine l’admire mais n’arrive pas à casser les barrières qui façonnent son raisonnement et l’empêchent de voir les choses autrement.

 

La découverte de ses origines pour Léodine va être très lourde à assumer pour elle. Difficile d’accepter ce sang d’origine africaine qui coule dans ses veines, les a priori  réservés aux métisses, au point de refuser d’avoir elle-même des enfants afin que son secret ne soit pas révélé. La fin se déroule très vite, presque trop vite comme une fuite. Je suis d’ailleurs restée navrée pour Léodine qui visiblement n’a pas eu d’autres solutions.

 

Une lecture plaisante, un beau témoignage, des mots bien choisis pour raconter cette histoire.

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 20:29

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Pour ceux qui suivent, c'est vrai que ce n'est pas du tout le livre du moment. C'est une critique que je gardais sous le coude depuis un petit moment que je n'arrivait pas à terminer.  Et bien voilà c'est chose faite.

 

Comment ne pas parler de Tracy Chevalier  sans faire référence à La jeune fille à la Perle ?  C'est vrai que je m'étais régalée à lire ce livre plein de relief, de vie. En lisant L"innocence je n'ai pas eu la même accroche  et  pourtant  au fur et à mesure des pages les personnages et leur histoire ont fini par me plaire.

Tracy Chevalier nous dépeint le contexte historique de L'innocence aussi bien qu'elle a pu le faire pour La jeune fille à la perle. C'est à Londres et c'est en 1792.

 

C'est d'abord l'histoire d'une famille quittant le Dorset pour s'installer à Lambeth près de Londres. Le père de famille, menuisier de métier et aidé par son fils Jem décide de suivre un cirque et de travailler pour le patron qui lui permet une vie meilleure. Ce patron Philip Atsley, personnage ayant réellement existé, meneur d'hommes et très investit dans son métier utilise à sa guise les talents de chacun et chacune sans qu'il soit permis d'en espérer d'avantage en retour.

 

L'histoire c'est ensuite plein de découvertes pour les deux adolescents Jem et Massie. Aussitôt arrivés, ils font la connaissance de Maggie, une fille de leur âge, qui leur servira de guide. Elle leur fera découvrir Londres et la vie bien différentes du coin tranquille qu'ils ont quittés. Maggie leur apportera beaucoup. C'est une enfant dégourdie et délurée. Sa vie n'est pas à envier. Elle a fait une tragique rencontre quelques années plus tôt, elle doit travailler dur pour participer aux charges de la famille. Les relations avec cette dernière ne sont pas toujours agréables et Maggie à du mal à s'y faire une place. Sa joie de vivre en fait un personnage percutant et intéressant.

La famille de Jem et Massie est plus posée mais ils beaucoup de mal à se faire à leur nouvelle vie.

A travers ces deux familles différentes on peu percevoir le contexte social de cette époque. Le travail de labeur, le bon vouloir des patrons, l'alcool, la misère, la solidarité quelques fois, les déchirures à d'autres. Et puis il y a en toile de fond la Révolution française, la pression du Gouvernement anglais afin d'en éviter la propagation dans leur pays, les trahisons, la délation et la peur.

 

                     Chants d'innocence                

Et puis il y a la rencontre avec William Blake, poéte, illustrateur, peintre. Un personnage en marge qui se veut libre et dont beaucoup se méfient pour ses idées favorables à la Révolution française. Il est le voisin des enfants, il les impressionnent et les émerveillent tout à la fois. C'est  à son contact que les enfants s'ouvriront sur le chemin un peu chaotique de l'adolescence, de l'innocence à l'expérience. Il les accompagne dans l'explication des contraires qui est d'ailleurs très amusante à suivre.

 

Oui mon garçon, oui ma fille, la tension entre les contraires, voilà ce qui nous fait devenir nous-même. Nous avons en nous l'un comme l'autre se mélant, se heurtant, crépitant. Nous lumière, nous sommes pénombre. Nous sommes en paix, nous sommes en gueurre. Nous sommes innocents, mais nous ne sommes pas nés d'hier.

 

L'histoire c'est aussi le lien qui se tisse entre Maggie et Jem et évolue tout le long de l'histoire pendant que Massie ne semble pouvoir s'échapper des charmes du fils de Philip Astley.

 

J'ai apprécié de parcourir Londres à travers ses chemins parfois dangereux, y voir la vie de ces hommes et femmes, leur lien social, toutes les découvertes de ces enfants. La description du travail des boutons que fabriquent Massie et sa mère m'a aussi beaucoup plu, spécialité de leur région d'origine.

 

 

    William-Blake.jpg     Du fait qu'il soit méconnu, Tracy Chevalier a choisit de placer William Blake en personnage secondaire dans son livre. Le regard qui y est porté se fera à travers celui des adolescents. Sa connaissance à travers les conversations qu'il entrediendra avec eux.

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 10:29

 

 

Joconde                                                                                       

Edition : J'ai lu

 

506  pages


Roman historique – Renaissance italienne

 

 

Quatrième de couverture :

 

1469. Les Médicis règnent sur Florence. Laurence, « le Magnifique », n’a que vingt et un as quand il reprend le flambeau, mais on devine déjà en lui un mécène qui va fertiliser cette galaxie sensible et explosive qu’on appellera plus tard la Renaissance…

 

Une distribution fabuleuse ! A commencer par Léonard de Vinci et ses recherches désordonnées qui le conduisent de Rome à Milan, de la cour des Borgia à celle des rois de France, de la musique et des machines volantes à Mona Lisa.

 

Une vie d’artiste, de nomade. Il côtoie Machiavel, à la verve florentine, mais aussi celui qu’il considère comme son rival, Michel Ange, englué dans ses conflits avec le Vatican, et puis Botticelli, Raphaël, toute une pléiade de génies dont le rayonnement ne cesse de croître… C’était au temps où la Joconde parlait…

 

Jean Diwo : Journaliste, grand reporter à Paris-Match, fondateur et directeur de Télé 7 Jours, il a quitté la presse il y a dix ans pour la littérature. Lauréat de l’Académie française en 1982, il renoue ici avec le style « roman historique » choisi pour Les dames du faubourg et Les violons du roi.

 

Mes impressions :

 

Un roman dynamique partagé en plusieurs chapitre pour suivre l’évolution de chaque artiste. Il y a bien sur les incontournables : Léonard de Vinci, Michel Ange, Botticelli, Raphaël mais bien d’autres encore ayant eu leur place parmi les grands. J’ai d’ailleurs découvert Antonello da Messina qui fit le trajet jusqu’à Bruges afin de connaître le secret de la peinture à l’huile.

Le contexte histoire ne manque pas d’être décrit étant donnée la relation étroite qu’entretenaient les artistiques avec les rois, les papes et autres grands de l’Italie.

 

Le contexte historique n’est pas particulièrement développer mais le roman est très fluide à lire et les dialogues donnent de la vie aux personnages.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:06

Petit Louis dit XIVEditeur : Seuil

 

596 pages

 

Roman historique – Epoque moderne XVIIe siècle

 

 

Quatrième de couverture :

 

Il était une fois… l’enfance d’un roi : Petit Louis, dit XIV. De deux galaxies incompatibles, Anne d’Autriche (Espagnole fantasque, comploteuse, hardie, ennemi de Richelieu) et Louis XIII (dévot, taciturne, chaste, vibrant à certaines amitiés), naîtra, à la suite d’un orage propice, le 5 septembre 1638, Louis XIV.

 

Ce chérubin tant attendu, ce « Dieudonné » est poupon bien dru, sorte de Gargantua, qui assèche une flopée de nourrices et apprend le monde à travers complots, cajoleries, chuchotis. L’oreille de ce bambin royal sera bercée de mille châteaux en Espagne, des colères du Roi, dont l’enfant a une peur bleue, d’événements historiques (la révolte des Va-Nu-Pieds en Normandie, 1639-1640), d’échos de conspirations, de terreur (panique de la Reine à qui le Roi veut toujours retirer ses enfants), mais aussi de chansonnettes, légendes, contes, jeux délicieux, etc.

 

Les mémoires de Pierre de La Porte, favori de la Reine, puis premier valet de Louis XIV enfant, traversent le roman de part en part et nous emmènent hors du château, par les villes et le pays.

C’est ainsi que l’on arrive à la merveilleuse et longue agonie hallucinée de Louis XIII. Le 14 mai 1643, Petit Louis devient le Roi-Soleil. Il règnera très longtemps…

 

Bâti sur du vrai, du vraisemblable, écrit dans une langue populaire du XVIIe siècle remaniée, et pour ainsi dire restitue admirablement pour le lecteur d’aujourd’hui, c’est l’Histoire de France racontée par Duneton de façon complètement neuve et ingénue, c’est la crèche qui recommence avec un drôle de Petit Jésus : Petit Louis !

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Une façon bien originale de découvrir Louis XIV. C’est toute son enfance qui sert de fil conducteur. Cependant, l’histoire commence bien avant sa naissance. Une naissance tant attendue qui a dû passer des obstacles tant de conception que de diplomatie.

 

J’ai aimé ce roman pour son dynamisme, son originalité et sa richesse.

 

Nous sommes dès le début plongé dans l’ambiance de cette époque. La grande Histoire et l’histoire plus intime des grands personnages de cette période se croisent. L’auteur s’appuie d’ailleurs sur les mémoires d’un favori de la Reine, nommé De La Porte, qui apporte beaucoup d’authenticité. Nous entrons dans les coulisses du Royaume et suivons les relations entre Louis XIII, Anne d’Autriche, Richelieu, Mazarin et bien d’autres personnages. Le contexte religieux y est aussi très bien décrit. On comprend alors dans quel contexte Petit Louis est arrivé, l’enfant tant désiré de ses parents et de la France entière.

 

S'y rajoute tout au long de l'histoire des anecdotes intéressantes qui nous font découvrir Louis XIV et le rend plus proche.

 

J'ai aimé le dynamisme du roman et sa richesse sur l'histoire de cette époque.

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 21:50

Amours blessées Jeanne Bourin 

Roman historique : Renaissance

Edition :Folio 

415 pages

 

Quatrième de couverture :

 

« Te souviens-tu , Guillemine, du printemps de nos quinze ans ? C’était au temps du roi François, premier du nom. » Ainsi parle Cassandre Salviati, à qui l’on vient d’annoncer la mort de Pierre de Ronsard. Ils se sont rencontrés un jour d’avril 1545, à la Cour. Jeune poète alors inconnu, il écrira : « Je la vis, j’en fus fou. » Il est clerc tonsuré et ne peut se marier. Elle épousera Jean de Bray, un seigneur du voisinage. Mais Cassandre et Ronsard ne cesseront de s’aimer, de rompre de s’aimer encore. Toujours. C’est quarante ans de sa vie que Cassandre évoque ici. Inspiratrice de Ronsard, parente de Catherine de Médicis, elle est surtout une femme de la Renaissance, cette époque contrastée où les arts et la littérature florissent, tandis que les femmes perdent leurs droits acquis au Moyen Age et que les guerres ravagent le pays.

 

Mes impressions :

 

Un livre qui m’a fait découvrir Jeanne Bourin, Ronsard, ses poèmes et sa muse Cassandre.

C’est un livre très riche, écrit avec beaucoup de finesse et de fluidité. Il nous raconte beaucoup plus qu’une histoire d’amour.

 

Le choix de l’auteure de donner la parole à Cassandre, personnage principal, m’a paru judicieux. Remise au devant de la scène elle lui redonne l’importance qu’elle a eue auprès de Ronsard mais aussi l’importance qu’elle n’a pas eue durant sa vie de femme.

 

J’ai beaucoup apprécié la personnalité de Cassandre. Bien que très attentive à suivre de près les bonnes conduites de l’époque elle ne se considère pas pour autant une femme complètement soumise et dans les limites du possible montre une certaine résistance. Un personnage attachant, vivant malgré la ligne de conduite très stricte qu’elle s’impose.

 

L’approche de Ronsard est différente. Nous suivons son évolution de poète et comme il sera tenu éloigné sur des périodes plus ou moins longues l’écriture nous donne bien la sensation d’un personnage plus ou moins lointain (espère que vous m’avez comprise).

Ronsard est un homme qui aime la vie, la savoure et dont le seul but est d’en profiter pleinement. Il finira cependant à accepter le pacte que lui impose d’une certaine façon Cassandre.

 

Le récit est parsemé de poèmes. Je l’ai bien envié Cassandre de les recevoir !

 

Des autres personnages il peut être cité bien sur le mari de Cassandre. Un être que l’on ne tarde pas à détester tant son comportement est grossier vis à vis de sa femme.

 

Les relations avec sa famille pendant sa jeunesse est également un témoignage sur l’éducation des jeunes filles dont la finalité était le mariage.

 

Une histoire d’amour très forte mais condamnée par les principes de la Renaissance où la femme est soumise.

 

L’auteure ne se contente pas de nous conter une histoire d’amour elle nous dépeint la société de la Renaissance de façon très éclairée avec beaucoup de détails forts intéressants. Les situations, les personnages, leur rang, le cadre historique sont décris de façon à rendre très vivante cette histoire mais aussi fidèle à cette époque. On ressent un travail approfondi de recherches.

 

Un livre à mettre dans toutes les mains des amateurs de romans historiques.

 

« Si ma main, malgré moi, quelque fois

De l’amour chaste outrepasse les lois

Dans votre sein cherchant ce qui m’embraise,

Punissez-la du foudre de vos yeux,

Et la brûlez : car j’aime beaucoup mieux

Vivre sans main, que ma main vous déplaise »

 

Pierre de Ronsard

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:53

 La cour des dames tome 3

Roman  historique : Renaissance

 

Edition : J'ai lu

 

Nombre de pages : 304

 

Quatrième de couverture :

 

Un royaume de France au bord du gouffre, menacé par des guerres incessantes et par un conflit religieux de plus en plus sanglant. Le feu des fêtes et celui des bûchers, l’ardeur des batailles et celle des luttes de palais. Un souverain dépassé par les événements, ballotté entre deux familles – les Montmorency et les Guises – plus avides que jamais de pouvoir et de richesse. Une reine d’Ecosse, une bâtarde légitimée… Une favorite, Diane de Poitiers, parvenue au sommet de la puissance et de la gloire, mais qui fait passer sciemment ses intérêts avant ceux du pays… La chute de Saint-Quentin, la joute des Tournelles, le tumulte d’Amboise… Et puis une reine, encore humble, discrète, mais dont l’intelligence et le caractère assoient peu à peu l’autorité avant que le destin ne la propulse au tout premier plan. Voilà le cadre où évoluent, où se débattent mêmes, les demi-frères Gautier et Simon de Coisay, devenus père et oncle de la jeune, belle, inoubliable Françoise – ou le mariage haut en couleurs de la grande Histoire et de la petite.

 

Mes impressions :

 

Ce troisième tome qui achève la série reste sur le même ton que les précédents. Cependant la grande Histoire laisse davantage de place à la petite. Les grandes lignes qui demeurent du début à la fin portent sur les relations entre catholiques et les huguenots. Nous en suivons l’évolution pour chacun des personnages.

En parallèle et ce qui m’a intéressée dans le roman est le cheminement que réalise Catherine de Médicis. Petit à petit cette reine s’impose dans le rôle qui lui dévolue à la mort d’Henri II. Un personnage dont l’auteur sait nous intéresser et dont il paraît nous inviter à la découvrir un peu plus. En ce qui me concerne c’est gagné !

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:37

La cour des dames tome 2

Roman historique : Renaissance

    

Nombre de pages : 413

Quatrième de couverture :

  François Ier règne sur une France déchirée. Le roi et ses trois fils sont les instruments de l'ambition de deux femmes d'exception : Anne de Pisselieu, confidente de la sœur du roi, et Diane de Poitiers, soutenue par le puissant comte de Montmorency, intime du futur Henri II. Alliances, trahisons, passions, Anne et Diane ne négligeront rien pour accroître leur influence sur les sphères royales et religieuses. Dans cette période de tumulte et de haine, deux frères : Simon et Gautier, modestes écuyers, sont les témoins privilégiés de ces enjeux qui les dépassent, mais décisifs dans l'histoire de France. Les fils de France est  le second volet de la saga historique La cour des Dames.

 

Mes impressions :

 

Dans la continuité de la Régente noire ce deuxième tome démarre par le mariage du Dauphin Henri avec Catherine de Médicis. La régente Louise de Savoie décédée, la monarchie n’en demeure pas moins « guidée » par deux femmes, d’une personnalité très affirmée, Anne de Pisselieu maîtresse du roi François 1er et Diane de Poitiers celle du Dauphin.

Les revirements de situations ponctuent le roman qui s’achèvera par le couronnement d’Henri après la mort de son père.

 

Tout comme le premier tome j’ai beaucoup apprécié les qualités de narrateur de Franck Ferrand qui s’appuie sur les faits historiques. Ces notes en fin d’ouvrage son toujours intéressantes. Elles annoncent qu’elle importance se partagent l’histoire et le romanesque. Les personnages et leur situation à ce stade de lecture nous sont devenues familière ce qui apporte une plus grande facilité à la compréhension. Nous suivons les rapports entre catholiques et protestants, les relations entre le roi de France et l’empereur Charles Quint, les relations plus personnelles des membres de la cour.

Ce roman nous apporte de bons repères historiques sans toutefois nous noyer de détails. D’ailleurs certains personnages de l’époque n’y figurent pas ou si peu.

 

Comme le premier tome celui-ci est à recommander Rendez-vous maintenant avec le troisième tome.

 

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Published by unepauselivre - dans Roman historique
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