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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 04:31
Cinq matins de trop - Kenneth Cook

Cinq matins de trop de Kenneth Cook
Editions Le Livre de Poche
219 pages

Roman australien
traduit de l'anglais par Mireille Vignol


 

Bien loin des fous rires avec Le koala tueur ce roman ne m'a pas moins captiver. Une histoire où d'emblée l'ambiance est pesante. La chaleur, la poussière de ce coin perdu de l'Australie étouffent, la lassitude de l'instituteur aussi. Et pour rajouter à cette impression quelque peu désagréable, j'ai lu ce livre dans les premiers jours où j'étais plâtrée avec l'étrange sentiment d'être enfermée dans une boite. Contexte tout à fait adapté que je conseille à ceux qui souhaite ce livre, le mélange est parfait !

John Grant est l'instituteur de Tiboonda, petit village au coeur de l'Australie, une zone quasi désertique. "Les gens s'étaient desséchés, la peau ravinée et les yeux enfoncés au fur et à mesure que leur cheptel se transformait en squelettes blancs. Mais ils restaient dans leur maison de bois, convaincus que la pluie finirait par tomber;"

L'année scolaire est terminée, il s'apprête à partir vers la côte où il pourra enfin s'échapper de la chaleur et de l'ambiance.

A Bundanyabba où il doit faire une halte, il se laisse entraîner dans tous les vices sans y apporter beaucoup de résistance. Kenneth Cook a le talent de raconter cette descente aux enfers sans trop en faire. Le ressenti de John Grant dans son parcours est magnifiquement retranscrit. C'est en spectatrice que je me suis sentie portée dans cette histoire. Je n'ai eu ni sympathie ni antipathie pour cet homme. J'ai souhaité qu'il puisse s'en sortir quitte à mourir.

Les pensées de John Grant sur sa situation  à la fernière page m'ont donné l'impression d'une bouffée d'air.

C'était magnifique !

 

Assis à son bureau, il regarda avec lassitude les enfants sortir un à un de la salle de classe.

Il sentit une bousculade autour de ses pieds ; les billets, les quatre cents livres, avaient disparu ; le contrôleur avait crié " face !" et Grant quittait le ring sans même avoir vu les pennies tomber.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 04:00

Koala tueur Le koala tueur

de Kenneth Cook

Editions autrement

151 pages

nouvelles

Australie

 

amour-coeur-00011

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge Animaux du Monde organisé par Sharon

Animaux du monde

 

 

 

 

C'est à cause déjà d'A Girl et ensuite de Keisha si j'en suis arrivée à lire ces formidables histoires. Merci donc les filles.

Rire fut même parfois un euphémisme !

 

Les quinze nouvelles que comporte ce livre nous entraînent dans le bush de l'Australie pour nous narrer les histoires rocambolesques de l'auteur. Kenneth Cook, en nous assurant qu'elles sont toutes véridiques, à vécu visiblement des aventures mettant parfois sa vie en péril en se trouvant en compagnie d'animaux sauvages, de mineurs, d'aventurier au comportement assez étonnant.

Il me semble là intéressant de présenter l'auteur australien (1929-1987) qui fut journaliste, réalisateur, scénariste et bien sur écrivain. Physiquement c'est une personne présentant de l'embonpoint, d'allure peu sportive, assez trouillard, trouvant toujours une bonne occasion pour se désaltérer d'une bière dans un pub, grand passionné de ce coin qu'est le grand désert australien et surtout, surtout, possède une grande capacité à se mettre dans des situations à grandes difficultés.

 

En lisant toutes ses histoires j'ai tout de même trouvé que Kenneth Cook a un don particulier pour raconter. Quelque soit l'histoire, qui pourrait être bien banale avec une autre personne, ses transcriptions en font un délicieux moment de lecture. On retrouve d'ailleurs des situations similaires dans certaines. C'est à se demander parfois si inconsciemment il ne recherche pas ce genre de situation.

 

Quelques extraits :

 

"Un observateur peu aimable aurait sans doute noté qu'en descendant du ferry à Kudulana, nous formions un couple assez comique : l'un grand, rond et barbu ; l'autre petite, ronde avec des cheveux flous ; chacun portant une sorte d'épuisette à long manche et une salopette marron identique, car j'en avais emprunté une au ministère des parcs et Forêts. Le conducteur du ferry, qui déchargeait les cages en ois destinées à nos futures prises, n'hésita d'ailleurs pas à suggérer que notre tâche allait être facilitée par le fait que, dès qu'ils nous apercevraient, les koalas ne manqueraient pas de tomber des arbres en se tordant de rire."

 

 

"George (un chien) s'approchant de moi calmement et je sus exactement ce qu'il allait faire : doucement déposer ce reptile furieux et déchaîne à mes pieds.

On peut difficilement me qualifier d'agile. On pourrait même me résumer à un quintal de graisse d'âge moyen. Mais je grimpai sur le comptoir d'un seul bon. Imité par les six autres clients."

 

 

Dans le koala tueur, Kenneth Cook sera donc confronté tout à tour à des serpent mortel, des crocodiles en pleine période de reproduction, de koala bien plus dangereux qu'ils ne paraissent, de mineurs un peu fou et roublards, d'un chameau kidnappeur et j'en passe.

Je ne me suis pas lasser de lire ces histoires qui apportent un moment de dépaysement, de bonne humeur et la description que l'auteur nous offre sur cet environnement si désertique mais très vivant est un pur plaisir.

 

 

 

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Published by unepauselivre - dans Nouvelles Australie
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