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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 04:00

Nefertiti-canne-a-sucre.jpg Néfertiti dans un champ de canne à sucre de Phlippe Jaenada

Editions Pocket

282 pages

roman

 

 

 

Pas facile d'écrire un avis sur un livre que l'on a lu depuis déjà quelques temps. L'impression que l'on a juste après la lecture s'évapore tout doucement et il est plus difficile alors d'être spontanée. C'est pourtant ce qui m'arrive pour ce livre, lu bien avant de partir en vacances.

Je vais donc m'efforcer de restituer au mieux mon ressenti en m'aidant des quelques notes par ci, par là que j'ai laissé traîner.

 

Loin des histoires d'amour "classiques" cette histoires pas comme les autres est à la fois torride, cruelle, plutôt déjantée et quoi d'autre encore ? très explosive. Philippe Jaenada ne m'était pas inconnu mais sans plus, le livre attendais depuis pas mal de temps d'être lu et maintenant que c'est chose faite, je ne pense pas oublier de si tôt cet auteur qui m'a assez surpris dès le début mais aussi séduit par cette histoire et son style d'écriture.

 

Titus et Olive forment un couple peu banal vivant une grande passion. Mais cette passion les entraîne plutôt vers la destruction parfois violente et l'on se questionne bien souvent jusqu'où elle les ménera.

Les deux personnalités semblent aux antipodes par leur tempérament et en même temps bien se compléter.


Titus, le narrateur, entouré par ses nombreux amis et ex-copines est considéré comme l'éternel célibataire, d'une nature plutôt tranquille il n'a jamais connu jusqu'à la rencontre d'Olive le grand amour. Depuis cette rencontre il est fou d'amour sans pouvoir s'expliquer pourquoi il l'aime.


Olive, rapidement surnommée "l'extra-terrestre" sort complètement de la conformité. Tout d'abord un look très décalé, se considérant comme une moins que rien avec des relations où la soumission semble être sa règle de conduite. Sa personnalité par son langage, ses idées, sa spontanéité peut autant séduire que choquer ou faire fuir.  

 

D'une plume toute personnelle Philippe Jeanada livre une histoire avec un humour qui ne m'a pas déplu sur un rythme bien tonique.

J'y ai bien apprécié les descriptions très imagées de l'auteur, les leçons théoriques que Titus nous livre pour "niquer avant le lever du soleil". C'est cru mais heureusement on n'est pas obligé de prendre tout au premier degré.Et j'ai également apprécié les lapins qui s'immiscent dans l'histoire.

 

Une découverte d'auteur que je considère assez bien réussie et pense bien continuer à le découvrir.

 


 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 04:00

la-petite-fille-de-menno.jpg La petite fille Menno de Roy Parvin

tiré du recueil La forêt sous la neige (éditions Phébus)

Editions Libretto

106 pages

 

 

 

 

Une histoire qui ne m'a pas transporté mais qui malgré tout ne m'a pas laissée de marbre et où j'y ai trouvé beaucoup de sensibilité.

 

Linsay qui vit en Californie décide de se rendre dans l'est américain pour rendre visite à sa famille. Plutôt que de choisir un transport rapide elle préfère un long trajet en train. Pendant tout le trajet c'est un peu un retour à la vie qu'elle recherche. Elle a quarante ans, son ex-mari décédé maintenant l'avait quitté pour une autre. Depuis elle semble que sa vie s'est un peu arrêtée. Pendant longtemps elle recherche la raison de cet abandon, pourquoi est-il parti dans une région isolée, qui est cette femme pour qui il la quitté ? Tout un tas de questions qu'elle se pose à travers les paysages très variés de son voyage.

Par les quelques rencontres qu'elle fait dans les différents trains elle commence à se sentir un peu revivre, un peu une autre.

Mais les conditions météo vont modifier sons voyage. Alors qu'elle doit faire un arrêt dans le village de son ex mari prénommé Whit, une tempête de neige empêche le train de repartir.

C'est alors qu'inévitablement elle rencontre la deuxième femme de Whit. Cette rencontre permettra aux deux femmes de découvrir les différentes facettes de Whit car chacune semble avoir vécu avec une personne différente. Une rencontre quelque peu déroutante, dérangeante mais qui apportera beaucoup aux deux femmes.

 

Cette histoire a été adaptée à l'écran par Claude Miller sous le nom de Voyez comme ils dansent en 2009.

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 04:00

philosophie-de-la-vie-conjugale.jpg  Philosophie de la vie conjugale

 d'Honoré Balzac

 Editions Folio

 85 pages

 

 Lu dans le cadre Grands Classiques organisé par Natou

 

classiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Arrivé à une certaine hauteur dans la latitude ou la longitude de l'océan conjugal, il se déclare un petit mal chronique, intermittent, assez semblable à des rages de dent..."

 

Voici la première phrase de la Philosophie de la vie conjugale qui nous place directement dans le contexte.

 

Bien différent du précédent livre que j'ai lu de Balzac "La Maison du chat qui pelote" par l'écriture, cet ouvrage nous fait part du sentiment de Balzac envers le mariage, ses travers, son cheminement et propose un comportement à y adapter afin que ce périple puisse apporter le meilleur de lui-même.

Pour cela il illustre les comportements des deux parties à travers deux époux qui ont passé depuis déjà quelques temps l'étape de la lune de Miel. Caroline et Auguste nous font partager les petites scènes bien caractéristiques qu'il est courant de rencontrer dans cette union.

 

Bien sur, nous trouvons à travers le texte des éléments qui nous démontre bien qu'il s'agit d'une époque bien différente de la notre. Cependant, le sujet ainsi que ces déboires restent bien actuel. La confrontation de l'homme et de la femme semble être gravé sans que l'on puisse trouver beaucoup de grandes modifications dans le comportement type.

 

Certaines vues de l'auteur sont très fines dans la comparaison qu'il donne. Certaines vérités sont difficiles à contester, on en souri, on peut éventuellement rire jaune. C'est un livre que j'ai trouvé très plaisant surtout en ayant à ce jour du vécu sur ce sujet .

 

Voici quelques autres phrases puisé au fil des pages :

 

"Règle générale : Aucun homme n'a pu découvrir le moyen de donner un conseil d'ami à aucune femme, pas même la sienne."

 

"Axiome : Quand un mari et une femme se tiennent, le diable seul sait celui qui tient l'autre."

 

"Les malheurs de 1814 affligent toutes les existences. Après les brillantes journées, les conquêtes, les jours où les obstacles se changeaient en triomphes, où le moindre achoppement devenait un bonheur, il arrive un moment où les plus heureuses idées tournent en sottises, où le courage mène à la perte, où la fortification fait trébucher. L'amour conjugal, qui, selon les auteurs, est un cas particulier d'amour, a, plus que toute autre chose humaine, sa Campagne de France, son funeste 1814. Le diable aime surtout à mettre sa griffe dans les affaires des pauvres femmes délaissées, et Caroline en est là."

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 04:00

Tous les petits animaux

Tous les petits animaux

de Walker Hamilton

Editions 10/18 - 2000

135 pages

roman écossais

  amour-coeur-00011

 

Lu dans le cadre du challenge Animaux du monde organisé par Sharon.

 

Animaux du monde

 

 

 

 

 

 

Cette histoire semble un conte, une histoire touchante que l'on peut voir sous différents aspects. L'histoire de deux personnages un peu décalés que le hasard va faire se rencontrer. Bobby, un homme de 31 ans est resté dans sa tête un enfant suite à un accident de voiture. C'est lui le narrateur et par son esprit enfantin il donne un touche encore plus émouvante à cette histoire si peu commune.

 

Lorsque sa mère meurt, il se retrouve confronté à son beau-père qu'il surnomme "Le Gros" et qui est un homme cruel. Il parvient à s'enfuir et c'est alors qu'il rencontre Monsieur Summers, un homme solitaire dont on découvrira plus loin son sombre passé.

 

L'activité de ce dernier consiste à enterré tous les petits animaux ayant été victimes de la cruauté des hommes. Munis d'une truelle, il ramasse sur la route les lapins, les hérissons et même les escargots pour leur offrir un enterrement digne de ce nom pour ces êtres qu'il respecte plus que tout. Il n'hésite pas non plus à se confronter à certaines personnes de façon assez brutale pour défendre sa cause. Vivant caché dans la nature, il évite le contact prolongé avec le genre humain.

 

Bobby voit en lui une personne qui lui apportera tout le réconfort et l'attention dont il a besoin et il décide de rester auprès de lui. Leur aventure nous fera partager de bons moments comme des moins bons jusqu'à ce qu'à la fin, la décision qu'ils prennent tous les deux change le cours des événements.

 

Le langage de Bobby est plaisant, parfois drôle par ses réactions innocentes qu'il peut avoir sur le monde qui l'entoure. Bien qu'il ne possède pas toutes ses facultés mentales, il fourni tous les efforts possibles afin de pouvoir mieux appréhender les obstacles qui se trouvent sur son chemin.

On ressent également tout le sérieux que les deux hommes, chacun à sa façon, mettent dans leur existence.

 

La fin n'arrive pas par un grand suspens mais elle est tout à fait en concordance avec le récit.

Un récit qui fait du bien à lire et qui nous montre la vie sous un facette bien différente.

A découvrir.

 

 

Ce livre a été adapté au cinéma en 2001.

 

 

L'avis de Folfaerie

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:32

birmane Birmane

de Christophe Ono-dit-Biot

Editions Pocket

408 pages

 

 

Lu dans le cadre du Challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

 

Dragon 2012

Lu en lecture commune avec Ys

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plaisir de lire cette histoire présentée comme une "folle histoire d'amour entre un jeune homme naïf, une médecin humanitaire et un pays à la beauté hypnotisante" qu'est la Birmanie, s'est vite transformé pour moi en déception. Il était également écrit que cette aventure palpitante plonge le lecteur au coeur du plus fascinant pays d'Asie. Je n'ai pas trouvé l'aventure palpitante et la présentation de ce pays véritablement fascinant ne m'a pas du tout satisfaite.

 

Tout d'abord l'histoire en elle-même m'a semblée ne pas s'accorder avec le décor. Même s'il est fait notion de l'attachement à ce pays, je n'ai pas ressenti le lien entre les personnages et la Birmanie. Comme si l'histoire aurait pu se dérouler dans n'importe quel pays. L'histoire des personnages ne m'a pas séduite ni leur personnalité et surtout César, le narrateur, le jeune homme naïf. Son portrait m'a semblé ambiguë. Présenté à la fois comme un homme terne, banal, peu sur de lui, gaffeur mais arrivant malgré tout et tout au long du roman à affronter certaines situations que jamais aucun autre n'a réussi à entreprendre. Même son prénom m'a agacé, César ! un peu pompeux tout de même.

 

Je me suis toujours donné la règle en entamant un livre d'écouter ce que l'auteur a à raconter sans me permettre d'imposer ce que moi j'avais envie de lire. Mais là cette fois-ci même avec une bonne volonté, je n'ai pas réussi à me laisser entraîner dans l'histoire.

 

La Birmanie telle qu'elle nous est présentée parait bien floue. Je ne l'ai pas bien aperçue. J'en attendais bien plus. On me l'a déjà racontée à travers le récit d'un voyage entrepris par une personne de mon entourage. Le récit m'avait parut plus éloquant.

 

L'obsession de César qui souhaite rencontrer à tout prix pour l'interview de sa vie un important trafiquant de drogue le conduit dans des situations bien délicates mais à la fois cadrées par les personnes de son entourage. L'évolution dans sa démarche semble parfois tirée par les cheveux. Quant aux relations occident/orient telles qu'elles sont présentées m'ont assez agacées. Seuls les occidentaux qui ont brisé leur liens avec leur pays d'origine sont indéniablement les meilleurs.

 

L'écriture aussi m'a surprise. La présence assez fréquente de phrases sans verbe m'a souvent fait déraper dans ma lecture. Je pensais avoir mal respecté la ponctuation ou avoir mal lu. Mais non, c'était bien comme ça. Je n'adhère pas vraiment.

 

Mais ma déception fut à son comble en approchant de la fin où l'histoire va frôler le domaine du surréalisme. Le passage du "héros"  en "cavale" dans un lieu paradisiaque avec sa belle (Julie) m'avait déjà semblé un peu trop mystérieux et manquant d'explications. Quant à la transformation de Julie en libératrice du pays en se transformant en déesse mais également en animal m'a vraiment éloigné de ce livre.

 

Je pensais lire un livre sur la Birmanie mais cette histoire superposée m'a plutôt laissée sur ma fin.

 

Malgré cette déception, je ne refuserai pas de découvrir un autre livre de l'auteur bien au contraire.

 


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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 04:00

La maison du chat qui peloteLa maison du chat qui pelote de Balzac

Editions Le Livre de Poche

86 pages

 

classiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Cette nouvelle, écrite en 1829 et plus tard placée par Balzac en ouverture de La Comédie humaine, est un tableau vrai, tableau du Paris commerçant - Le Marais et la rue Saint-Denis - que l'écrivain prend plaisir à peindre. Un tableau de moeurs, également, et son premier titre, Gloire et malheur, laissait plus directement deviner que s'y jouait le destin d'une femme : "Les humbles et modestes fleurs, écloses dans les vallées, meurent peut-être quand elles sont transplantées trop près des cieux, aux régions où se forment les orages, où le soleil est brûlant."

 

A moi la parole :

 

Lire Balzac s'est découvrir un univers à travers de longues descriptions comme se planter devant un tableau et ne plus en bouger tant que chaque élément, chaque détail n'est été commenté, étudier. Une fois cette étape réalisée les personnages sont alors mis plus en avant pour nous dépeindre à leur tour une scène de vie, l'affrontement entre des êtres selon leur caractère, leur situation, leur milieu, leur sensibilité.

 

Le style de Balzac, je pense que l'on aime ou l'on aime pas. Je me plaît à le lire et c'est avec cet auteur que je souhaite commencer et même poursuivre le challenge des grands classiques qui a été organisé par Natou. Un auteur déjà (un peu) lu et que je vais avoir le plaisir de relire.

Bien que je possède le tome 1 de l'intégrale, je me suis retrouver en possession du livre de poche de cette histoire dont la préface nous apporte des éléments intéressants sur cette oeuvre et la relation avec l'auteur.

 

Pour suivre donc le style de Balzac, lire La Maison du chat qui pelote c'est tout d'abord aller à la découverte d'une maison familiale, située rue Saint-Denis à Paris, dans le commerce du textile. Seule la prospérité du commerce semble être la préoccupation de ces marchands. Les journées sont toutes organisées sur le même rythme, les registres bien tenus, un magasin bien achalandé. Aucune fantaisie ne doit venir rompre leur routine, aucun sou ne doit être dépenser inutilement. Les besoins vestimentaires, les sorties occasionnelles sont toutes faites avec un esprit économe et surtout pas pour apporter en premier lieu du plaisir.

 

Dans cette première partie nous profitons des descriptions d'un quartier commerçant de Paris ainsi que celles de cette Maison à l'enseigne si particulière et des habitudes bien réglées de cette famille bourgeoise de commerçants.

 

Est également abordée l'éducation des deux filles Virginie et Augustine qui suit la même règle : rigueur et dévotion. Tout est mis en oeuvre afin de suivre une régularité sans aucune ouverture sur d'autres occupations, jugées bien futiles, que le commerce et une maison tenue comme il le faut.

Bien qu'Augustine arrive à échapper, pour ses lectures, à la surveillance sévère de sa mère, les deux filles vivent dans un univers à l'horizon bien raccourci en pensant ne pas pouvoir trouver mieux ailleurs. La gaieté ne semble pas avoir la première place dans cette maison mais cette dernière semble ne pas souffrir de tristesse ni de remords.

 

Lorsqu'Augustine fait connaissance avec le peintre Théodore de Sommervieux c'est en fait deux mondes bien différents qui se rencontrent. Cette rencontre les conduira vers un mariage d'amour qui sera mis en opposition par l'auteur à un mariage arrangé pour la fille aînée Virginie avec le premier commis du magasin de ses parents.

Après un début rempli de bonheur, Augustine s'est vu confronter à la lassitude de son mari et n'a pas su s'adapter à cette situation. Son éducation rigide ne l'ayant pas armée pour côtoyer la vie d'un artiste, sa naïveté et son manque de sensibilité n'a fait qu'accroître le détachement de son mari. Malgré ses efforts pour parvenir à récupérer son bonheur, la personnalité d'Augustine n'a pas été à la hauteur, voire n'a fait que séparer d'avantage les époux.

Lorsqu'elle va chercher du réconfort auprès de sa famille elle n'obtient que réserve de la part de sa soeur et indignation de la part de ses parents. Elle perçoit alors le décalage qui s'est installé entre elle et ses proches du fait de son mariage soumis à la passion et non aux sages décisions qui passent les plaisirs de la vie conjugale bien après une vie bien rangée, structurée et cherchant plutôt le bienfait de leur commerce sur la longue durée.

Même son entrevue avec la maîtresse de son mari la comtesse de Carigliano ne pourra lui apporter l'ouverture d'esprit dont elle aurait tant besoin. Sa vie ne sera plus alors qu'un vide sans que rien puisse l'en sortir.

 

Un histoire dont j'ai aimé le déroulement et qui malgré l'évolution de moeurs me semble bien utile tout de même de nos jours.

 

 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 04:00

birmane Birmane de Christophe Ono-dit-Biot

Editions Pocket

408 pages

Challenge Dragon 2012 organisé par Catherine

 

Dragon 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Quatrième de couverture :

 

Couronné par le prix Interallié en 2007, Birmane racontait une folle histoire d'amour entre un jeune homme naïf, un médecin humanitaire, et un pays à la beauté hypnotisante : la Birmanie. Sur fond de paranoïa, de pierres précieuses, d'opium et de nuits fauves, cette aventure palpitante plongeait le lecteur au coeur du plus fascinant pays d'Asie.

Quelques semaines après la parution, des milliers de moines défiaient la dictature. Et "The Lady" Aung San Suu Kyi devait ensuite recouvrer la liberté.

Quatre ans plus tard, la démocratie ne règne pas pour autant sur le pays aux dix mille pagodes. Et l'histoire de César et Julie pourrait encore se passer aujourd'hui.

 

Une lecture commune prévue avec Yspaddaden.

La parution des avis est prévue pour le 1er mai. La parution de nos avis est reportée au 15 mai.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 05:00

Formule préférée La formule préférée du professeur de Yoko Ogawa

Editions Babel

244 pages

Roman japonais

Lu dans le cadre du challenge Dragon 2012 organisé par Catherine.

 

Dragon 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce roman nous livre ici une rencontre d'une aide ménagère (la narratrice) et d'un ancien mathématicien chez qui elle vient faire le ménage. Mais ce n'est pas seulement cette rencontre qui est au centre du roman c'est aussi celle avec les mathématiques. Les mathématiques de hauts niveaux mais qui prennent ici une apparence bien plus poétique et élégante que celle que l'on peut avoir d'habitude.

 

Malheureusement, le mathématicien a eu un accident de voiture qui lui a laissé comme séquelle une capacité de mémoire limitée à 80 minutes. Il garde toutefois sa mémoire de ce qui s'est passé avant l'accident.

 

Le contact est un peu difficile à s'établir au début mais petit à petit se créer une complicité où les mathématiques servent de lien. Il y a aussi Root, le fils de 10 ans de l'aide ménagère qui partage cette relation avec comme point commun avec le professeur la passion du base-ball.

 

J'ai beaucoup aimé cette alchimie qui s'est crée avec ces trois personnages. Chacun apportant beaucoup aux deux autres sans s'en rendre compte.

Toute l'histoire se passe principalement dans le modeste pavillon du professeur sans toutefois m'avoir apporter la sensation d'étouffement. Les quelques sorties entreprises donnent l'occasion de connaître autrement le professeur. De faire deviner ce qu'il a été mais en même temps ce qu'il est devenu. Je ne sais pas si je suis claire dans mon propos mais je ne sais pas comment le dire autrement. Son habitude de se coller des notes sur son corps pour lui servir de mémoire m'a fait à la fois sourire et de la peine. C'était comme un message pour nous lecteurs de bien se rappeler de temps en temps la conditions dans laquelle il vivait.

 

Ce qui m'a surpris au début c'est le ton de la narratrice. Je le trouvait un peu trop lisse. Je pense que cela était peut-être pour marquer sa condition sociale, le respect envers le professeur et peut-être aussi un trait de caractère d'une personne calme et bonne.

 

Concernant les maths, le domaine du professeur était celui des nombres premiers. Un domaine qui m'est a priori plus sympathique que d'autres. Mais tout comme l'aide ménagère, je fus surprise par tous les chemins que l'on peut parcourir avec eux. Il me semble d'ailleurs que les mathématiciens au contact des chiffres finissent par les considérer comme une personne à part entière en leur attribuant à chacun une personnalité bien définie.

 

Quant au base-ball je suis sure que les passionnés y trouveront leur compte. Ca part dans de telles descriptions que parfois j'avais bien hâte de retourner aux mathématiques. Je suis bien désolée de n'avoir toujours pas très bien compris la règle du jeu d'ailleurs.

 

Pour conclure, je dirai que c'est une histoire qui est écrit avec beaucoup de finesse. Où il ressort beaucoup d'émotions, de sérénité et de communion de ces trois personnages.

Une belle histoire quoi.

eπi + 1 = 0

 

"Qu'il ne puisse toujours pas se souvenir de mon existence au bout de plusieurs jours semblait ne pas être faux. La note avec le dessin de mon visage accrochée à sa manche lui apprenait seulement que ce n'était pas sa première rencontre avec moi ; elle n'était d'aucune utilité pour ressusciter en lui les heures que nous avions passées ensemble".

 

"- Les nombres existaient déjà il y a si longtemps ?

- Bien sûr. Vous pensiez qu'ils étaient apparus vers la fin de l'époque d'Edo, peut-être ? Les nombres existaient déjà avant l'apparition de l'homme, que dis-je, avant celle du monde.

- Aah, vraiment ? Je pensais que c'étaient les hommes qui avaient découvert les chiffres.

- Non, c'est faux. Si c'étaient eux personne ne ferait autant d'efforts et on n'aurait pas besoin des mathématiciens. Personne n'a été témoin de leur processus d'apparition. Quand on les a remarqués, ils étaient déjà là."

 

"Parce que pour les problèmes il y a un rythme, tu vois. C'est comme avec la musique. Si tu arrives à trouver le rythme en le lisant, tu découvres la totalité du problème, et tu peux même avoir une idée des endroits suspects où il pourrait y avoir des pièges dissimulés".

 

 

  L'avis d'A Girl avec qui j'ai fait la lecture commune

 L'avis de Céline

 L'avis de Kikine (une pause lecture)

 

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 13:34

Pres-du-corps.jpg Près du corps d'Arnaud Guillon

Edition Plon Pocket - 2007

111 pages

 

 

Quatrième de couverture :

 

Daddy est mort. C'était le grand-père, le patriarche, le chef. Quatre-vingt-onze ans d'une existence bien remplie, passée à aimer les plantes, les femmes et les belles voitures. Une nouvelle fois, une dernière fois peut-être, toute la famille va se retrouver en bord de mer dans sa villa normande, lieu de tant de souvenirs. Les uns après les autres, ceux-ci resurgissent, au détour d'une conversation, d'une confession à demi-mot, d'une promenade ensoleillée ou d'un visage entraperçu. Des anecdotes drôles ou touchantes, de lourds secrets, de vieilles blessures... Car l'heure des derniers adieux marque aussi pour chacun celle des premiers bilans.

 

A moi la parole :

 

J'ai découvert là un auteur dont le style m'a bien plu. Son écriture loin d'en faire trop parvient à ressortir l'émotion de chacun des personnages qui se retrouvent dans la maison de Daddy qui vient de mourir. Ce Daddy tout le monde l'aimait, il semble avoir était un bon vivant, très cultivé et passionné et dont la compagnie était très agréable.

Le narrateur est le petit fils de Daddy, Il évoque dans ces pensées tous les souvenirs qui lui reviennent. Ses souvenirs sont parfois nostalgiques, parfois ils semblent très éloignés du présent sans aucune continuité. Et puis il y a aussi ceux des autres membres de la famille et des proches. L'atmosphère est bien celle d'un deuil  sans pour autant être pesante. C'est un temps mort, l'occasion des retrouvailles, celle de faire le point et de se livrer quelques confidences, de se sentir entouré ou bien très éloigné de ceux avec qui l'on a pourtant de grands souvenirs d'enfance.

Ce temps mort paraît redistribuer les cartes pour repartir avec d'autres bases pour les uns et les autres. Les enfants sont là aussi et leur âge ne leur permet pas de prendre conscience de tout ce qui se déroule ce qui allège un peu l'ambiance parfois et ramène aussi au présent.

 

Avec les mots de cet auteur j'ai aussi senti toutes les odeurs que le narrateur trouvait partout où il se trouvait. Celle du jardin, celle de la mer, celle du cuir, celle de la maison, du café au petit déjeuner. J'aime les livres qui ne sentent pas que le papier. J'aime quand ils arrivent à si bien retransmettre l'atmosphère et le ressenti.

 

Les autres livres de l'auteur :

 

Daisy printemps 69

Ecume Palace

15 août

Hits parade

 

 

 

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:38

oncle petros 

L'oncle Petros et la conjecture de Goldbach

Apostolos Doxiadis

Editions Points - 1992

204 pages

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Le vieil oncle Petros qui vit dans une petite maison près d'Athènes est-il un des grands ratés de la science ou le Prométhée de la théorie des nombres ? Lorsqu'il meurt, il fait don à son neveu préféré de sa bibliothèque de livres scientifiques. Celui-ci raconte alors quelles ont été ses relations avec cet homme peu commun et quel a été son destin. Une conjecture mathématique irrésolue depuis deux siècles, un oncle mathématicien rendu fou par la recherche de la solution, un neveu qui enquête, avec ce polar des nombres premiers, Apostolos Doxiadis a réussi un roman parfaitement original et attachant, salué par les communautés mathématiques et littéraires anglo-saxonnes comme un exploit qui force l'admiration de deux mondes peu habitués à se rencontrer.

 

Tout d'abord je tiens à remercier A Girl qui m'a entraîné dans cette lecture commune. Seule je ne me serai certainement pas aventurée à lire ce livre au titre impressionnant.

Au final ce fut pour moi une lecture coup de coeur. Et je comprend mieux maintenant le commentaire de la quatrième de couverture qui note, je cite :"que les communautés mathématique et littéraire anglo-saxonnes ont salué comme un exploit qui force l'admiration de deux mondes peu habitués à se rencontrer".

 

J'ai trouvé ce roman facile à lire malgré un passage très mathématique où je me suis sentie un peu perdue et n'arrivant pas à comprendre où on aller en venir. Après ce passage finalement nécessaire pour la compréhension du monde mathématique de haut niveau, l'histoire m'a parue passionnante, intense.

 

Les matheux y trouvent de bonnes formules et des raisonnements mathématiques qui les enchanterons. Quant aux littéraires les phrases définissant les chiffres et les formules sont absolument délicieuses. Écrit à la première personne du singulier, il m'a semblé être bien proche de cet oncle si particulier.

 

Voici quelques extraits avant de poursuivre mon billet.

 

Pour les matheux :

 

"Il indiqua ce qu'était dans ses grandes lignes l'immense découverte de Gödel. Il commença par Euclide et sa vision des constructions mathématiques prenant des axiomes pour base pour aboutir aux théorèmes, au moyen des outils de l'induction logique la plus rigoureuse. Après quoi, il franchit allègrement vingt-deux siècles pour en arriver au "second problème d'Hilbert" et survoler les formulations de Russell et Whitehead dans leurs Principia Mathématica (oeuvre monumentale publiée en 1910, dans laquelle ils entreprennent la tâche titanesque d'ériger tout l'édifice des mathématiques sur les fondations solides de la logique), et il acheva par l'exposé, dans les termes les plus simples possible, de ce qu'était le théorème de l'incomplétude".

 

Un autre ?

 

Sur la distributions des nombres premiers :"La distribution (à savoir, la quantité de nombres premiers inférieurs à une intégrale donnée n) et la structure de leur enchaînement, formule variable selon laquelle, à partir d'un certain nombre premier pn+1 suivant. Il arrive souvent (ou même avec une fréquence infinie, selon une hypothèse) que des nombres premiers ne soient séparés que par deux entiers, par couples tels que 5 et 7, 11 et 13, 41 et 43 ou 9 857 et 9 859. Il existe néanmoins des exemples où deux nombres premiers consécutifs sont séparés par des centaines, des milliers ou des millions d'entiers non premiers. Il est même très facile de prouver que, pour tout entier donné k, on trouvera une succession d'entiers k ne contenant aucun nombre premier".

 

Je me suis vite sentie larguée devant de telles formulations mais elle m'ont permise d'entrevoir la vie d'un cerveau en pleine réflexion de mathématiques de haut vol dont je ne peux qu'être admirative.

 

Maintenant voici les belles phrases pour ceux et celles qui ont plutôt un penchant pour les mots :

 

"On pourrait alors comparer les mathématiques à un arbre, pourvu de solides racines (les axiomes), avec un troncs robuste (la démonstration rigoureuse) et des rameaux de plus en plus longs aux fleurs luxuriantes - les théorèmes.

 

"Par suite, certains nombres spécifiques affluèrent dans ses rêves. Peu à peu, la cohue des nombres entiers qui peuplait les drames nocturnes laissa émerger des personnalités plus remarquables, voire des acteurs de premier plan. Ainsi 65, qui apparaissait sous la forme d'un gentleman de la City, chapeau melon et parapluie roulé, régulièrement accompagné de l'un de ses diviseurs premiers, 13, une espèce de gnome bondissant aux allures de farfadet. 333 était un gos bonhomme malpropre qui arrachait des morceaux de nourriture de la bouche de ses cousins, 222 et 111. 8 9191, également connu sous le nom de "nombre de Mersenne", se présentait toujours sous les traits d'un gavroche, parisien, un mégot perpétuellement collé aux lèvres, comme de bien entendu !".

 

Pour en revenir à l'histoire qui se passe donc en Grèce et dont le narrateur neveu de Petros Papachristos grand mathématicien qui voua sa vie à la conjecture de Goldbach tient à lui rendre hommage.

La conjecture de Goldbach considérée comme l'un des plus difficiles problèmes mathématiques jamais résolus depuis deux siècles m'a beaucoup surprise dans sa formulation. Je m'attendais à un énoncé illisible pour mon niveau mais voici ce que je lu : démontrer que tout nombre pair supérieur à 2 est la somme de deux nombres premiers.!!! Oui, ça paraît simple à lire mais cela fait quand même deux siècles que personnes n'a pu le démontrer.

 

Depuis l'enfance du neveu, ces deux personnages s'apprécie mutuellement. Le neveu qui considère son oncle comme un être doux et réservé est toujours surpris de l'opinion dont font preuve les autres membres de la famille en le traitant de raté. Il est bien surpris lorsqu'il apprend que son oncle qui passent ses journées à jardiniers fut un homme doué pour les mathématiques et y voua toute sa jeunesse et sa carrière.  Cela à pour conséquence de développer chez le neveu un grand intérêt pour cette matière. Devenu étudiant il compte bien entreprendre également des études dans cette branche. A son grand étonnement plutôt que d'être encouragé par son oncle, ce dernier cherche plutôt à l'en dissuadé en lui formulant que l'on naît mathématicien, on ne le devient pas. Le neveu entreprend tout de même des études et toujours très intrigué par son oncle cherchera a en connaître davantage. Sa rencontre avec un autre étudiant Sammy lui permettra par différents biais de découvrir bien mieux cet oncle si mystérieux et les raisons pour lesquels il n'a jamais été connu et surtout les raisons pour lesquels il a arrêté définitivement ses recherches. Dans un environnement de formules bien compliquées pour les simples mortels et l'approche de savants de tous les domaines mathématiques on finit par mieux comprendre les motivations de ces derniers, mais également d'apprécier notre simple vie à voir la plupart de ces grands savants frôler la folie lorsqu'il n'y sombre pas.

 

Très bien mené, ce roman est espoutouflant de clareté sur cet univers, la ténacité du neveu pour amené son oncle à lui confié les ambitions et l'obssession qui l'on conduit à ses recherches et aussi les raisons de son abandon. Il y ressort de ces entretiens mathématiques beaucoup d'admiration, de colère, de résignation, de vengeance, de confusion, de complicité et il m'a même semblé aussi de tendresse.

 

Un roman passionnant qui ne manque pas d'humour et abordable quelque soit le niveau de math que l'on a. Il serait dommage de passer à côté.

 

Conclusion : je ne regarderai plus les haricots secs et les fèves avec le même regard. J'aurai à chaque fois une pensée pour l'oncle Petros.

 

 

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Published by unepauselivre - dans Roman Grèce Europe sauf France
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