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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 02:00
Le jeune homme vert - Michel Déon

Le jeune homme en vert de Michel Déon
Editions Folio 1991 (1975)
500 pages
roman

 

 


 


Eté 1919, Grangeville, Normandie- Abandonné à la porte de Jeanne et Albert, un bébé qui sera baptisé Jean, devriendra leur enfant qu'ils ont tant désiré. Albert est jardinier du domaine des Courseau une famille noble qui sera également très proche de Jean. L'histoire nous conduira jusqu'à l'aube de la deuxième guerre mondiale.

 

 

Jean grandit donc auprès de ses parents adoptifs partageant les jeux d'Antoinette et Michel Courseau. Une grande complicité se fait également avec Antoine, le père. Quand à Madame Courseau, Jean la trouve parfois un peu trop envahissante. D'autres personnes compteront aussi pour Jean comme l'abbé Le Couec, un breton égaré dans ce coin de Normandie toujours présent pour ses fidèles. Chantal de Malemort, fille de marquis pour qui Jean voue une grande passion.

 

Au fur et à mesure que Jean grandit, il envisage sa vie avec plus d'espace et plus d'ambition. Sa rencontre avec un prince d'Orient, Monsieur Ibrahim, ainsi que son chauffeur Salah lui apporteront  parfois une aide et une amitié précisieuses à chaque fois que leur route se croiseront.

 

 

Jean se découvre souvent naïf à travers les évenements et les rencontres qui se présentent à lui. Il se forge un caractère et se découvre au fur et à mesure.

 

C'est une histoire pittoresque avec des personnages plutôt interéssants avec en toile de fonds l'entre deux guerres. Et si l'enfance de Jean (on n'y attarde pas trop) se déroule uniquement dans le cadre de Grangeville, on prend assez vite la route pour d'autres coins de France et d'Europe.

 

"La campagne provençale, si harmonieuse, si belle - la plus belle du monde -, miroitait devant lui comme un mirage, avec ses murailles de cyprès noirs, ses toits de tuiles rondes, ocrées, ses mas paisibles et heureux, son ciel pâle."

 

 

Une très bonne lecture !

 

 

 

 

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 02:00
L'or de Blaise Cendrars

L'or de Blaise Cendrars
Edition Folio 1997 (1925)
168 pages
Roman



 

L'or retrace la vie du Général Sutter parti de sa Suisse natale pour s'installer et faire fortune dans l'ouest américain. Son ascension est plutôt impressionnante, son sens des affaires et son acharnent  lui permettent d'acquérir un grand domaine agricole.

Mais une pépite d'or va le conduire à la ruine.

La vie de ce personnage est assez impressionnant mais cette folie de la ruée vers l'or l'est encore plus. Tant de folie !

Sutter perd beaucoup plus que de l'argent.

Impressionnant roman où le rêve de l'Amérique et la fièvre de l'or se font bien ressentir. Mais aussi une belle page d'histoire.

Sa première sortie à cheval a mené Sutter dans la vallée du Sacramento. L'incroyable fertilité du sol et la végétation luxuriante lui font choisir ces cantons.

"J'essayai le métal à l'eau régale, puis je lus tout le long article sur "l'or" dans l'Encyclopedia Americana. La-dessus je déclarai à Marshall que son métal était de l'or, de l'or pur.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 02:00
Le château de Pictordu - George Sand

Le chateau de Pictordu de George Sand
Editions Folio 2012
121 pages

 

 

 

 


 

"De quelque sorte qu'elles soient, George Sand n'aime pas les superstitions. Il n'est pas légitime, répète-t-elle dans la préface, de croire au merveilleux, aux actions des génies et des fées, aux phénomènes qui ne sont surnaturels que parce qu'on ne se les explique pas. En revanche, il ne faut pas cesser de travailler à enchanter le réel par le pouvoir de l'imagination et du rêve, facultés puissantes qui rendent l'existence à sa nature vraie, profondément poétique."

Extraites de la préface, je trouve ces quelques phrases éclairent bien sur l'état d'esprit de George Sand. J'ai beaucoup apprécié lire ce conte qui s'adresse aux enfants, écrit au 19ème siècle, où les histoires étaient bien différentes de celles que l'on racontent maintenant.

Un conte où différents sujets y sont abordés.

Mr Flochardet ramène à la maison sa fille âgée de huit ans. En chemin un arrêt obligé se fait dans les ruines du châteaux de Pictordu pour y passer la nuit. C'est là que la petite Diane va faire la rencontre avec une fée bienveillante. La maman de Diane est morte et cette fée va d'une certaine façon comblé le manque qu'éprouve l'enfant et lui servir de guide.

Auprès d'elle, Diane a un père qui l'aime. Il est peintre et beaucoup de talent. Mais il ne cherche pas à développer chez sa fille le goût de la peinture puisque l'éducation de cette époque range les filles dans la catégorie de joli ornement plutôt que de tête bien remplie.

Diane a une belle mère plus préoccupée à son apparence qu'à tout autre occupation. Elle ne témoigne d'aucune affection pour sa belle-fille qui lui semble bien étrange puisque cette dernière ne semble pas très attirée par les belles toilettes.

Puis, il y a docteur Féron, médecin de famille au regard un peu plus aiguisé que le père de Diane. Il donnera à la fillette la possibilité de s'ouvrir au monde de l'art.

A travers cette histoire George Sand parle de l'absence de la mère, l'imaginaire des enfants qu'elle juge bien utile, l'éducation des filles qu'elle souhaite égale à celle des garçons.

Un joli conte de George Sand à ne pas négliger.

 

Elle eût voulu s'occuper à autre chose, apprendre n'importe quoi. Elle questionnait beaucoup, mais madame Flochardet trouvait ses questions sottes, hors de propos, et ne jugeait pas utile qu'elle eût des curiosités pour les choses sérieuses.

La santé de l'intelligence n'est pas dans le repos, elle n'est que dans la victoire

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 14:53
Le roman du café - Pascal Marmet

Le roman du café de Pascal Marmet
Editions du Rocher 2014
232 pages (roman + annexes)
Roman

 

C'est avec curiosité que j'ai commencé ce livre. Intriguée par le titre avec le mélange de roman et de café. Et bien c'est tout simplement un document, plutôt complet sur le sujet, qui se mélange avec l'histoire d'un jeune homme, grand passionné du café et qui a passé toute son existence dans une brûlerie.

Malgré un début de lecture prometteur,  je n'ai finalement pas complétement accroché à ce mélange. J'aurai préféré, à faire un choix, uniquement la partie documentaire ou en tout cas avec une histoire plus en arrière plan.

Est-ce le roman qui a servi de cadre à l'histoire du café ou l'inverse ?

D'autre part, deux points auraient besoin d'être éclaircis pour moi. Que penser des capsules à café après cette lecture ? Ont-elles réussies sournoisement en flattant le nouveau consommateur ? Je n'ai pas trouvé l'approche très claire.

Pourquoi reprocher le mélange des différents café alors que les italiens qui font un excellent café (ça n'engage que moi), le font justement avec mélange ?

J'ai apprécié par contre toute l'évolution du grain de café jusqu'au comptoir ainsi que l'éclaircissement sur son évolution historique et économique.

Je repart donc avec un avis mitigé car, bien que je n'ai pas ressenti d'ennui, je n'ai pas plus accroché aux personnages, à leur histoire.

 

 

 

 

Comme il est ardu d'écrire. Je plains les écrivains. Je comprends maintenant pourquoi ils boivent tant d'expressos.

Le roman du café - Pascal Marmet
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 00:00

Le grand feu Le Grand Feu de Jeanne Bourin

Editions Folio 1988 (1985)

597 pages

roman historique XIIe siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors d'un incendie dans le château de Fréteval Isambour jeune brodeuse sur toile est sauvée par Bernold jeune maître ouvrier. Ils tombent amoureux mais comme Isambour est promise à un autre, Bernold n'hésite pas à l'enlever pour l'épouser. Ils vont s'aimer pendant des années avec à leur côté plusieurs enfants. Installés dans les alentours de Blois, Bernold s'est installé pour son propre compte.

Leur amour va pourtant être mis à mal et s'est une autre vie que va connaître Isambour avec des épreuves assez difficiles à surmonter mais qui lui forgeront une certaine force de caractère.

 

Toute cette histoire se déroule au moyen âge au XIIe siècle. Le roman est riche en connaissances de cette époque dans différents domaines et de plus très bien amenées dans l'histoire. Toute la vie quotidienne y est donc bien dépeinte à travers les différents métiers, la mentalité, la médecine, les repas, la vie de famille et bien d'autres thèmes encore avec bien entendu la Grande Histoire en toile de fond.

 

En guise d'exemple nous est donc expliqué l'utilisation des plantes pour soigner tous les maux, l'organisation pour assurer les vivres de toute une famille durant une année, la place qu'occupe la religion dans le quotidien que ce soit les petits comme les grands événements avec en parallèle les pratiques utilisées il y a encore peu de temps.

 

Et puis c'est aussi une époque où un grand développement des villes  mais aussi des villages se produit. L'arrivée d'Adèle Adèle la fille de Guillaume le Conquérant et épouse du comte de Blois apporte également beaucoup de changement dans les moeurs. Comme annoncé dans la quatrième de couverture c'est tout un monde en mutation qui se déroule dans ces pages.

 

Pendant une bonne partie de ce roman je ne me suis pas beaucoup attachée aux personnages. Peut-être cela est-il dû au fait que l'on fait un bond de quinze ans après une centaine de pages qui nous permettent à peine de faire leur connaissance. Je les ais regardé comme témoins d'une époque avant de pouvoir tout de même m'y attacher un peu. Le personnage d'Isambour ne m'a pas beaucoup intéressé au départ mais avec les années, les épreuves et sa ligne de conduite qu'elle tient à suivre tout le long m'ont poussés à porter un autre regard sur elle.

 

Un roman histoire qui est loin de me déplaire par sa construction et sa richesse. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la description des repas et de leur préparation. De quoi avoir les papilles qui s'affolent.

 

Extraits :

 

"Il lui fallait, comme d'habitude, surveiller la cuisson du pain, la fabrication du beurre et des fromages faits avec le lait de ses vaches ou de ses brebis, mais en plus, présider à la salaison des poissons, des quartiers de viande, du lard qu'on ne fumait pas sous le manteau de la cheminée. Elle aidait à la confection du boudin, des saucisses, des cervelas, des rillettes, des pâtés, qui nourriraient, avec le gibier et la volaille comme appoint, toute la maisonnée durant la mauvaise saison".

 

"Dans un autre four de travail à température à peine plus basse, Gerbaut-le-mainé, de son côté, à l'aide d'une tige creuse de métal, cueillait le verre en fusion. Il portait ensuite ce tube à ses lèvres, puis soufflait légèrement avant de l'éloigner pour le tenir contre sa joue, car il ne fallait pas attirer de flammes dans sa bouche".

 

"La diposition de leur demeure était semblable, en plus modeste, à celle du donjon du baron. Deux pièces la composaient,. Au-dessus du rez-de-chaussée qui servait de réserve à vivres, la salle. On y pénétrait par une rampe mobile, escamotable en cas de danger. Au second, la chambre haute, où tout le monde couchait. Des courtines pendues entre es lites les séparaient les uns des autres".

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 05:00

Les gens du Balto

Les gens du Balto de Faïza Guène

Editions Hachette

153 pages

Romans

 

 

Pour avoir entendu beaucoup de bien de l'auteur je me suis laissée tenter par ce livre qui est un mélange de policier (avec parcimonie) et de vie sociale dans une banlieue en bout de ligne de RER et plus précisément à Joigny les deux bouts. Il n'y a pas grand chose là-bas pour se distraire et le Balto, le café du coin, semble le seul endroit pour y acheter des cigarettes, boire un coup, acheter des tickets à gratter, se donner rendez-vous ; le seul à plusieurs kilomètres à la ronde.

Les gens du coin semblent étouffés dans leur vie en côtoyant le chômage, le racisme, les conflits de générations ; tous semblent vivre dans une certaine médiocrité. Il faut bien dire que les personnages ont des personnalités très nettes mais frôlant parfois la caricature.

Joël, le patron du Balto n'est pas apprécié. Personnage peu agréable, déplacé avec sa clientèle, profiteur. Mais le jour où il est retrouvé mort dans son bar, tout le monde est sous le choc. L'histoire commence d'ailleurs par les propos de la victime qui semble pourtant déjà bien morte mais qui se présente à nous et semble heureuse que l'on s'intéresse un peu à elle. Se sera alors à chaque personnage, suspecté par la police, de venir témoigner en dérivant bien souvent sur sa propre vie personnelle. Le langage est direct, usant autant le verlan, le sms, le grossier et le vulgaire. Les situations sont parfois comiques, parfois pathétiques.

Bien que la fin ne m'ait pas beaucoup convaincue, voire pas du tout, j'ai apprécié le jeux de l'auteur pour la transition d'un personnage à un autre pour arriver jusqu'au meurtrier. Mais je ne suis pas sûre d'avoir choisi le bon livre pour découvrir l'auteur. 

 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 04:00

qu-est-ce-quil-y-a-dans-la-rue.jpg

  Quest-ce qu'il y a dans la rue qui t'intéresse tellement ?

 d'Annie Saumont

 Editions Joelle Losfeld

 78 pages

 Nouvelles

 

 

 

 Trois nouvelles dans ce recueil dont chaque histoire raconte pour chacun des personnages un passage de leur vie avec un mélange de présent et de passé où ressort un problème, un désespoir, en tout cas quelque chose qui gêne.

 

La première qui a donné son titre à celui du livre nous dépose directement au beau milieu d'un dialogue ou plutôt d'un monologue d'une femme s'adressant à son mari sur le choix du menu, les problèmes de santé, les problèmes d'entretien de l'appartement. Pendant ce temps, son mari est absorbé à regarder par la fenêtre se faisant des commentaire intérieur sur ce qu'il voit à l'extérieur. Tout à la fois, son esprit l'entraîne vers le passé, vers une femme qui semble belle, gaie, agréable. Mais la conversation, le monologue continue avec le prix du pain en augmentation, la couleur de la nouvelle peinture, le crédit. Et le passé ressurgit à nouveau avec le soleil, le beau corps de cette femme, son grain de beauté, les géraniums et la tonnelle.

Une histoire que j'ai trouvé très émouvante, magnifiquement racontée et qui m'a fait découvrir un style tout particulier de l'auteur. Les phrases sont très brèves mais arrivent très bien à faire ressortir pleins de descriptions et de ressenti.

 

En complète contradiction avec ce que je viens juste d'écrire, la deuxième m'a laissée complètement à côté de l'histoire et malgré le résumé de la quatrième de couverture je n'ai pas réussi à suivre le raisonnement des personnages. Ça peut bien arrivé de temps en temps.

"L'histoire de deux jeunes filles debout dans le métro rêvant à une vie plus heureuse que ce retour au foyer d'accueil".

 

La troisième et dernière est assez poignante. On suit les pensées d'un homme de retour dans sa ville après un séjour en prison. Le passé ressurgit, semble l'étrangler. L'histoire m'est un peu plus difficile à raconter ou résumé mais c'est surtout la façon dont elle est écrite qui est assez frappante.

 

Une auteur à nouvelles dont le style m'a beaucoup plu.

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 04:00

mille milliards de pasMille milliards de pars de Michel Gardère

Editions Terres de France

Presse de la Cité

354 pages

amour-coeur-00011

 

 

 

Extrait de la quatrième de couverture :

 

La France pour seul recours. Au XIXe siècle, trois hommes se rendent de Perse jusqu'à Paris, deux cent cinquante jours de marche, pour sauver les leurs de la misère et de l'esclavage.

"Une puissante leçon de vie, de folie humaine, d'amitié et de courage." 

 

Extrait de l'introduction : "Aussi surprenante et invraisemblable qu'elle puisse apparaître au fil des pages, l'histoire qui suit est rigoureusement authentique. On trouve encore des traces de cette formidable aventure à Paris, à Lyon, dans le Sud-Ouest, en Iran, en Arménie et même en Russie. Autour de Khosrew Abad, au coeur de l'ancien Kurdistan, perse au moment des faits, iranien aujourd'hui, le souvenir de ces héros, pourtant catholiques dans un territoire rès islamisé, reste, sinon vivace, cu moins connu par quelques-uns."

 

 

Parce que leur tsar a perdu une guerre et qu'il en fait subir les conséquences à son peuple, un village se retrouve endetté et sans grand espoir de pouvoir un jour s'en sortir.C'est alors que les villageois demandent à Chahèn, le grand sage de se rendre en France pour demander puisqu'il connaît un français qui lui avait promis son aide si l'occasion se présentait.

 

Pour entreprendre ce voyage, Chahèn qui sera le meneur choisi deux compagnons. Il y a Bartev le grand costaud, un peu simplet certes mais doté d'une force incroyable et toujours d'humeur infantile et puis Gaïdzag, très agile, malin et aussi à l'occasion voleur. Chacun ayant des compétences bien distinctes, il formeront un trio très complémentaire sur ce long chemin semé d'embûches.

 

Rythmé par les péripéties et contraintes, le voyage est laborieux. Et malgré toutes ces difficultés, les trois compagnons feront de magnifiques rencontres, partageant une partie du chemin ou bien un repas avec des gens bien différents à chaque étape. Mais plus ils avanceront et plus ils étonneront eux aussi par leur accoutrement, leur langue, leurs manières.

 

Le voyage semble long, pénible mais beau tout à la fois.

 

Le vieux sage ne perdra aucune occasion pour s'en prendre à Dieu à chaque occasion qui se présente. Lui pourtant si croyant et respectueux de sa religion.  Les deux plus jeunes seront à la bonne école avec qui leur apprendra toujours quelque chose des lieux qui les entourent. Et chacun en fera l'usage à sa façon.

 

Les paysages qu'ils traverseront sont magnifiquement décrits, on se léche les babines aux succulents repas qu'ils se font. Le livre ne manque pas non plus de descriptions historiques très intéressantes.

 

Si l'histoire date du XIXe siècle, l'auteur ne se gêne pas d'utiliser son propre langage pour nous en faire le récit. Cela m'a beaucoup amusé d'ailleurs d'associé des "  " avec le périple de ses trois perses. Il me semblé d'ailleurs écouter ce récit pendant une veillée près d'un grand feu de cheminée. Une histoire qui m'a happée dès le début.

 

L'auteur nous livre en fin d'ouvrage comment cette histoire lui est parvenue, le cheminement qu'il a suivi avec ses recherches, enquêtes et enfin l'écriture de ce magnifique livre. Il s'en ai fallu de peu pour ne jamais la connaître.

 

 

"Ce ravissement -ou ce transport-  qu'il éprouvait chaque fois qu'il venait en territoire arménien l'exaltait. La terre parle au sang, songeait-il. La végétation provoquait également chez lui félicité et extase. Ainsi, bordant la route, des vergers d'abricotiers et de pêchers aux bourgeons naissants lui rappelaient sa jeunesse à jamais envolée, sa grand-mère si câline qui confectionnait des confitures, son grand-père, rude mais protecteur, qui lui montrait comment cuire un fruit sous les braises afin qu'il soit encore plus sucré, bien plus goûteux, presque miellé."

 

"Les marchands fréquentent en grand nombre l'Azebaïdjan, car pour aller à Tiflis, en remontant le fleuve Kur sur sa rive droite, nous suivrons la route de la soie, qui est la plus riche du monde. La plus merveilleuse aussi. La plus longue, enfin. Elle existe depuis la période de Jésus. Des légendes assurent même qu'elle existait avant."

 

"A l'issue de ces agapes farouches, vint le tour incontournable de la tchatcha, une sorte de voldka titrant en général 60° qui, dès lors qu'elle est offerte, apporte une preuve de grande amitié. Cette eau-de-vie n'a ni nez ni goût. Ce qui oblige à en reprendre pour vérifier quelle saveur elle cache réellement derrière cette insipidité apparente. Quand on a trouvé, il est trop tard."

 

Une lecture qu'il serait bien dommage de se priver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochain livre que je lirai de l'auteur :

Une femme sauvage

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 04:00

Le fantôme de la tour eiffel Le fantôme de la tour Eiffel - Olivier Bleys

Editions Gallimard

410 pages

Roman historique

 

 

 

 

Un roman qui se déroule sur toute la période de la construction de la tour Eiffel avec comme personnages principaux deux ingénieurs embauchés dans les bureaux de Gustave Eiffel, un méchant Gordon Hole ayant fait ses études avec le célèbre constructeur et dont la jalousie semble le mener au pire afin de faire disparaître la tour. On y croise également un cercle spirit communiquant avec les esprits ainsi qu'une ventriloque et une actrice. Tous ces personnages nous entraînent dans une aventure qui se croise avec l'évolution du chantier de la tour.

 

Ce roman nous permet de retrouver une époque bien lointaine dans les rues de Paris, à travers l'état d'esprit et le langage des habitants. C'est d'ailleurs le côté historique qui m'a le plus intéressé dans ce roman en comparaison de l'aventure en elle-même. Suivre par étape la construction révèle d'intéressants témoignages et d'informations.

Un chantier assez gigantesque mais à la fois bien pensé, semble d'ailleurs avoir révolutionné l'état d'esprit de l'époque. Une toute nouvelle dimension qui semblait donner le vertige à beaucoup de contemporains mais aussi donner beaucoup d'espoir aux plus confiants.

 

Un roman assez plaisant à lire.

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 13:48

Les-sandales.jpg Les sandales - Jorge Semprun

Editions Le petit Mercure - 2002

39 pages

Nouvelle

 

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Quatrième de couverture :

 

"Vingt minutes : une douche avant tout. Ensuite, encore nue, elle se maquilla légèrement. Une jupe, bien sûr,des bas noirs à jarretières. Mes instruments de travail, se dit-elle avec le cynisme qui lui permettait de garder ses distances. Avec soi-même, le cas échéant. Avec l'aveuglement de la passion, en tout cas. Bas noirs à jarretières, petite culotte minimale de dentelle. Elle choisit une jupe serrée à la taille, aux hanches, évasée plus bas. Une jupe allègre, facile à trousser. Pour finir, des sandales raffinées, à talons et lanières, qui mettaient en valeur la finesse des chevilles, le galbe des jambes minces, fines et musclées. Elle était prête".

 

A moi la parole :

 

Je ne suis pas du tout certaine que l'auteur cherchait à écrire une histoire qui fasse rire. C'est pourtant ce que j'ai fait en arrivant à la fin, et de bon coeur en plus. Une chute, et quelle chute ! Cette toute petite histoire qui démarre par l'imminente retrouvaille de deux amants, France et Bernard, dont l'attachement semble assez fort mais la femme a pris la décision que ce serait le dernier rendez-vous. Tout en arrivant à l'hôtel seule, France retrace leur histoire en même qu'elle s'habille pour la circonstance. Les deux amants semblent beaux, issus chacun d'un milieu aisé où l'art et la culture ont une part assez importante.

Puis tout en continuant le déroulement de l'histoire on passe d'un duo à un trio avec la femme légitime Clémence. La place de chacun ne semble pas forcement facile mais rien n'a été changé jusqu'à cette décision de rupture.

La chute détourne complètement la vie de chacun qui jusque là semblait bien rodée.En peu de temps, peu de chose tout bascule.

 

A lire ! et en plus ça ne prend vraiment pas beaucoup de temps.

 

 



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