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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 02:00
Le château de Pictordu - George Sand

Le chateau de Pictordu de George Sand
Editions Folio 2012
121 pages

 

 

 

 


 

"De quelque sorte qu'elles soient, George Sand n'aime pas les superstitions. Il n'est pas légitime, répète-t-elle dans la préface, de croire au merveilleux, aux actions des génies et des fées, aux phénomènes qui ne sont surnaturels que parce qu'on ne se les explique pas. En revanche, il ne faut pas cesser de travailler à enchanter le réel par le pouvoir de l'imagination et du rêve, facultés puissantes qui rendent l'existence à sa nature vraie, profondément poétique."

Extraites de la préface, je trouve ces quelques phrases éclairent bien sur l'état d'esprit de George Sand. J'ai beaucoup apprécié lire ce conte qui s'adresse aux enfants, écrit au 19ème siècle, où les histoires étaient bien différentes de celles que l'on racontent maintenant.

Un conte où différents sujets y sont abordés.

Mr Flochardet ramène à la maison sa fille âgée de huit ans. En chemin un arrêt obligé se fait dans les ruines du châteaux de Pictordu pour y passer la nuit. C'est là que la petite Diane va faire la rencontre avec une fée bienveillante. La maman de Diane est morte et cette fée va d'une certaine façon comblé le manque qu'éprouve l'enfant et lui servir de guide.

Auprès d'elle, Diane a un père qui l'aime. Il est peintre et beaucoup de talent. Mais il ne cherche pas à développer chez sa fille le goût de la peinture puisque l'éducation de cette époque range les filles dans la catégorie de joli ornement plutôt que de tête bien remplie.

Diane a une belle mère plus préoccupée à son apparence qu'à tout autre occupation. Elle ne témoigne d'aucune affection pour sa belle-fille qui lui semble bien étrange puisque cette dernière ne semble pas très attirée par les belles toilettes.

Puis, il y a docteur Féron, médecin de famille au regard un peu plus aiguisé que le père de Diane. Il donnera à la fillette la possibilité de s'ouvrir au monde de l'art.

A travers cette histoire George Sand parle de l'absence de la mère, l'imaginaire des enfants qu'elle juge bien utile, l'éducation des filles qu'elle souhaite égale à celle des garçons.

Un joli conte de George Sand à ne pas négliger.

 

Elle eût voulu s'occuper à autre chose, apprendre n'importe quoi. Elle questionnait beaucoup, mais madame Flochardet trouvait ses questions sottes, hors de propos, et ne jugeait pas utile qu'elle eût des curiosités pour les choses sérieuses.

La santé de l'intelligence n'est pas dans le repos, elle n'est que dans la victoire

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 04:00

La maison du chat qui peloteLa maison du chat qui pelote de Balzac

Editions Le Livre de Poche

86 pages

 

classiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Cette nouvelle, écrite en 1829 et plus tard placée par Balzac en ouverture de La Comédie humaine, est un tableau vrai, tableau du Paris commerçant - Le Marais et la rue Saint-Denis - que l'écrivain prend plaisir à peindre. Un tableau de moeurs, également, et son premier titre, Gloire et malheur, laissait plus directement deviner que s'y jouait le destin d'une femme : "Les humbles et modestes fleurs, écloses dans les vallées, meurent peut-être quand elles sont transplantées trop près des cieux, aux régions où se forment les orages, où le soleil est brûlant."

 

A moi la parole :

 

Lire Balzac s'est découvrir un univers à travers de longues descriptions comme se planter devant un tableau et ne plus en bouger tant que chaque élément, chaque détail n'est été commenté, étudier. Une fois cette étape réalisée les personnages sont alors mis plus en avant pour nous dépeindre à leur tour une scène de vie, l'affrontement entre des êtres selon leur caractère, leur situation, leur milieu, leur sensibilité.

 

Le style de Balzac, je pense que l'on aime ou l'on aime pas. Je me plaît à le lire et c'est avec cet auteur que je souhaite commencer et même poursuivre le challenge des grands classiques qui a été organisé par Natou. Un auteur déjà (un peu) lu et que je vais avoir le plaisir de relire.

Bien que je possède le tome 1 de l'intégrale, je me suis retrouver en possession du livre de poche de cette histoire dont la préface nous apporte des éléments intéressants sur cette oeuvre et la relation avec l'auteur.

 

Pour suivre donc le style de Balzac, lire La Maison du chat qui pelote c'est tout d'abord aller à la découverte d'une maison familiale, située rue Saint-Denis à Paris, dans le commerce du textile. Seule la prospérité du commerce semble être la préoccupation de ces marchands. Les journées sont toutes organisées sur le même rythme, les registres bien tenus, un magasin bien achalandé. Aucune fantaisie ne doit venir rompre leur routine, aucun sou ne doit être dépenser inutilement. Les besoins vestimentaires, les sorties occasionnelles sont toutes faites avec un esprit économe et surtout pas pour apporter en premier lieu du plaisir.

 

Dans cette première partie nous profitons des descriptions d'un quartier commerçant de Paris ainsi que celles de cette Maison à l'enseigne si particulière et des habitudes bien réglées de cette famille bourgeoise de commerçants.

 

Est également abordée l'éducation des deux filles Virginie et Augustine qui suit la même règle : rigueur et dévotion. Tout est mis en oeuvre afin de suivre une régularité sans aucune ouverture sur d'autres occupations, jugées bien futiles, que le commerce et une maison tenue comme il le faut.

Bien qu'Augustine arrive à échapper, pour ses lectures, à la surveillance sévère de sa mère, les deux filles vivent dans un univers à l'horizon bien raccourci en pensant ne pas pouvoir trouver mieux ailleurs. La gaieté ne semble pas avoir la première place dans cette maison mais cette dernière semble ne pas souffrir de tristesse ni de remords.

 

Lorsqu'Augustine fait connaissance avec le peintre Théodore de Sommervieux c'est en fait deux mondes bien différents qui se rencontrent. Cette rencontre les conduira vers un mariage d'amour qui sera mis en opposition par l'auteur à un mariage arrangé pour la fille aînée Virginie avec le premier commis du magasin de ses parents.

Après un début rempli de bonheur, Augustine s'est vu confronter à la lassitude de son mari et n'a pas su s'adapter à cette situation. Son éducation rigide ne l'ayant pas armée pour côtoyer la vie d'un artiste, sa naïveté et son manque de sensibilité n'a fait qu'accroître le détachement de son mari. Malgré ses efforts pour parvenir à récupérer son bonheur, la personnalité d'Augustine n'a pas été à la hauteur, voire n'a fait que séparer d'avantage les époux.

Lorsqu'elle va chercher du réconfort auprès de sa famille elle n'obtient que réserve de la part de sa soeur et indignation de la part de ses parents. Elle perçoit alors le décalage qui s'est installé entre elle et ses proches du fait de son mariage soumis à la passion et non aux sages décisions qui passent les plaisirs de la vie conjugale bien après une vie bien rangée, structurée et cherchant plutôt le bienfait de leur commerce sur la longue durée.

Même son entrevue avec la maîtresse de son mari la comtesse de Carigliano ne pourra lui apporter l'ouverture d'esprit dont elle aurait tant besoin. Sa vie ne sera plus alors qu'un vide sans que rien puisse l'en sortir.

 

Un histoire dont j'ai aimé le déroulement et qui malgré l'évolution de moeurs me semble bien utile tout de même de nos jours.

 

 

 

 

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Published by unepauselivre - dans Roman Classique France
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