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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 14:53
Le roman du café - Pascal Marmet

Le roman du café de Pascal Marmet
Editions du Rocher 2014
232 pages (roman + annexes)
Roman

 

C'est avec curiosité que j'ai commencé ce livre. Intriguée par le titre avec le mélange de roman et de café. Et bien c'est tout simplement un document, plutôt complet sur le sujet, qui se mélange avec l'histoire d'un jeune homme, grand passionné du café et qui a passé toute son existence dans une brûlerie.

Malgré un début de lecture prometteur,  je n'ai finalement pas complétement accroché à ce mélange. J'aurai préféré, à faire un choix, uniquement la partie documentaire ou en tout cas avec une histoire plus en arrière plan.

Est-ce le roman qui a servi de cadre à l'histoire du café ou l'inverse ?

D'autre part, deux points auraient besoin d'être éclaircis pour moi. Que penser des capsules à café après cette lecture ? Ont-elles réussies sournoisement en flattant le nouveau consommateur ? Je n'ai pas trouvé l'approche très claire.

Pourquoi reprocher le mélange des différents café alors que les italiens qui font un excellent café (ça n'engage que moi), le font justement avec mélange ?

J'ai apprécié par contre toute l'évolution du grain de café jusqu'au comptoir ainsi que l'éclaircissement sur son évolution historique et économique.

Je repart donc avec un avis mitigé car, bien que je n'ai pas ressenti d'ennui, je n'ai pas plus accroché aux personnages, à leur histoire.

 

 

 

 

Comme il est ardu d'écrire. Je plains les écrivains. Je comprends maintenant pourquoi ils boivent tant d'expressos.

Le roman du café - Pascal Marmet
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 15:27
Le goût de la marche - Collectif

Le goût de la marche - Collectif
Textes choisis et présentés par Jacques Barozzi
Editions Mercure de France 2008
135 pages

 


 

Le goût de la marche exprime un goût de terre : le complément, voire l'opposé (l'exact contraire) du goût de la mer. Pas forcément incompatible ! Après tout, le désir de marcher sur les eaux, n'est-il pas l'un des plus récurrents fantasmes des hommes ?

Le goût de la marche - Collectif

Parcours à travers différents textes écrits par des écrivains qui vouent à la marche une certaine passion, une façon de vivre, un stimulant à l'écriture. Nul doute que chaque marcheur s'y retrouvera. Il y a le chapitre consacré au marcheur des villes, celui au marcheur des champs et enfin au marcheur aux longs cours.

Certains se posent la question d'où vient ce besoin à l'homme de tant marcher. Qu'elle est donc sa quête ? D'autres nous livrent leurs voyages qu'ils ont entrepris pendant quelques heures, quelques jours, voire des mois ou des années.

L'esprit est au rendez-vous se laissant aller à la réflexion. Chemin faisant des rencontres ephémères, un contact à la nature, un regard sur le monde qui nous entoure.

Je me suis sentie flattée en lisant Karl Gottlob Schelle qui estime que, je cite : "Pour être touché par les charmes de la promenande et en ressentir le besoin intellectuel, il est nécessaire d'avoir un certain niveau de culture, un bagage intellectuel que tout le monde ne possède pas".

J'ai beaucoup souris aux propos de Balzac qui s'est installé sur un banc d'une grande avenue parisienne afin de décrire les démarches des piétons.

Toujours eu du mal avec les explications de Marcel Proust, ce qui ne m'étonne même pas.

J'ai été charmée par le texte de Jacques Réda qui nous parle de la marche sous la pluie.

 

Des écrivains, des voyageurs, contemporains ou beaucoup plus anciens. On y lit entre autre Virginia Woolf, Bruce Chatwin, Julien Gracq. Des textes assez courts mais un grand plaisir de lecture à lire à relire.

Un livre qui va être amené à voyager souvent dans ma valise. Hâte de pourvoir poser le pied par terre et de refaire le premier pas.

 

 

 

Le goût de la marche - Collectif

La marche, cette mécanique qui part des pieds et met en branle notre esprit, n'est-elle pas la meilleur façon d'investir notre propre corps et d'en tester ses limites ? "Marcher est peut-être - mythologiquement - le geste le plus trivial, donc le plus humain".

Le goût de la marche - Collectif
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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 04:00

 

Hokusai.jpg Hokusai de Matthi Forrer

Editions Bibliothèque de l'image

95 pages

Peinture japonaise

 

 

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge Dragon 2012 organisé par Catherine du blog La culture se partage

Dragon 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a peu de temps, je vous présentais un roman qui s'intitulait Le vieil homme aux dix mille dessins écrit par Aude Fieschi qui retraçait la vie du célèbre peintre japonais. Quand je suis tombée ensuite sur ce livre qui résume également la vie de l'artiste et présente quelques une de ces oeuvres ça me semblait couler de source pour continuer la découverte d'Hokusai. Effectivement ses deux livres se complétent bien puisque l'un donne davantage de vie à l'artiste, de précision sur sa vie et sur son époque alors que l'autre nous fait profiter de ses peintures et nous donne un résumé lui même intéressant.

 

Les quelques pages de sa vie sont suffisamment explicitent pour souligner les points essentiels.

Son enfance dans une famille de polisseurs de miroirs, ses premiers emploi dans une bibliothèque puis chez un sculpteur. Puis Hokusai se trouve sur sa voie, celle qu'il a toujours voulu, en commençant dans l'un des plus prestigieux atelier d'art du Japon. On suit alors son évolution avec les portraits d'acteurs de théâtre, les illustrations de romans populaires, les estampes egoyomi et surimono, l'apparition également du sujet qui le rendra célèbre La vague et les célèbres vues du Mont Fuji.

 

Hokusai2.jpg   Hokusai3.jpg


Chaque étape de sa notoriété y est marquée.


Et puis il y a certains aspects de la peinture occidentale qu'il va explorer (la perspective et le clair-obscur) et qu'il va intégrer dans ses oeuvres, ce qui apportera une grande nouveauté dans la peinture japonaise et lui donnera un bon accueil en occident.


Hokusai va aussi publier des manuels d'instruction pour ses élèves qui connaîtront un grand succès grâce aux détails qui les composent sur des thèmes comme la nature, les plantes, les animaux, les dieux, l'histoire, les paysages et aussi des dessins comiques.

 

Hokusai3-copie-1.jpg  Hokusai5.jpg


Hokusai va peinture pour de riches clients mais aussi pour ceux qui n'ont pas trop de moyens mais toujours en peignant avec le thème central de la nature et les relations entre les hommes et la nature comme la pêche.


Lors d'une crise économique qui contrait Hokusai à survivre difficilement il se mettra à peindre chaque jour un dragon selon l'humeur du moment.

 

Hokusai5-copie-1.jpg  Hokusai1-copie-1


Il mourra à l'âge de 90 ans et sa dernière peinture représente un Dragon escaladant le Mont Fuji.

 

Tout le reste de l'ouvrage nous présente une partie de ses oeuvres et pour certaines des parties de peinture plus détaillées.

 

Et pour conclure une phrase qu'Hokusai avait noté dans sa biographie : "A l'âge de quatre-vingt six ans, j'aurai fait encore plus de progrès et à quatre-vingt dix ans je pénétrerai le mystère des choses. A cent ans, j'aurai décidément atteint un niveau merveilleux, et à cent dix ans, chaque point, chaque ligne que je tracerai vibrera de vie. que ceux qui vivent assez longtemps voient si je tiens parole".

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 05:00

Le-voyage-d-un-peintre-chinois-en-Bretagne.jpg Le voyage d'un peintre chinois en Bretagne de He Yifu

Editions Ouest-France

140 pages

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge Dragon 2012 organisé par Catherine du blog La culture se partage

Dragon 2012

 

 

 

 

 

 

 

 Calligraphe et peintre chinois He Yifu a effectuer plusieurs séjours en France et notamment en Bretagne dont il est question dans ce recueil d'une soixantaine de tableaux accompagnés de textes courts. 


Les représentations qu'il en fait sont tout à fait saisissantes au delà du simple paysage. Une courte introduction sous forme de lettre adressée à son père nous apporte quelques précisions sur sa démarche, sa découverte de cette région et l'aide qu'il a pu trouver auprès d'amis pour mieux l'appréhender, la connaître.


Mais pour revenir sur ces tableaux on effectue avec ce livre un voyage avec un oeil neuf mais qui a su sans erreur capter l'ambiance, les symboles, les personnages, la nature. Tous les paysages y sont présents, qu'il s'agisse de la côte, de la terre, de la mer mais aussi les sujets comme les hortensias, les artichauts, les processions, les musiciens, les maisons, les villages, les îles. On reconnaît sans hésitation les lieux ou les sujets mais le style très caractéristique de la peinture chinoise présente un mélange de double culturel très intéressant. Les couleurs donnent beaucoup d'éclat et de lumière et lorsqu'elles sont absentes cela accentue le côté sauvage et sombre.

 

He Yifu utilise différents styles de textes pour accompagner les tableaux. Parfois il reprend des proverbes chinois ou donne l'impression que le sujet lui a apporté. A d'autres moments il met en évidence la différence des deux cultures qui s'opposent dans leur ressenti sur certains sujets. Quelques fois il explique le plaisir qu'il éprouve de retrouver certains éléments qui lui rappellent directement ou indirectement son pays.

 

Que ce soit pour la Bretagne ou la peinture chinoise, ce livre est une belle découverte qui se fait sans lassitude.

 

 

 

Le voyage d'un peintre chinois en Bretagne1

 

Le voyage d'un peintre chinois en Bretagne2  

Le voyage d'un peintre chinois en Bretagne3

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 05:00

Conféssion d'une fanatique des langues Confessions d'une fanatique des lanques d'Elizabeth Little

Editions Payot

170 pages

Traduit par Corine Marotte

 

 

 

 

 

Un titre qui interpelle et même si l'on comprend rapidement de quoi il est question, j'ai été assez surprise de voir de quelle façon l'auteur aborde le sujet. D'ailleurs aucun titre ne m'a paru correspondre aussi bien à un livre. Fanatique est tout à fait l'adjectif que l'on peut attribuer sans hésiter à cette passionnée car au delà de s'y intéresser comme tout autre personne le ferai en apprenant une langue étrangère, E. Little s'y plonge comme il elle entreprenait un voyage à travers les mots. Le voyage est d'ailleurs un réel tour du monde car elle semble avoir visité toutes les langues qui existent sur terre. Impressionnant.

 

Tout en nous expliquant son amour des langues elle nous entraîne dans son univers où je n'aurai jamais imaginé que l'on puise en dire autant.

 

Le livre nous est présenté comme un best-off, un recueil de bizarreries, innovations et non-sens des langues du monde. Une mise en bouche pour l'apprenti voyageur de mots. 

 

A travers ce voyage donc, il n'est pas question d'aborder la traduction directement des langues mais plutôt de palper le raisonnement de chacune, sa construction, de dégager ses particularités et leurs subtilités.

 

Le sujet est abordé par différents thèmes bien dissociés. Les noms, les verbes, les nombres, les modificateurs (adjectifs, couleurs, adverbes), le parler (prononciation, le respect et l'irrespect).

 

J'ai donc appris notamment que toutes les langues n'ont pas les mêmes correspondances des couleurs. Certaines d'ailleurs ont le même mot pour bleu et vert.

 

J'ai aimé aussi ses différents passages sur la langue française par rapport à certains mots qui resteront pour elle difficiles voire impossible à prononcer (la fameuse lettre R) et le regard vis à vis du tutoiement et du vouvoiement.

 

Là où j'ai été surprise c'est quand j'ai appris que dans certaines langues les nombres se limitent à 1, 2 et + que 2 ; voire certaines n'ont même pas de système pour compter. L'auteur s'empresse d'ailleurs de préciser que la situation géographique y est pour quelque chose puisque les locuteurs se trouvaient à l'origine dans un endroit retiré (en principe une île) en dehors d'un système économique (au départ c'est dans ce but que l'on comptait) . Donc pour continuer, l'auteur tient bien à préciser qu'il ne faut pas en tirer de conclusion hâtive sur le QI de ces locuteurs. Le calcul est une invention dont ils n'ont pas eu besoin.(Et là je me suis écriée quelle chance !)

 

Je m'arrêterai là pour les exemple car tout dans l'ensemble m'a semblé intéressant. Il n'y a que quelques paragraphes utilisant quelques termes techniques de grammaire ou de diction bien pointus qui m'ont fait un peu décrocher et parfois aussi lorsque l'auteur restait un peu trop longtemps sur un point.

Pour le côté positif de la lecture j'ai beaucoup apprécié les petits encarts que l'on trouve tout le long et qui illustrent très bien ce que l'auteur nous explique.

 

Un livre écrit avec beaucoup d'enthousiasme qui motive beaucoup beaucoup à la lecture et encourage à s'intéresser davantage aux langues. Il s'agit d'une mine d'or d'un tas de choses à apprendre de façon très ludique.

 

L'auteur semble tellement se passionner pour le sujet qu'elle paraît s'immerger totalement dans la culture de chaque langue. Dans sa démarche elle s'ouvre également à l'histoire, la société, les échanges entre chaque langue, leur différence. La totale !

 

Tout serai d'ailleurs à dire dans le billet et c'est certainement pour cette raison que j'ai eu du mal à le rédiger. Ça me rappelle d'ailleurs le livre La folle du logis où tout semble si intéressant qu'il est bien difficile après d'en extraire quelques morceaux pour parler du ressenti.

 

Je le conseille donc au moins à toute personne curieuse.

 

 

 

Lu en lecture commune avec A Girl : son avis

 

 

 


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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 04:00

Des-villes-et-des-hommes.jpg Des villes et des hommes d'Edward Glaeser

Enquête sur un mode de vie planétaire

Editions Flammarion

286 pages + notes & bibliographies

 

 

 

 

Tout d'abord, chose que je fais très rarement sur mon blog, je vais vous présenter l'auteur via le net.


  Spécialiste d'économie urbaine, Edward Glaeser est professeur à Havard. Il enseigne régulièrement la théorie microéconomique, et parfois urbaine et l'économie publique. Il a publié des dizaines d'articles sur les villes, la croissance économique et du droit et de l'économie.
En particulier, ses travaux ont porté sur les déterminants de la croissance des villes et le rôle des villes en tant que centres de transmission idée. Il a reçu son doctorat de l'Université de Chicago en 1992. Il est notamment l'auteur, avec Alberto Alesina, de Combattre les inégalités et la pauvreté et Les Etats-Unis face à l'Europe.

 

Après cette présentation, on peut donc s'attendre à un sujet bien maîtrisé qui ne manque pas d'arguments. Il permet de prendre du recul sur une question qui fait réfléchir sur l'avenir des hommes et de leur habitat d'un point de vue mondial. Il m'a donc fallu mettre de côté mon rêve de maison de campagne et de cabane perchée pour me laisser entraîner par ce livre, qui ne se lit certes pas comme un roman, mais dont la lecture est toutefois aisée et fort intéressante.

 

Actuellement, plus de la moitié de la population mondiale est urbaine et la ville semble le lieu le plus à même d'apporter une bonne qualité de vie aux habitants et bien moins néfaste pour la planète. Avec beaucoup de clarté et s'en omettre l'aspect humain Edward Glaeser nous présente les villes comme la plus grande invention de l'espèce humaine. Un lieu où d'une part, se développe l'innovation, les idées, le partage du savoir, favorise l'échange et d'autre part, comme un lieu bien plus écologique, et oui vous avez bien lu, que l'étalement des construction sur un mode horizontal qui oblige l'utilisation plus importante de la voiture.

 

Ses arguments s'appuient sur le cas de différentes villes à travers le monde qu'il développe en analysant leur histoire, leur succès, leur chute et éventuellement leur adaptation pour revenir au niveau des villes ayant réussi. Chaque facteur de réussite y est également examiné comme le climat, le développement d'Internet mais aussi les errements de l'écologie. Et bien entendu il y inclu les villes situées dans les pays en voie de développement qui ont encore des choix à faire et qui auront bien entendu des conséquence non seulement sur leur propre réussite mais aussi sur la planète.

 

Malgré un sujet de grande ampleur, Edward Glaeser ne rate jamais une occasion pour rappeler l'importance de prendre en compte que les villes sont peuplées d'humain. Il revendique une politique public en faveur des gens pauvres et non des endroits pauvres. Une ville doit prendre soin de ses habitants.Il lutte contre le mythe que les villes rendent les gens malheureux. La ville ne rend pas les gens pauvres ; elles attirent les gens pauvres en leur permettant une évolution que l'isolement rural ne leur permet pas. Il n'ignore pas que la ville à été le théâtre de grande pauvreté et l'est encore. Mais en assurant tout d'abord la sécurité et l'éducation cela peut permettre à certaines villes un bon essor.

 

Sur l'aspect de la construction, l'auteur est intransigeant sur le fait qu'une ville construite à la verticale est bien plus écologique que la campagne avec des constructions étalées. La densité permet des déplacements bien moindres, moins de pollution, et une meilleure collaboration humaine. Les gratte-ciel sont préférables afin d'éviter les villes vitrines. 

 

Un sujet que j'ai trouvé donc fort passionnant sans restée non plus baba devant son plaidoyer. Ça fait réfléchir, se poser des questions, réagir car parfois certains passages ont du mal à être acceptés. Il y a très peu de passages que j'ai passé rapidement car ils comportaient des données statistiques que j'aurai de toutes façons certainement oubliées à la page suivante. Mais bien que le sujet me paraisse épineux, il est abordé d'une façon très éclairé et sans détour.


 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 13:15

La Folle du logis  La Folle du logis de Rosa Montero

 Editions Métailié

 200 pages

 Traduit de l'espagnol par Bertille Hausberg

 

 

 

 

 

 

  "L'imagination est la folle du logis"

 

 

J'adore me lancer aveuglement dans une lecture commune sans en avoir choisi le titre et ne même pas savoir de quoi il en retourne. C'est encore le cas avec cette Folle du logis lu avec A Girl où la surprise fut totale car je m'attendais évidemment à un roman dont le sujet devait être une ménagère de moins de 50 ans complètement débordée dans sa vie de femme au foyer.

Complètement à côté effectivement, quoique maintenant je me dis qu'il y avait au moins en commun de l'imagination.

 

J'ai aimé ce livre car il m'a fait découvrir l'univers personnel d'un auteur avec la littérature. Un sujet que je n'avais jusque là pas du tout chercher à explorer même si quelques fois on se demande bien où les auteurs vont puiser toutes les histoires qu'ils nous offrent.

 

C'est chapitre par chapitre avec chacun un thème bien particulier que Rosa Montero nous fait parcourir le monde un peu particulier des auteurs. Bien qu'au départ je suis restée un peu septique, ne comprenant pas ce qu'il y aurait de si particulier et pourquoi ils s'attribueraient pour eux seul l'imagination, je fut assez vite conquise et intéressée.

 

Les thèmes abordent la frénésie des auteurs, leurs peurs et leurs faiblesses, leurs échecs et leur réussite entre autres en  illustrant par la vie de différents auteurs. L'imagination est un thème qui prend beaucoup de place dans le livre.  J'ai beaucoup apprécié l'ouverture qu'elle m'a permise d'avoir tout au long de la lecture de ce livre et de voir les choses sous un autre angle ou d'en apercevoir d'autres facettes.

 

J'ai apprécié le passage qui explique la naissance d'un roman qui germe par une image ou une parole furtive puisée dans le réel.

 

J'ai aimé aussi comment elle explique l'envie que chaque auteur semble avoir pour laisser trace de leur passage sur terre, presque une lutte contre la mort.

 

Et puis il y a les petits passages de vie qui viennent parfois s'insérer dans chacun des chapitre, certains d'ailleurs reviennent mais racontés à chaque fois avec une nouvelle version. Pris pour argent comptant au départ, ces passages collent parfaitement à la démonstration qu'elle veut nous donner.

 

"J'ai toujours pensé que la fiction est l'art primordial des humains. Pour exister, il faut se raconter et ily a beaucoup d'affabulation ans cette histoire de nous-mêmes : nous nous mentons, nous nus imaginons, nous nous leurrons."

 

"Nous inventons nos souvenirs, ce qui revient à dire que nous nous inventons nous-mêmes car notre identité se trouve dans notre mémoire, dans le récit de notre biographie. Partant de là, nous pourrions en déduire que les êtres humains sont avant tout des romanciers, auteurs d'un roman unique dont l'écriture se poursuit tout au long de leur vie et où ils se réservent le premier rôle."

 

"J'ai alors découvert peu à peu que je ne pouvais pas parler de littérature sans parler de la vie ; de l'imagination sans parler des rêves quotidiens ; de l'invention narrative sans prendre en considération le fait que le réel est le premier mensonge."

 

Une lecture que j'ai trouvé passionnante et enrichissante sur la lecture et qui bien entendu m'a donné l'envie de découvrir les romans de l'auteur. Mon regret est de ne pas avoir réussi d'en parler mieux.

 

 

 

L'avis d'A Girl,  

 L'avis de Keisha 


 

 

 

 

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 04:00

oiseau-bleu.jpg

 

 

 

 


Puisque nous sommes dans la période du printemps

je vous présente là trois livres qui s'adressent aux jeunes

mais qui ne manquent pas d'intérêts aussi

pour les moins jeunes.

Les trois abordent le même sujet mais de façon

différentes. Les explications y sont très ludiques

et leurs illustrations dignes d'intérêt.

 



 

Lucie-au-pays-des-graines.jpgLucie au pays des graines

de Sophie Dressler

Editions Ecole des loisirs 2004

45 pages

 

C'est sous forme d'histoire que la reproduction des plantes est abordée. Une jolie histoire où Lucie dont le père revenu récemment d'Afrique a rapporter en souvenir une grosse graine. Le grand-père de Lucie et de son frère Antoine est un passionné de jardinage. Les enfants sont intéressés par son activité et ne cessent de lui poser des questions. Alors, le grand-père leur propose d'aller chercher des graines dans le jardin afin de mieux les étudier. Les deux enfants y courent mais Lucie allongée dans l'herbe s'endort pendant sa contemplation. Elle fait alors un rêve où elle se retrouve aussi petite qu'un insecte et où elle s'envole emporté par les graines au grès du vent.

Comme expliqué au début du livre, l'histoire ne suit pas le rythme des saisons, son principal but est la découverte de cet aspect de la nature en y regardant plus en détail.

Une façon bien originale, avec de jolis dessins, de connaître les différentes façons que les plantes ont trouvé pour se reproduire.

De plus, en fin d'ouvrage le sujet est abordé de façon plus réaliste par le biais de questions où les réponses ne sont pas dépourvues d'explications complètes mais accessibles aux enfants. On y trouve également des propositions d'activités afin de faire pousser des graines et notamment des graines qui ne sont plus commercialisées voire en cours d'extinction. Il y a également l'adresse de deux associations développant ce genre d'activités dont voici déjà les liens

Kokopeli

 Ponema

Un livre qui fait à la fois rêver et instructif. A découvrir.


 

 

 

les graines grandes voyageuses

Les graines

de grandes voyageuses

d'Anne Möller

Editions Gulf Stream 2004

36 pages

 

C'est l'originalité des dessins et leur douceur qui m'ont d'abort attiré dans ce livre.

Bien sur il s'agit aussi de la reproduction des plantes mais la présentation y est bien différente, ne négligeant pas l'humour dans les dessins ou les explications. Le mode de transport y est beaucoup mis en avant et il est alors bien facile de comprendre pourquoi les plantes arrivent si bien à se proliférer un peu partout. A la fin de l'ouvrage c'est un jeu qui est proposé où il s'agit de retrouver les feuiles et les fruits des différents arbres (pas facile d'ailleurs). Une liste d'ouvrage y est également proposée afin de poursuivre cette intéressante leçon.

Un livre tout aussi intéressant que le premier.

 

 


 

Un jour, une graineUn jour, une graine

Comment les plantes naissent et grandissent

de Pauline Neveu et Catherine Fichaux

Editions Milan jeunesse

29 pages

 

Il s'agit là de suivre à chaque double page l'évolution de chacun des arbres ou chacune des plantes présentés dans le livre. On commence la lecture par une explication sur leur cycle de vie qui permet également de retenir les termes essentiels. Puisque ces arbres et ces plantes sont assez différents les uns des autres sur différents aspects, nous arrivons à connaître l'ensemble de leur différentes façon de vivre. Dans ce livre nous nous arrêtons pas à leur reproduction mais plutôt à la vie de chacun depuis la graine jusqu'à la plante adulte.

Un livre tout aussi intéressant.

 

 

Bon jardinage à toutes et tous !

 

 

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 04:00

Itineraire-d-une-goutte-d-eau.jpg Itinéraire d'une goutte d'eau

Photos de J-F Hellio & Nicolas Van Ingen

Textes de Fabrice Nicolino

Edition Plume de carotte

2011

Grand format

amour-coeur-00011

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Une goutte d'eau tombe du ciel, sur le sommet d'une montagne.

Elle ne pourra plus que descendre vers l'océan...

Mais entre temps, elle se sera transformée en glace ou en neige,

aura dévalé les pentes d'une forêt, se sera retrouvée

à la pointe du bec d'un oiseau ou sous le ventre d'un poisson,

aura disparu sous terre pour ressurgir à une source, se sera

assoupie dans un marais ou un estuaire...

Mille histoires possibles, mille photos somptueuses pour raconter ce périple.

 

Réunissant pour la première fois plus de 20 ans de travail photographique naturaliste sur ce thème, Jean-François Hellio et Nicolas Van Ingen nous racontent ainsi, à travers leurs merveilleuses images, l'eau sous toutes ses formes, dans tous ses voyages sur Terre ; un voyage sans fin dont la beauté nous fait comprendre à quel point l'eau nous est indispensable, pour vivre, pour rêver aussi.

 

 

 

3 73 Itinéraire d'une goutte d'eau2 

 

Un livre sublime qui impose dès les premières pages de se poser et le regarder. Oui ce livre fait voyager et rêver. On suit le parcourt interminable de la goutte d'eau passant par tous les stades qu'elle peut prendre, telle une goutte d'eau de la rosée du matin ou parmi les autres innombrables gouttes formant un fleuve ou un océan. Elle se fait photographier dans toutes les poses qu'elle peut se permettre, son répertoire est illimité.

 

Les photos sont présentées de différents formats pouvant sur une même page être unique ou à plusieurs côte à côte. Cette dernière présentation donne une impression de confusion. Mais il suffit de prendre le temps de regarder plus en détail pour voir chaque détail de chacune, comme on le ferait en plein nature en contemplant un paysage, pour se poser au fur et à mesure sur les détails le composant.

Les paysages sont magnifiques, les photos macro époustouflantes à ce demander parfois si c'est bien d'eau qu'il s'agit. D'autres photos ont leur traits d'humour, certaines prises assez originales nous montrant des vues que inhabituelles. Les animaux apportent également leur part, en se laissant photographier en instantané. Je pense notamment au canard nageant, dont les pattes nous passent au ras du nez ou cet échassier qui nage à la façon d'une grenouille, les jambes repliées, prêt à les détendre pour se donner l'impulsion dans sa brasse coulée.

 

Quant aux textes que l'on trouve parsemés dans le livre, ils sont à la hauteur du diaporama. L'auteur qui semble être un sensible aux promenades en pleine nature nous fait profiter de ses dons d'observation, de rêverie, d'imagination et du contact qu'il entretien avec cette nature. Et en plus il ne manque pas d'humour. En tout cas moi, j'ai bien souri en le lisant.

 

Un livre qui détend, qui donne une bonne bouffée d'oxygène.

 

A découvrir et/ou à offrir.

 

 

 

 

 

Itinéraire d'une goutte d'eau1

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:20

TE  La Tour Eiffel

 Dominique Joly & Pascale Collange

 L'histoire à la Trace

 46 pages

 

Bien plus détaillé que le dernier livre  La Tour Eiffel - La grande imagerie présenté en février dernier, ce livre nous livre ici des renseignements qui vont au-delà de la construction de la Tour Eiffel.

 

Nous abordons tout d'abord bien sur la raison pour laquelle elle a été construite. Le contexte historique des grandes villes du monde y est bien expliqué et particulièrement celui de la France qui voit dans le projet un défi que le pays met un point d'honneur à tenir pour son prestige malgré les difficultés économiques et politiques qu'elle rencontre. 

 

Nous nous attardons avant de voir la progression de sa construction sur le projet qui est lancé mais aussi sur les ouvrages qu'à déjà entrepris Gustave Eiffel comme l'ossature de la statut de la Liberté ou le viaduc de Gabarit. Si son talent ne semble plus être à démontrer, son projet suscite de l'étonnement mais aussi de la colère.

 

La construction nous est raconté comme si l'on y était. On se croirait au milieu du chantier parmi les centaines d'ouvriers qui s'affaire et sont fiers de participer à la construction de cette oeuvre. On entend le bruit des outils, les cris. Il y a beaucoup d'ambiance.

 

Nous faisons par la même occasion un détour par l'exposition universelle de 1889 où les dernières inventions sont présentées et on du à cette époque sensation. Il y a le premier téléphone, le premier train vapeur où les visiteurs sont transportés sur un petit bout de chemin, des chameaux rues du Caire, les premières ampoules électriques. Et puis tout ce monde qui se lance à l'ascension de cette Tour offrant un panorama jamais offert dans la capitale. Tout ceci contribue à apporter une certaine ambiance dans la capitale où chacun s'empresse de venir y faire une visite.

Gustave Eiffel est fier de son ouvrage. Il organise une première cérémonie dès que le premier étage est construit.

 

Il est plaisant à lire ce passage et imaginer la curiosité et la surprise des gens de cette époque devant tant de nouveautés.

 

Lorsque la Tour est finie Paris est déjà très animée avec l'exposition. A l'ouverture de la Tour Paris est en fête, il y a de la lumière partout, le canon qui tonne à chaque heure.

 

 

Après sa construction, Gustave Eiffel, entreprend tout pour sauver sa tour de la démolition en démontrant son utilité pour la science et aussi pour l'armée. Des expériences y sont entreprises pour la liaison radio, pour la médecine, la météo, la physique...

 

Évidemment, ce projet n'a pas toujours fait l'unanimité, loin de là mais la Tour Eiffel a finit avec le temps de se montrer utile et même devenir l'un des principaux symboles de son pays.

 

Un très intéressant, instructif et facile à lire.

 


 


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