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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 05:08
C'est le chemin qui compte - Marie Surgers
C'est le chemin qui compte - Marie Surgers

C'est le chemin qui compte de Marie Surgers
Editions Rue des Promenades (découvertes au Salon du livre 2014)
2011
128 pages
Journal de voyage en Syrie

 

Oyé oyé braves blogeuses et blogeurs ! Je ne jurerai pas qu'il va plaire à tout le monde mais pour certaines d'entre vous, contentez vous de noter le titre et l'auteur. Et bien sur de le lire. Car voyez-vous bien que ce livre m'est vraiment transporter, que Marie Surgers a une façon toute particulière pour raconter son séjour à Damas et bien je ne suis pas sure de trouver les mots et de savoir les aligner comme il faut pour en faire un billet comme on peut être si fière quelques fois.

Consciente cependant que l'on ne peut pas se contenter de si peu, je vais toutefois faire l'effort pour suggérer ce savoureux récit.

 

Marie Sugers est partie vivre six mois à Damas. Elle nous livre ici ses impressions, son vécu, ses expériences. Plusieurs textes se suivent sans forcèment en faire une suite. Elle va directement à l'essentiel en nous révélant ses rencontres, les codes de bonne conduite, son imprégnation dans cette culture, son amour pour la langue arabe avec quelques explications linguistiques(ce qui devrait, si ce n'est déjà fait, inciter certaines d'entre vous à se décider à lire ce livre). Son regard et son humour pince sans rire m'ont enchantée.

 

 

Un extrait ?

 

"Je sillone la ville en micro-bus, appelés services, aussi micro que suicidaires - donc criminels -, qui ne portent en guise d'indications que trois lettres arabes. Sans les voyelles, comme de bien entendu, ce serait trop simple, et ça m'aiderait à deviner sinon leur itinéraire du moins leur destination. Mais les vieux, qui parlent français, me prennent en pitié : "Moi avois venu chez les frères maristes il y a soixante ans, tu sais, je vais t'aider à venir dans le bon bus !", et je m'invente un vocabulaire arabe qui, ma foi, fait l'affaire auprès des chauffeurs. Dans ces micro-bus, j'ai corrigé les devoirs de français d'une petite fille, j'ai appris que, si une femme a plus de cinq enfants, "it's not big work because God help her", j'ai collecté les cartes de visite de médecins et de dentiste, j'ai certainement plongé dans plusieurs failles spatio-temporelles. Que demander de plus ?

 

Un récit pétillant !

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 04:00

Dans la mer il y a des crocodiles Dans la mer il y a des crocodiles de Fabio Geda

l'histoire vraie d'Enaiatollah Akbari

Editions Liani Levi

173 pages

Traduit de l'italien par Samuel Sfez

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge Il Vaggio organisé par Nathalie du blog Mark et Marcel et Animaux du Monde organisé par Sharon


Challenge il viaggio

                                                     Animaux du monde

 

 

 

 

 

 

Un témoignage qui a donné à l'auteur l'envie d'en retracer le récit dès qu'il a entendu l'histoire raconté par Enaiat. L'histoire est raconté à l'aide de questions que Fabio Geda pose à Enaiat et auxquelles ce dernier répond en ce contentant de donner des faits. Pour lui les faits est le plus important. Donc pas de sentimentalisme, pas d'état d'âme. D'ailleurs, celà ne lui aurait pas servi à grand chose pendant cette période de sa vie. Son seul but était de sauver sa peau et de trouver un endroit bien plus facile à vivre que là d'où il venait.

 

Enaiat est Afghan. Son ethnie est haïe dans pays. Sa mère l'a abandonné de l'autre côté de la frontière du Pakistan pour lui sauver la vie après avoir longtemps voyager et la plupart du temps cachés. Lorsqu'il se rend compte de sa situation il entreprend tout pour s'en sortir. A ce moment là il pense avoir 10 ou 11 ans (il n'y a pas d'état civile là où il vivait) mais il sait qu'en grande partie il ne pourra compter que sur lui même. Il garde cependant en mémoire la promesse qu'il a fait à sa mère avant qu'elle ne l'abandonne. Trois règles à respecter : ne pas prendre de drogue, ne jamais utiliser d'arme, ne jamais voler.

 

Malgré sa petite taille il cherche du travail, n'importe lequel du moment qu'il puisse manger et se loger. Il fera quelques rencontres qui le conduiront en Iran, en Turquie, en Grèce. Pour cela il aura affaire aux trafiquants d'hommes qu'il faut payer cher, subir des conditions de vie bien en-dessous du minimum acceptable. Mais Enaiat veut finalement se rendre en Italie où la vie semble tout de même bien meilleur pour la situation qu'il vit.

 

On le suit alors dans son parcourt chaotique dont je ne souhaite pas trop en dévoiler. Il y a des moments durs voire dramatiques mais Enaiat ne veut pas nous raconter son histoire pour nous tirer la larme à l'oeil. C'est uniquement des faits qu'il souhaite faire passer. Il y a d'ailleurs dans la façon de nous raconter ce récit des moments d'humour. Et c'est dans le passage le plus dramatique du livre que j'y ai trouvé la dose d'humour la plus forte mais pourtant certainement pas recherchée.

 

Une vie qu'il est assez difficile d'imaginer d'autant plus qu'il y est fait référence à des événements bien connus. Je pense notamment aux Jeux Olympiques qui se sont déroulés en Grèce.

 

La détermination de cet enfant et le style de l'auteur en font un témoignage qui ne peut que nous toucher.

 


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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 04:00

le papalagui-copie-1  Le Papalagui d'Erich Scheurmann

 Editions Pocket

 145 pages

 

 

 Les étonnants propos de Touiavii,

 chef de tribu, sur les hommes blancs

 

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  Même si ce livre nous fait facilement rire, il sera nécessaire toutefois d'avoir suffisamment d'humour mais aussi accepté un reflet de notre culture occidentale qui ne nous met absolument pas en valeur.

 

 Dans ce petit livre sont donc recueillis les propos d'un chef de tribu des îles Samoa qui se prénomme Touiavii qui rêvait de partir en voyage en Europe pour rencontrer l'homme blanc. Il est alors parti pour plusieurs mois et a donc eu l'occasion d'observer notre monde. A son retour au pays il se donne pour mission de faire le tour des villages afin de mettre son peuple en garde contre ce peuple complètement dénuer de sens et surtout de l'ambition qu'il a d'imposer son mode de culture à travers le monde. Je précise que le voyage s'est effectué au début du XXe siècle.

 

Mais avant de continuer je m'arrête pour vous donner l'explication sur ce papalagui. C'est quoi un papalagui. Et bien c'est un Blanc, un étranger et même plus que ça c'est le pourfendeur du ciel. "Car le premier missionnaire blanc qui débarqua à Samoa, arriva sur un voilier. Les aborigènes prirent de loin les voiles blanches pour un trou dans le ciel, à travers lequel le Blanc venait à eux. Il traversait le ciel."

 

Mais les propos que Touiavii n'étaient pas destinés pour notre lecture. Si nous avons le bonheur de pouvoir les lires aujourd'hui c'est qu'il ont été recueilli par Erich Sheurmann, peintre et écrivain allemand, parti sur les îles Samoa pour étudier lui aussi leur culture. Il a alors décidé de les publié à son insu et je l'en remercie.

 

Dans ces propos beaucoup de sujets sont évoqués. Pour commencer notre accoutrement qui sidère Touiavii. Comment peut-on arriver à supporter autant de couches de vêtements qui ne mettent pas en valeur le corps voire l'handicape. Toiavii a pu d'ailleurs observer que la tête et l'esprit est bien plus mis en valeur par l'homme blanc que tout le reste du corps.

 

"Quand un jeune homme fait d'une jeune fille sa femme, il ne sait jamais s'il n'est pas dupé car il n'a jamais vu son corps auparavant". Bon évidement les moeurs ont bien changés depuis le début du XXe siècle...

 

"Le corps et ses membres sont de la chair, seulement ce qui est au-dessus du cou est l'homme véritable".

 

"Les pieds enfin sont aussi pourvus d'une peau douce et d'une peau dure. La douce est souvent souple et s'adapte bien au pied, au contraire de la dure. Celle-ci est faite avec la peau d'un animal vigoureux, qui est longtemps plongée dans l'eau, raclée avec des couteaux, battue et exposée au soleil jusqu'à ce quelle durcisse complètement. Le papalagui s'en sert alors pour fabriquer une sorte de pirogue à bords relevés, juste assez grande pour accueillir un pied. Une pirogue pour le pied gauche, et une pour le pied droit. Ces bateaux pour pieds sont crochetés et ficelés solidement au cou-de-pied, de sorte que les pieds s'allongent dans une coque solide comme le corps d'un escargot de mer."

 

J'ai beaucoup rigolé à ce premier chapitre mais au fur et à mesure de la lecture, quand Touiavii parle de notre habitat, notre côté matérialiste, notre attachement au temps et à l'argent et même si ses propos continuent à nous faire sourire on ne peut que prendre le temps de s'arrêter pour réfléchir à son raisonnement qui n'est absolument pas dénué de finesse et d'une bonne observation.

 

Bien sur il y a d'autres sujets on l'on voudrait apporter notre grain de sel. Car on ne peut que constater un très grand fossé entre nos cultures ce qui détourne quelques fois les propos de Touiavi vers une trop grande incompréhension. Mais malgré tout on ne peut s'empêcher à une bonne remise en question de notre mode de vie. Une mode de vie qui nous éloigne parfois de l'essentiel et nous fait passer à côté de choses toutes simples mais bien plus en harmonie avec une vie digne de ce nom.

 

Le peuple de Touiavii a pourtant accueilli il y a maintenant fort longtemps notre religion que les colons leur ont d'une certaine façon imposer. Cette religion ils l'on accueillie en rejetant la leur, l'on acceptée et depuis en on fait la leur. Cette religion qui parle d'amour du prochain leur convient tout à fait mais comment ne pas être ahuri quand au début du XXe siècle ce peuple s'aperçoit que ceux qui se sont imposer arrivent toutefois à s'entre-tuer en continuant de parler de leur Dieu. Lorsque Touiavii tient s'est propos la Grande Guerre en fait bien l'illustration.

 

Touiavii nous apporte dans ces propos une bonne occasion de nous remettre un peu en question.

 

Un des livres qu'il faut avoir croisé au moins une fois dans sa vie.

 

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 04:00

mille milliards de pasMille milliards de pars de Michel Gardère

Editions Terres de France

Presse de la Cité

354 pages

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Extrait de la quatrième de couverture :

 

La France pour seul recours. Au XIXe siècle, trois hommes se rendent de Perse jusqu'à Paris, deux cent cinquante jours de marche, pour sauver les leurs de la misère et de l'esclavage.

"Une puissante leçon de vie, de folie humaine, d'amitié et de courage." 

 

Extrait de l'introduction : "Aussi surprenante et invraisemblable qu'elle puisse apparaître au fil des pages, l'histoire qui suit est rigoureusement authentique. On trouve encore des traces de cette formidable aventure à Paris, à Lyon, dans le Sud-Ouest, en Iran, en Arménie et même en Russie. Autour de Khosrew Abad, au coeur de l'ancien Kurdistan, perse au moment des faits, iranien aujourd'hui, le souvenir de ces héros, pourtant catholiques dans un territoire rès islamisé, reste, sinon vivace, cu moins connu par quelques-uns."

 

 

Parce que leur tsar a perdu une guerre et qu'il en fait subir les conséquences à son peuple, un village se retrouve endetté et sans grand espoir de pouvoir un jour s'en sortir.C'est alors que les villageois demandent à Chahèn, le grand sage de se rendre en France pour demander puisqu'il connaît un français qui lui avait promis son aide si l'occasion se présentait.

 

Pour entreprendre ce voyage, Chahèn qui sera le meneur choisi deux compagnons. Il y a Bartev le grand costaud, un peu simplet certes mais doté d'une force incroyable et toujours d'humeur infantile et puis Gaïdzag, très agile, malin et aussi à l'occasion voleur. Chacun ayant des compétences bien distinctes, il formeront un trio très complémentaire sur ce long chemin semé d'embûches.

 

Rythmé par les péripéties et contraintes, le voyage est laborieux. Et malgré toutes ces difficultés, les trois compagnons feront de magnifiques rencontres, partageant une partie du chemin ou bien un repas avec des gens bien différents à chaque étape. Mais plus ils avanceront et plus ils étonneront eux aussi par leur accoutrement, leur langue, leurs manières.

 

Le voyage semble long, pénible mais beau tout à la fois.

 

Le vieux sage ne perdra aucune occasion pour s'en prendre à Dieu à chaque occasion qui se présente. Lui pourtant si croyant et respectueux de sa religion.  Les deux plus jeunes seront à la bonne école avec qui leur apprendra toujours quelque chose des lieux qui les entourent. Et chacun en fera l'usage à sa façon.

 

Les paysages qu'ils traverseront sont magnifiquement décrits, on se léche les babines aux succulents repas qu'ils se font. Le livre ne manque pas non plus de descriptions historiques très intéressantes.

 

Si l'histoire date du XIXe siècle, l'auteur ne se gêne pas d'utiliser son propre langage pour nous en faire le récit. Cela m'a beaucoup amusé d'ailleurs d'associé des "  " avec le périple de ses trois perses. Il me semblé d'ailleurs écouter ce récit pendant une veillée près d'un grand feu de cheminée. Une histoire qui m'a happée dès le début.

 

L'auteur nous livre en fin d'ouvrage comment cette histoire lui est parvenue, le cheminement qu'il a suivi avec ses recherches, enquêtes et enfin l'écriture de ce magnifique livre. Il s'en ai fallu de peu pour ne jamais la connaître.

 

 

"Ce ravissement -ou ce transport-  qu'il éprouvait chaque fois qu'il venait en territoire arménien l'exaltait. La terre parle au sang, songeait-il. La végétation provoquait également chez lui félicité et extase. Ainsi, bordant la route, des vergers d'abricotiers et de pêchers aux bourgeons naissants lui rappelaient sa jeunesse à jamais envolée, sa grand-mère si câline qui confectionnait des confitures, son grand-père, rude mais protecteur, qui lui montrait comment cuire un fruit sous les braises afin qu'il soit encore plus sucré, bien plus goûteux, presque miellé."

 

"Les marchands fréquentent en grand nombre l'Azebaïdjan, car pour aller à Tiflis, en remontant le fleuve Kur sur sa rive droite, nous suivrons la route de la soie, qui est la plus riche du monde. La plus merveilleuse aussi. La plus longue, enfin. Elle existe depuis la période de Jésus. Des légendes assurent même qu'elle existait avant."

 

"A l'issue de ces agapes farouches, vint le tour incontournable de la tchatcha, une sorte de voldka titrant en général 60° qui, dès lors qu'elle est offerte, apporte une preuve de grande amitié. Cette eau-de-vie n'a ni nez ni goût. Ce qui oblige à en reprendre pour vérifier quelle saveur elle cache réellement derrière cette insipidité apparente. Quand on a trouvé, il est trop tard."

 

Une lecture qu'il serait bien dommage de se priver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochain livre que je lirai de l'auteur :

Une femme sauvage

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:14

âge d'hommeL'âge d'homme de Michel Leiris

précédé de De la littérature considérée comme une tauromachie

Editions Folio

213 pages

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Dans la période de grande licence qui suivit les hostilités, le jazz fut un signe de ralliement, un étendard orgiaque aux couleurs du moment. Il agissait magiquement et son mode d'influence peut être comparé à une possession. C'était le meilleur élément pour donner leur vrai sens à ces fêtes, un sens religieux, avec communion par la danse, l'érotisme latent ou manifesté, et la boisson, moyen le plus efficace de niveler le fossé qui sépare les individus les uns des autres dans toute espèce de réunion.

 


 

Très intriguée par ce livre qui se trouve depuis un moment sur les étagères et des commentaires que j'ai pu lire sur différents blogs je me lance aujourd'hui dans sa lecture. Chacun semble dire qu'après un démarrage plus ou moins difficile, voire choquant, le lire se révèle par la suite intéressant (on apprend plein de choses sur les hommes à ce qu'il paraît) et original. De son autobiographie Michel Leiris en fait une description peu commune. Je ne connais même pas l'auteur, ni vraiment sa bibliographie, mais après tout je ne risque rien à tenter l'expérience.

A suivre...

 

Lecture abandonnée au bout de 70 pages - je n'accroche pas et n'arrive pas à retenir les dernières phrases lues. Au moins j'aurai essayé.

 

 

 

 

 

Biographie de Michel Leiris :

 

Né dans une famille bourgeoise, Michel Leiris délaisse ses études de chimie,, préférant fréquenter les milieux d'avant-garde littéraire et artistique, rejoignant les surréalistes avant de se consacrer à une écriture plus personnelle. De 1931 à 1933, il est secrétaire-archiviste de la mission ethnographique et linguistique Dakar-Djibouti. Il devient ensuite ethnologue au sein du Musée de l'Homme jusqu'en 1971, et, surtout, il publie "L'Afrique fantôme" (1943), journal intime hybride dans lequel il conjugue des réflexions personnelles sur sa vie intime, ses humeurs et ses rêves, avec des observations strictement ethnographiques. Il prolonge en quelque sorte sa psychanalyse dans son livre 'L' Âge d'homme' (1939), livre strictement autobiographique et mûrement réfléchi dans lequel l'auteur s'engage à tout dire et ne rien cacher afin de voir plus clair en lui-même, dans une structure non pas chronologique mais thématique. Son oeuvre la plus importante, 'La Règle du jeu', se compose de quatre tomes : 'Biffures (1948), où il évoque l'importance du langage, 'Fourbis' (1955), qui nous livre ses considérations sur la mort ainsi qu'une histoire amoureuse, 'Fébrilles'' (1966), tissage complexe entre l'amour, la mort et l'art, et 'Frêle Bruit' (1976), où la poésie et l'esthétique du fragmentaire priment sur la logique et la continuité. 'Aurora', son unique roman, paraît en 1946. Michel Leiris est également l'auteur d'essais sur André Masson, Picasso, Wilfredo Lam, Bacon ou Giacometti.

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 05:30

Le cri de la mouetteLe cri de la mouette d'Emmanuelle Laborit

Editions pocket - 1993

219 pages

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Je suis heureuse d'être tombée par hasard sur ce livre mais je ne sais comment m'y prendre pour vous donner mon avis. J'ai tellement été surprise de ce que j'y ai découvert que ça fait trois jours que je tourne en rond pour rédiger mon billet. Je ne sais pas par où commencer

Je me décide donc à le faire directement sur le blog en espérant vous donner envie de le lire si comme moi l'univers des sourds vous est assez méconnu.

 

Ce livre écrit par Emmanuelle Laborit née sourde profonde nous livre là un témoignage autobiographique qui nous ouvre les portes sur l'univers des sourds et leur dur combat pour faire accepter leur langue des signes.

Écrit en plusieurs petits paragraphes, dont j'ai trouvé que les titres étaient très subtiles, elle nous raconte sa venue au monde parmi les entendants. La construction de son moi, la communication avec les entendants, la perspective de son avenir lui ont pris bien du temps. Déjà dans ce début de livre ce que je croyais savoir sur la surdité s'est révélait bien loin de la réalité ou complètement à côté, voire j'en ignorais complètement certaines réalités. Elle nous explique comment un sourd interprète son environnement et comment il le perçoit.

Les explications d'Emmanuelle Laborit sont exellentes de clarté. On entend plus rien, on voit, on ressent.


Née à une époque (1972) où rien n'existait en Europe pour faciliter l'échange entre sourds et entendants, les enfants ont malheureusement eu du mal à comprendre certaines notions comme le temps qui passe ou même leur propre identité. Certains comme elle auront un environnement familial qui les acceptera tels qu'ils sont. Mais tous n'ont pas cette chance.

 

C'est lorsqu'elle découvre à Washington la langue des signes (elle a alors 7 ans) qu'elle va réussir à se construire, prendre conscience qu'elle est sourde, pouvoir communiquer, apprendre et s'ouvrir davantage à la vie. Malheureusement, ce langage n'est pas reconnu et les professionnels de la surdité veulent encore imposer aux sourds l'oralisation. Emmanuelle Laborit nous explique alors les difficultés pour un sourd de pratiquer cette méthode qui ne leur permet pas une réelle communication. A celà se rajoute un rejet de la part de beaucoup d'entendants qui maintien les sourds en marge de la société.

Mais Emmanuelle Laborit est tenace et déterminée. De plus, son envie de communication la pousse à livrer combat contre les pratiques médicales qui veulent à tout prix opérer les sourds et les faire parler à tout prix pour supprimer cet handicap qu'elle ne considère absolument pas comme tel. Ce qu'elle veut c'est que la société accepte les sourds tels qu'ils sont et souhaite que le dialogue soit ouvert.

J'ai appris que la loi interdisant la langue des signes fut levée en 1991 en Europe !!! Alors qu'en 1620 un moine avait élaboré les premiers gestes pour la langue des signes. Seuls les Etats-Unis avait pu développer ce langage puisqu'ils n'était pas concernés par l'interdiction.

Emmanuelle Laborit termine son livre en nous racontant également ses débuts au théâtre dans la pièce Les enfants du silence avec laquelle elle remporte le Molière de la révélation de l'année 1993.

 

Et voilà donc un énorme moment de lecture qui m'a fait entrevoir un univers que je croyais connaître et dont je regrette beaucoup de ne pas l'avoir fait plutôt. Je ne peux que conseiller de lire car en plus on sent à travers les mots un caractère fort qui nous parle.

 

Enfants-silence1.jpgLe signe de l'union

 



 

 

 

 

 


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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 21:13

 

 

 

 

 

 

Liberte-de-danser.jpg

Dina avec la collaboration de Claude Guibal

Michel Lafon

180 pages

 

Quatrième de couverture :

 

Elle s’appelle Dina, son prénom est connu dans toute l’Egypte et bien au-delà des frontières de son pays. C’est une raqs sharki, une danseuse du ventre, elle porte en elle la légende des Mille et une Nuits. Son art ne se résume pas des déhanchements lascifs, il est codifié et ses origines sont sacrées : on le pratique pieds nus pour capter les énergies de la terre ; dans le folklore, il suggère les douleurs de l’enfantement et garantit la fertilité. Dina est la gardienne de cette tradition qui remonte au temps des pharaons mais qui, aujourd’hui, se trouve remise en cause par la montée des fondamentalistes et la colère des religieux.

 

Dina subit des critiques assassines, des pression, des menaces. Mais quel que soit le danger qu’elle encourt, cela ne l’empêche pas de danser. Parce que cette expression artistique dans laquelle elle nous entraîne au rythme des percussions, c’est aussi son combat pour la liberté.

 

A moi la parole :

 

C’est un livre que l’on m’a prêté jeudi en me demandant de le lire vite car il fallait le faire passer à une autre personne après. Je n’aime pas trop laisser une lecture de côté pour en prendre un autre mais bon cette fois-ci j’ai bien voulu faire exception.

Le sujet ne m’étais pas inconnu puisque je pratique la danse orientale depuis maintenant plus de quatre ans. Mais je suis occidentale, je n’ai pas la culture orientale. Notre prof de danse nous en parle à  chaque cours pour que l’on arrive à ressentir cette danse. Cette danse que l’on appelle danse du ventre. Pourtant, je vous assure il n’y a pas que le ventre qui est sollicité. Tout le corps l’est, les bras jusqu’au bout des doigts, la tête, les jambes. Que c’est dur de tout faire danser en même temps. Que de fous rire devant la glace quand on se voit gesticuler. Comme s’est difficile quand on commence de la ressentir cette danse.

Dans ce livre, Dina nous raconte son parcours professionnel qui n’a pas été simple comme pour beaucoup artistes d’ailleurs mais qui a rencontré les obstacles liés au changement de mentalité dans son pays. Cette danse est vouée à ne plus y être représentée tant le regard qui y est porté est négatif. Elle est assimilé aux mœurs très dégradants, interdisant que le corps soit tant dévoilé. Pourtant, dans les années 50 personnes n’était choqué à voir ses danseuses dans les films, les mariages, les spectacles. Dina nous en explique les raisons liés à ce changement ; des raisons politiques, économiques. La société a changée. Beaucoup d’égyptiens ont du s’exiler et son revenu avec d’autres mentalités. Elle dit également avoir été surprise de voir arriver des danseuses de tous horizons, de tous les continents mais qui pourtant pour la plupart démontrent qu’elle ressentent cette danse. En parallèle beaucoup de danseuses égyptiennes ont abandonné suite à la pression qu’elles ont subie, ou quelque fois par choix.

Bien que ce ne soit pas La danseuse qui me procure le plus d’émotions à la voir danser son témoignage sur sa liberté de danser est intéressant. Sa liberté qu’elle paye cher pour défendre l’art de la danse.   

 


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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 19:47

La-vague.gif

Editions Pocket

221 pages

 

L'Histoire est-elle destinée à se répéter ?

L'Histoire est-elle un éternel recommencement ?


C'est à ces questions que Todd Strasser essaie de répondre dans La Vague.


Pour faire comprendre à ses élèves l'horreur nazie, un professeur d'histoire tente dans sa classe une expérience terrifiante : la Vague. Au lycée Gordon, il y aura un avant et un après la Vague.


Inspirée d'une histoire vraie, le roman de Todd Strasser a été adapté au cinéma par Dennis Gansel.

 
« Ce best-seller, qui est devenu un manuel d'histoire en Allemagne et un film, souligne qu'il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain. »

 

Mes impressions :

 

C’est plus comme un message, suffisamment fort que j’ai lu ce livre. L’écriture y est très simple. Les situations paraissent très exagérées mais à bien y réfléchir pourquoi pas. Lorsqu’une situation est poussée à un point frôlant l’absurde, les réactions arrivent bien souvent au même niveau.

Un livre qui nous met face à notre réalité.

Je trouve juste dommage qu’il n’ait pas été plus complet autour de ce sujet mais comme je le dis un peu plus haut, j’ai plus considéré ce livre comme un message. Son écriture et sa simplicité veulent certainement s’adresser au plus grand nombre.

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